Wine at the Mill, un caviste à Cape Town A Cape Town, j’ai adoré le quartier en pleine mutation de Woodstock, où les anciens entrepôts accueillent des boutiques de créateurs, des galeries, des restaurants.
Et notamment The Old Biscuit Mill, une usine de biscuits réhabilitée en plusieurs échoppes, pour un shopping pointu (ne pas louper le marché gourmand du samedi) !
C’est ici que vous trouverez Wine at the Mill, un caviste qui vend exclusivement des vins sud-africains de petits producteurs. L’endroit idéal pour ramener des bouteilles que vous ne trouverez pas partout !
Publik Wine, un bar à vins à Cape Town En plein centre de Cape Town, ce bar à la décoration industrielle propose une sélection de vins originale, loin des produits standardisés, qui évolue tous les mois. Le tout accompagné de super viandes (le burger était juste excellent !).
Il propose aussi des dégustations à l’aveugle très intéressantes.
Wijnhuis, un bar à vins à Stellenbosch Sous les allées de chênes de Stellenbosch, se cache « la maison du vin », un lieu très agréable, où il fait bon vivre. Confortablement installés dans la petite cour intérieure, dans le restaurant à l’atmosphère chaleureuse ou dans le bar à vins feutré, un large choix de vins (plus de 500 références), s’offre à vous.
Pour faire un tour des vignobles, je vous conseille vivement de tester la dégustation de 6 vins, au prix imbattable de 50 ZAR (environ 3€). Une idée bien présentée et originale, que l’on aimerait rencontrer plus souvent ! J’espère que ce voyage en Afrique du Sud vous a plu. Pour ma part, vous l’aurez compris, j’ai été conquise et j’ai hâte d’y retourner ! Mes différents billets : Les vins d’Afrique du Sud Ma sélection de vins sud-africains #1 Ma sélection de vins sud-africains #2 Afrique du Sud, mon top 3 œnotourisme]]>
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Ma sélection de vins sud-africains #2
Ma sélection de vins sud-africains #1), nous allons voyager du sud vers le nord, à la découverte de vignobles confidentiels…
Galpin Peak Pinot Noir, Bouchard Finlayson Direction Walker Bay et la superbe vallée de Hemel-En-Aarde (terre de paradis). Une région tout au sud du pays, dominée par les montagnes, qui regardent l’océan. Un climat froid et humide, propice aux Chardonnay et Pinot Noir.
En effet, qu’il est bon ce Galpin Peak ! Un nez complexe de poivre noir, confiture de mûre, kirsch. Une bouche à l’étoffe dense et raffinée.
Elgin Pinot Noir, Boschendal On part quelques kilomètres au nord-ouest, dans la région d’Elgin, au climat assez similaire à Walker Bay (froid et humide).
Une cuvée élaborée par Boschendal, l’un des plus vieux domaines d’Afrique du Sud (voir billet Afrique du Sud, mon top 3 œnotourisme). On y déguste des vins bien faits, mais c’est le Pinot Noir d’Elgin, qui a ce grand plus qui m’a fait craquer !
Un Pinot Noir d’altitude, qui exprime la particularité de son terroir, élégant, à l’équilibre frais et gouleyant.
AA Badenhorst Family Wines Difficile de faire un choix au sein de cette gamme de vins. Tout est excellent !
Une propriété de 30 ha, située sur la région de Swartland (au nord-est de Stellenbosch), qui produit des vins qui sortent des sentiers battus.
Dès le printemps, le paysage est aride, grandiose. Les vignobles, installés sur les contreforts des montagnes, apparaissent au loin comme des taches vertes.
Une appellation encore peu connue, qui a l’étoffe d’une grande !
Chenin Blanc, Grenache Blanc, Roussanne, Verdelho, Clairette Blanche, Viognier, Sémillon, Marsanne, Palomino, la cuvée « White Blend » illustre à merveille la richesse de cette appellation et la philosophie des cousins Badenhorst. Un vin d’une complexité hallucinante, tout en finesse.
Mon deuxième péché mignon, Brakkuil, issu de la seule parcelle de Barbarossa d’Afrique du Sud. Une vigne âgée de 60 ans, tout au nord, sur Helena Bay. Une pépite croquante, fruitée, dense, souple.
L’Afrique de Sud présente une diversité impressionnante de vignobles et de vins de qualité ! Rendez-vous dans quelques jours pour mes 3 adresses d’ivresse incontournables…]]>
Afrique du Sud, mon top 3 œnotourisme
Les vins d’Afrique du Sud) ! J’ai été un peu surprise au début par les chais de vinification et d’élevage, qui sont bien équipés, mais qui restent un outil de travail fonctionnel, sans attention particulière apportée à l’esthétique. Je me suis rapidement aperçu que tous les efforts d’aménagement, de décoration, étaient apportés aux caveaux de dégustation, aux restaurants, aux aires de pique-niques, aux structures hôtelières. Une question de priorité, bien agréable.
L’offre est de qualité, originale, variée, professionnelle. Bref, j’ai été bluffée. C’est parti pour mon top 3 des étapes œnotouristiques ! Exclusive Vineyard and Cellar Experience, Jordan Wine Estate Le panorama du vignoble de Jordan Wine Estate est juste fabuleux ! Il mérite largement un tour en Land Rover. Quand on se retrouve, un verre à la main, avec cette vue magnifique sur False et Table Bays, les montagnes alentours, et les vignes à perte de vue, on est au septième ciel ! Prix : 25€/personne, sur réservation
Un pique-nique à Boschendal Boschendal, et sa majestueuse architecture typique des Winelands, est l’endroit idéal pour faire une étape bucolique sur la route des vins entre Franschhoek et Stellenbosch.
Un pique-nique chic, panier en osier, verres à pied, des mets de qualité (produits exclusivement sur le domaine), à l’ombre des arbres centenaires. Prix : panier 30€ pour 2 personnes, réservation conseillée
Tapas pairing, Creation Un déjeuner accords mets et vins avec vue sur la superbe vallée de Hemel-En-Aarde (région de Walker Bay). Voilà une belle occasion de découvrir la gamme de vins de Creation, au design contemporain réussi, et de vivre une expérience très intéressante et alléchante. Les tapas savoureuses et les différentes cuvées se succèdent, sur les conseils avisés de l’équipe. Prix : 22€/personne, sur réservation De beaux souvenirs qui submergent mon imaginaire et mes papilles !]]>
Ma sélection de vins sud-africains #1
Après vous avoir présenté l’histoire du vignoble sud-africain et ses particularités (voir billet Les vins d’Afrique du Sud), voici la première partie de ma sélection de vins… Direction Stellenbosch, la charmante ville « des chênes » et ses majestueux édifices de style Cape-dutch (hollandais du Cap), georgien ou victorien, l’un des vignobles les plus anciens et les plus prestigieux du pays.
Située au nord-est de Cape Town (à environ 50 km), cette région se caractérise par sa multitude de terroirs ; une diversité topographie impressionnante, des sols variés (grés, granit…), différents microclimats (un climat continental soumis à des influences maritimes provenant du sud, False Bay, et de la côte ouest, beaucoup plus fraîche).
Un vignoble connu pour ses vins rouges, qui devrait l’être tout autant pour ses blancs ! Inspector Péringuey Chenin Blanc, Jordan Wine Estate Une cuvée que j’ai dégusté cet été à la Cité du Vin de Bordeaux (voir billet Mon vin du weekend #67), qui m’a donné envie de découvrir les vins sud-africains.
Un Chenin Blanc comme on en voit pas souvent, qui exprime le contraste de son territoire, tout en élégance.
Pinotage « old bush vines », Warwick Wine Estate Un vin issu du Pinotage, le cépage originaire d’Afrique du Sud (issu d’un croisement de Pinot Noir et Cinsault), cultivé en « old bush vines ». Une mention que l’on retrouve sur les étiquettes et qui fait référence à un mode de conduite de la vigne sans palissage, un peu comme nos gobelets.
Le Pinotage de Warwick est considéré comme l’un des meilleurs du pays. Je ne les ai évidemment pas tous goûtés, mais il est l’élu de mon cœur !
Une cuvée tout en douceur, au nez chaleureux (cassis, framboise, torréfié, fumé), à la bouche souple et ronde.
Gravel Hill Shiraz, Hartenberg Wine Estate J’ai eu l’immense chance de déguster la Syrah de Gravel Hill (550 bouteilles produites en 2008) ! Une cuvée mythique, qui a déjà obtenu de hautes distinctions, dont celle de participer à la fameuse vente aux enchères des vins les plus réputés d’Afrique du Sud (Cape Winemakers Guild Auction).
Elle porte le nom de son terroir unique, un sol de graves qui assure une bonne gestion de l’alimentation hydrique.
Une Syrah qui possède les caractéristiques d’un grand vin, d’une richesse incroyable, tout en élégance. On se retrouve très vite pour la deuxième partie de ma sélection, à la découverte d’autres vignobles fabuleux…]]>
Les vins d’Afrique du Sud
Maintenant que je vous ai mis l’eau à la bouche avec ma toute première réalisation d’une vidéo (Wine trip in South Africa) illustrant les moments forts de mon voyage œnotouristique en Afrique du Sud, il est grand temps de vous en dire un peu plus sur les vins d’Afrique du Sud… Un vignoble du nouveau monde, pas si jeune que ça L’Afrique du Sud est parfois considérée comme un vignoble du nouveau monde alors que son histoire remonte à la seconde moitié du XVIIe siècle avec l’arrivée des colons hollandais, qui fondent Stellenbosch, puis des huguenots français qui s’installent à Franschhoek (le « coin des Français » en « Afrikaner »). Deux gouverneurs du Cap jouent alors un rôle primordial. Jan Van Riebeeck, le père de la viticulture, qui plante la première bouture de vigne en 1656, et Simon Van der Stel, à l’origine de la création du domaine de Constantia (en 1692), qui marque le début de la renommée internationale des vins sud-africains. Le vin de Constance est déjà vendu à un prix faramineux alors que la Romanée-Conti commence à peine à acquérir une réputation de qualité́. Une filière longtemps isolée, qui a développé son identité Malgré l’organisation de la filière, qui se regroupe au sein de la KWV (Kooperatieve Wijnbouwers Vereniging), chargée de mettre en place des quotas de production, des limites des aires de production et des prix minimums, le vignoble sud-africain ne suit pas la révolution technologique des années 80. Dès la mise en place des premières lois sur l’apartheid, l’industrie vitivinicole n’est pas épargnée par les sanctions économiques imposées au pays. Un isolement peu propice à l’innovation, mais qui a tout de même eu le mérite de développer l’identité propre des vins sud-africains. C’est à cette période que le cépage Pinotage (issu d’un croisement de Pinot Noir et de Cinsault) se développe. La mise en place, dès 1973, d’un système proche de celui des AOC françaises, les « Wines of Origin », signe le début de la reconversion qualitative. Un nouveau départ avec la fin de l’apartheid Après cette phase sclérosante, l’Afrique du Sud est poussée par un dynamisme extraordinaire. L’activité vitivinicole se structure avec la création d’une interprofession nationale performante, l’encépagement s’ouvre vers les cépages internationaux, l’œnotourisme suit un développement hors du commun, les exportations explosent, les investisseurs arrivent à grands pas (le nombre de caves a augmenté de 63.7 % entre 2000 et 2005). L’Afrique du Sud aujourd’hui, un pays de contrastes Une filière pleine de contrastes, à l’image du pays, segmentée entre différentes structures. Des gros groupes ou coopératives, qui vendent en vrac des vins médiocres (Distell, KWV…). Des domaines qui misent sur une qualité correspondant aux standards internationaux ; on y retrouve des assemblages « bordelais » (Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot, Petit Verdot), « méditerranéens » (Syrah, Grenache Noir, Mourvèdre), « sud-africains » (Pinotage, Syrah, Merlot, Cabernet Sauvignon). Des petits domaines à la recherche de terroirs particuliers (Walker Bay, Swartland) et de cépages qui sortent des sentiers battus (Roussanne, Grenache Blanc et Gris, Verdehlo, Sangiovese, Cinsault…). L’Afrique du Sud aujourd’hui, mes points forts Un pays tourné vers l’œnotourisme. Safaris dans le vignoble, visites de chais, dégustations à thèmes, cottages au milieu des vignes, restaurants bucoliques, pique-niques insolites, les domaines sud-africains proposent des offres bien ficelées, variées, de qualité, propices à la découverte. Un pays où le Chenin Blanc est roi ! C’est le premier cépage planté en Afrique du Sud. Une partie de sa production est utilisée pour les Brandy, l’autre est destinée à l’élaboration de vins d’une finesse incroyable. En 2015, le Chenin Blanc sud-africain (Kleine Zalze wines) a été sacré meilleur vin blanc du monde. Un pays à la diversité de terroirs époustouflante. Avec une superficie proche du vignoble bordelais, le vignoble sud-africain, entre mer et montagne, est soumis à un climat méditerranéen avec diverses influences ; maritimes (fraîches et humides) ou continentales (chaudes et sèches). On y trouve une variété impressionnante de sols (granit, grès, schistes…). Il en résulte un panel très riche de terroirs qui confèrent une identité propre aux différentes régions de production. L’Afrique du Sud est un des vignobles les plus vieux au monde, qui a été fortement handicapé par son histoire, qui a loupé le train de la révolution qualitative, mais qui a su rapidement rattraper du terrain, pour se placer aujourd’hui au 8ème rang mondial des pays producteurs, avec des vignes au paradis… Sources :IFV, IPW, WOSA, SAWIS, Dico du Vin]]>
Êtes-vous prêts à consommer du vin en canettes ?
Vinocamp, j’ai dégusté du vin en canettes et que, juste après cette expérience somme toute déstabilisante, je me suis retrouvée face caméra afin d’exprimer mon ressenti. Alors, comment dire… La société Winestar a mis au point une technologie novatrice, garantissant la conservation du vin grâce à un revêtement interne spécifique. En gros, il s’agit de mettre en canettes un produit prêt à être consommé, sa qualité initiale étant garantie pendant « quelques » années.
Elle a opté pour un positionnement haut de gamme ; du noir, un coffret digne d’un parfum, une sélection de vins de terroirs issus de vignobles prestigieux. La question fatidique est : quelle est la cible pour du vin en canettes ? A sauter le pas, j’imagine un packaging avec des couleurs qui pètent, des vins accessibles, style « technologiques » (fraise tagada, un brin sucré), s’adressant aux nouveaux consommateurs, peu attachés à la sacralisation du vin. Une canette de vin « premium » trouvera-t-elle sa place ? Boire un vin directement à la canette est pour ma part impensable ! Comment l’apprécier en se privant de la vue et de l’odorat ?
Il nous reste donc l’option de le verser dans un verre à pied (expérience que j’ai testée), mais on se prive alors de l’intérêt nomade de l’histoire (un repas pris sur le pouce, un pique-nique). Quel est l’avantage d’une canette de 18,7cl (prix aux alentours de 2,50€) par rapport à une demi bouteille (50cl) ? Une consommation équivalente à un verre de vin, plus responsable ? Les professionnels (restaurants, bar à vins), pourraient-ils être intéressés afin d’éviter la problématique de la bouteille ouverte ? Différents vins en canettes ont déjà été adoptés par plusieurs pays (Australie, Etats-Unis, Allemagne, Chine…). Des consommateurs qui n’ont peut-être pas le même rapport au vin que les Français ?
Bien que les habitudes évoluent, à l’apéro (apéros dînatoires), sur les dancefloors (en été avec le rosé), nos chers concitoyens ont encore une consommation traditionnelle du vin (le weekend, au moment des repas).
Une image qui est cependant parfois lourde à porter ; un vocabulaire indigeste, la difficulté de s’y retrouver, la peur de se tromper, qui peut refroidir les néophytes.
Le vin en canettes permettra-t-il aux générations Y de lever les barrières à l’entrée dans le monde du vin ?
Et la qualité dans tout ça ? J’ai donc dégusté un vin blanc, AOP Corbières, provenant du Château de l’Ille, que j’ai trouvé « sans vice ni vertu ».
L’aspect visuel joue un rôle important pour se préparer favorablement (ou non) à la dégustation d’un vin. Aurais-je donc manqué d’objectivité ? Le vin en canettes suscite beaucoup d’interrogations. Les français sont-ils prêts à faire évoluer les codes de leur art de vivre ?
Qui vivra verra…]]>
Mon vin du weekend #73
Jean-Marc Brocard, figure de proue du vignoble chablisien, nous a concocté un vin qui aurait très bien trouvé sa place dans Ma sélection de rosés insolites. Un rosé de Bourgogne, 100% Pinot Noir, du millésime 2013, dans le verre ça donne quoi ? Une robe aux couleurs de son vécu, rose aux nuances saumonées. Un nez d’une belle complexité, aux notes de bonbons acidulés, pomelos, noyaux de cerise, poivrées. Une attaque pleine et ample en bouche, une fraîcheur étonnante (pour un 2013), mais non moins alléchante. Une pépite atypique (prix 7,90€), qui mérite d’être à table. Ses arômes, son volume et sa tension lui permettent de relever bon nombre de défis avec des mets onctueux et savoureux ; un curry de crevettes, des noix de Saint Jacques à la crème et au safran (c’est enfin la saison !), un veau marengo. « Ni Rouge Ni Blanc évidemment », un rosé fier de son terroir, qui n’a pas le cul entre deux chaises. Bon weekend !]]>
Mon vin du weekend #72
Château de Nouvelles, AOP Fitou. Fitou est la plus ancienne appellation en rouge du Languedoc (1948). Elle est réservée uniquement à la production de vins rouges tranquilles issus de quatre cépages. Deux principaux, le Carignan Noir et le Grenache Noir, et deux complémentaires, le Mourvèdre et la Syrah. Sa particularité majeure réside dans le fait qu’elle s’étend sur deux aires distinctes : en façade maritime, en bordure de la Méditerranée, et à l’intérieur des terres, au cœur du massif des Corbières. Il s’ensuit une variété de sols impressionnante (22 différents), dont la présence d’un terroir rare et spécifique, les schistes. La cuvée Gabrielle, « Ambassadeurs 2016 » de l’appellation, illustre à merveille l’expression particulière d’un cépage historique, le Carignan Noir (60% de l’assemblage), élevé depuis 70 ans sur un terroir de schistes d’altitude (250m). Une robe soutenue de cerises noires. Un nez intense, tout en élégance ; mûres confites, épices (clou de girofle), une pointe toastée. Une bouche ronde, puissante, enrobée de tanins mûrs, au boisage fondu, à la finale fraîche, qui développe de jolies notes de cacao. Gabrielle (prix 16€), une cuvée sans fard, pour un moment de gastronomie authentique ; bœuf bourguignon, magret de canard laqué au miel, tarte au chocolat. Pour un weekend chaleureux en attendant de se dorer au coin du feu !]]>
Château Autignac, chambres d’hôtes d’exception
Château Autignac dans mon billet 5 idées contre le blues de l’été. Il est grand temps de vous en dire un peu plus sur ce lieu de paradis…
Le Château Autignac, une création contemporaine Quand on traverse le charmant petit village d’Autignac, au cœur du vignoble de Faugères, notre regard est immédiatement attiré par cette ancienne maison de maître à la façade au blanc étincelant. Une bâtisse majestueuse, datant de 1860, qui témoigne de l’âge d’or de la viticulture languedocienne.
La famille Feigel a su trouver les bons partenaires afin de mener à bien ce projet ambitieux. Bien plus qu’une rénovation, l’architecte Olivier Joyeux a réalisé une création contemporaine. Le Château a été entièrement repensé et aménagé avec des matériaux nobles, dans un esprit sobre et reposant. Seul l’escalier principal, en pierres de Pompignan, a été conservé comme signe du passé.
Le contraste de styles est d’autant plus époustouflant quand on découvre le parc. Des lignes épurées font le lien entre l’intérieur et l’extérieur, puis se prolongent par une piscine qui déborde dans le paysage.
Le Domaine des Prés Lasses, un Château qui retrouve sa vocation viticole d’antan Bien avant le projet du Château Autignac, les Feigel ont acheté quelques hectares de vignes et créé le Domaine des Prés Lasses. Aujourd’hui, c’est leur fils Boris qui vous fera partager sa passion pour le terroir de Faugères et ses cépages autochtones (Carignan Blanc, Clairette, Bourboulenc, Cinsault, Carignan Noir), au sein d’un caveau de dégustation juste sublime. Une belle gamme de vins authentiques, aux profils élégants et tendus, caractéristiques des terroirs de schistes de l’appellation. Les « grands » plus L’atmosphère intimiste du lieu, et notamment dans le positionnement des bains de soleil (2 par chambres), qui permet de bronzer et de rêvasser sans être reluqué par son voisin !
La salle de réunion high-tech (modulable, capacité 80 personnes), pour organiser des master class « de compet », avec vue sur la terrasse et le jardin. Tarifs 3 chambres (entre 160 et 220€/nuit)
2 suites (entre 180 et 320€/nuit)
1 gîte pour 2 personnes (entre 140 et 190€/nuit) Contact Château Autignac, 26 avenue de la liberté, 34480 Autignac
04 67 21 96 99 Quelques images
Un Château qui a retrouvé sa vocation viticole, comme pour témoigner du renouveau de la viticulture languedocienne !]]>
Mon vin du weekend #71
Madiran ! Cet été, j’ai eu la chance de participer à la première édition du festival culinaire Coup de Food dans le cadre exceptionnel des Hautes Pyrénées, à Barèges. A cette occasion, j’ai rencontré les vins de Madiran, un verre à la main, avec une vue sublime sur les monts escarpés.
Je peux donc en témoigner, il est l’heure de réviser son palais ! Les vigneronnes et vignerons de ces 1400 hectares de vignes, ont su remettre en question leurs pratiques culturales et œnologiques afin de dompter les ô combien redoutés tanins du Tannat (un cépage qui porte bien son nom) ! Cette mutation qualitative, maîtrise des rendements, macération pré-fermentaire à froid, extraction douce, micro-oxygénation (suite aux recherches de l’œnologue Patrick Ducournau), a révolutionné le profil des vins de Madiran. Aujourd’hui, on part en weekend avec Bastien Lannusse et sa cuvée Tradition, Château du Pouey. Un jeune vigneron passionné, pour un vin gourmand qui illustre parfaitement le renouveau de Madiran. Une robe profonde, illuminée de nuances rubis. Un nez à l’expression fruitée (cassis), qui se teinte peu à peu de tabac blond, de baies roses, de spéculoos. Une bouche ample, aux tanins fondus, à la finale suave sur des notes de petits fruits noirs confiturés. Un vin plaisir (prix 5,50€), que l’on débouche aisément autour d’une plancha de charcuteries, d’aubergines confites (vite il est encore temps !), d’un carpaccio de bœuf. Un Château du Pouey pour un weekend où typicité rime avec modernité ! ]]>
