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Restaurants, mes bonnes adresses à Béziers

De passage dans l’Hérault cet été ? Retrouvez mes adresses gourmandes à Béziers, les restaurants où il fait bon vivre, un verre de vin à la main.

Les lectrices et lecteurs qui me connaissent sur le bout des doigts savent que je suis originaire de Béziers et que, malgré « l’actualité municipale », j’aime ma ville. Celle qui a vu naître Jean Moulin, qui a supporté son équipe de rugby légendaire, qui vibre tous les étés au son de la féria, qui a accueilli mes premiers émois….

Voici ma sélection de bonnes adresses, les restaurants que je fréquente avec gourmandise quand je suis dans le biterrois.

Les Louis, le plus rock.

Le quartier : sur les hauteurs, en face de la cathédrale Saint-Nazaire, la plus belle vue de Béziers.

L’endroit : une belle cave voutée décorée avec des objets chinés.

L’ambiance : à l’image d’Eric, le maître des lieux, chaleureuse et décomplexée.

La cuisine : des pizzas généreuses, des fondues savoyardes gaillardes, de belles pièces du boucher.

L’atout charme : deux terrasses très agréables, l’une sous le regard de la ville, l’autre côté cour à l’esprit guinguette.

Carpaccio de Saint-Jacques aux agrumes, Bistrot l’Orangerie, Béziers.

Bistrot l’Orangerie, le plus cosy.

Le quartier : au cœur du centre ville, à deux pas des Allées Paul Riquet, l’artère historique flanquée de ses platanes majestueux.

L’endroit : un bistrot chic et accueillant, une très belle terrasse citadine.

L’ambiance : à la fois romantique et festive, feutrée à l’étage, animée au rez-de-chaussée.

La cuisine : une cuisine bistronomique comme j’aime, des produits frais, de saison, joliment présentés (tartine en aïoli, brandade crémeuse de cabillaud aux agrumes, légumes croquants ou, volaille Label Rouge, gnocchi et son pesto).

L’atout charme : le grand sourire bienveillant de Romain.

Séverine et Eric, Bar La Victoire, Béziers.

Bar La Victoire, le plus vivant.

Le quartier : sur les mythiquesAllées Paul Riquet.

L’endroit : un lieu tout en longueur, des tables qui font face au grand comptoir, propice à la discussion avec Eric. Une jolie déco de bistrot.

L’ambiance : un bar de quartier comme j’aime, plein de vie, où plusieurs générations se côtoient.

La cuisine : La Victoire serait ma cantine du midi si j’habitais à Béziers. Séverine, la femme d’Eric, cuisine divinement bien. Elle publie le menu de la semaine le dimanche soir, il ne reste plus qu’à s’organiser selon nos envies (lundi : curry d’échine de porc, riz sauté au sésame, mercredi : osso bucco de veau, tomate et gremolata, vendredi : encornets farcis…).

L’atout charme : les tableaux accrochés aux murs,des portraits de clients faisant le signe de la victoire. J’offre le vin à la personne qui trouve ma photo, preuve à l’appui !

La Maison Blanche, le plus féérique.

Le quartier : le Champ de Mars, un vaste espace animé, autrefois champ de manœuvre d’une caserne, aujourd’hui tourné vers la culture (université, médiathèque…).

L’endroit : une superbe maison blanche digne d’un conte de fées. 

L’ambiance : amicale !

La cuisine : Jean-Baptiste, le tout jeune propriétaire, a su conserver les plats des habitués (boudin, magret, encornets) tout en apportant sa touche de modernité (brochette de gambas en persillade, tartelette aux spéculoos). De très bonnes tapas pour l’apéro.

L’atout charme : le charme incontestable de cette bâtisse, qui réserve plusieurs petits coins extérieurs intimistes.

Le Chameau Ivre, Béziers.

Le Chameau Ivre, l’incontournable.

Le quartier : sur la superbe place Jean-Jaurès, ornée de belles façades colorées à l’accent méditerranéen.

L’endroit : un bar à vins à la décoration digne de ce nom, on dîne entouré de bouteilles. Une terrasse ravissante sur la place.

L’ambiance : feutrée.

La cuisine : des produits triés sur le volet, le chef Yohann élabore une cuisine raffinée et inventive (brandade de lieu noir au tandoori, pamplemousse, marinade japonaise ou, pastèque en gelée, fraises, basilic, meringue thé vert matcha).

L’atout charme : une carte des vins juste hallucinante ! On ne présente plus Philippe Catusse, élu caviste de l’année en 2016 par la Revue du vin de France.

Vous allez vous régaler, winelovers de mon cœur !

Primeurs 2019, un bon plan pour les amateurs de Bordeaux

Après moult rebondissements, la saison 2019 des primeurs se clôture. Retour sur une campagne inédite, qui va faire le bonheur des amateurs de Bordeaux…

La campagne internationale des primeurs est caractéristique du vignoble bordelais. 

Ce rendez-vous annuel de début avril réunit l’ensemble de la planète vin afin de déguster le dernier millésime, encore en cours d’élevage. Suite à cette semaine frénétique, les redoutables notes des critiques vin tombent, les châteaux annoncent leurs prix, puis les transactions vont bon train (pour en savoir plus, voir billet Les primeurs à Bordeaux, quèsaco ?).

Sauf qu’en 2020 le monde s’est arrêté. 

La campagne a été reportée au mois de juin, en mode franco-français, en comité restreint. Même si des dégustations ont été organisées dans les grandes métropoles (New-York, Londres, Bruxelles, Singapour…), que des échantillons ont été envoyés à la presse spécialisée aux quatre coins de l’hexagone, il n’en demeure pas moins que le contexte économique international tumultueux aura des conséquences fâcheuses sur la santé du bordelais…

Primeurs 2019, un rapport qualité-prix imbattable !

Tous les avis sont unanimes, le millésime 2019 à Bordeaux est très beau !
Que ce soit en blanc, rouge ou liquoreux, rive droite ou rive gauche, les conditions météorologiques (été chaud et sec) ont été optimales pour une maturité idéale. 

Il en résulte, des vins bien équilibrés, élégants, aux tanins de qualité, qui seront autant aptes à se livrer dans leur adolescence, qu’à passer haut la main l’épreuve du temps.

Compte-tenu de la situation « difficile », les prix affichent une baisse de 20% en moyenne. Voilà une bonne occasion de redorer le blason de votre cave à vins.

Les bons plans de la maison de négoce Struk-Ohana.

J’ai dégusté les primeurs avec mon ami Alexandre Ohana, qui a repris le négoce familial spécialisé dans la vente de Grands Vins de Bordeaux aux particuliers.
Je vous parle de lui parce que j’ai envie de lui donner un petit coup de main et parce que je pense que cela vaut vraiment le coup d’acheter des primeurs cette année.

Château Angelus, 1er Grand Cru Classé A de Saint-Emilion, Château Canon la Gaffelière, un des rares GCC certifié en bio, Château Branaire-Ducru et Château Beychevelle à Saint-Julien, Château Pape Clément dans les Graves… Il propose une belle sélection de vins à la vente en primeurs.

Tarifs sur demande par mail (contact@la-wine-ista.com).

Pour le rencontrer, rendez-vous mardi 30 juin à 18h30, pour une interview en live sur mon compte instagram @lawineista. A très vite !

Confinement, 5 vins qui m’ont donné du baume au cœur

En cette période extraordinaire, se faire plaisir avec une belle bouteille et des bons petits plats de saison nous aide à garder nos sens en éveil, le sourire aux lèvres. Un mois après le confinement, retrouvez ma sélection de 5 vins qui m’ont donné du baume au cœur…

Clos de Mosny, Domaine de la Taille aux Loups.

Clos de Mosny 2017, AOP Montlouis-sur-Loire, Domaine de la Taille aux Loups.

J’ai eu l’occasion de discuter avec Jacky Blot lors du Salon des Vins de Loire, un vigneron au talent fou, fort sympathique.

Un Chenin Blanc dans toute sa splendeur, à la complexité élégante. Un nez renversant de fleurs sauvages, cire d’abeille, coing, mirabelle, épices douces. Une bouche charnue, à la fraîcheur captivante, d’une longueur inouïe sur des notes minérales.

Un vin blanc pour un grand moment de bonheur, avec un suprême de volaille, un médaillon de lotte aux agrumes, un morceau de Beaufort.

Madame Rêve rosé, Domaine la Vivarelle.

Madame Rêve rosé 2019, Domaine la Vivarelle.

Je ne parle pas souvent de mes vins ici. Ce soir là, avec une tourte aux asperges, thon, sauce tomate, Madame Rêve rosé m’a donné des ailes !

Une cuvée de Grenache Noir et Syrah, réalisée entièrement à la main, élevée sur lies fines afin de lui donner du charme.

Une robe coquette, au rose poudré lumineux. Au nez, l’orange sanguine et la groseille batifolent avec des parfums de coing et de litchi. Une bouche ample et gracieuse, qui virevolte de fraîcheur.

Un vin rosé frais et charnu pour un apéritif dînatoire coloré, avec de la truite fumée, une cassolette d’encornets, des brochettes d’agneau, un chèvre frais, une salade de fraises au basilic.

Vieilles Vignes, Pierre Cros.

Vieilles Vignes 2019, Pierre Cros.

Je vous ai déjà parlé de Pierre Cros, le « Paysan libre » du Minervois, tout simplement parce que je suis fan de ses vins.

Quand ses vieilles vignes centenaires de Carignan Noir se retrouvent dans une bouteille, cela donne un vin tout en gourmandise, aux tanins soyeux, aux nez guilleret d’épices, fruits noirs, cacao, tapenade, réglisse.

Il était tout simplement parfait avec des lasagnes maison. Je l’imagine très bien aussi en compagnie d’un gigot d’agneau, une daube de bœuf aux olives noires.

Les Vignes d’Autrefois, Champagne Laherte Frères.

Les Vignes d’Autrefois, Pinot Meunier Extra Brut, Millésime 2014, Champagne Laherte Frères.

Un cépage unique, le Pinot Meunier, issu de deux vieilles vignes (1947 et 1953), vinifié en fûts de chêne.

Un nez qui témoigne à merveille de ses racines, patiné par son élevage. Un grand moment olfactif où la confiture de mirabelle, le cumin, les agrumes confits, l’herbe séchée se donnent la main. Une bouche étonnante, qui enrobe le palais, avant de le stimuler par sa finale acidulée.

Un champagne de gastronomie, avec une soupe de poissons safranée, des gambas à l’américaine, un poulet sucré salé à l’orange, un vieux Comté.

Les Perles du Paradis, Champagne Faivre.

Les Perles du Paradis, Rosé Extra Brut, Champagne Faivre.

Un assemblage des trois grands cépages champenois, Pinot Noir, Pinot Meunier et Chardonnay.

Un nez excitant de fruits rouges (framboise, fraise des bois), orange sanguine, agrémenté d’une pointe épicée. Une bouche à l’attaque tout en gourmandise, contrastée avec sincérité par une jolie finale ciselée.

Un champagne rosé qui accompagnera avec tact des crustacés, des charcuteries fines, un filet mignon aux airelles, une tarte aux fraises, un carpaccio de fruits de saison.

J’en profite pour vous rappeler de soutenir les petits producteurs, cavistes, restaurants qui font de la vente à emporter, mais je suis certaine que vous le faites déjà.

Santé winelovers de mon cœur !

Pourquoi et comment la vigne continue ?

La vigne continue à pousser et pousse les vigneronnes et vignerons à aller de l’avant. Les vins continuent leur élevage et élèvent les pensées vers des jours meilleurs. Pourquoi et comment la filière s’organise-t-elle face à cette situation invraisemblable ?

La vigne continue.

L’association Vin & Société et l’agence la Bicyclette de Paul ont lancé une campagne de communication sur les réseaux sociaux avec le hashtag #LaVigneContinue. Tout simplement parce que la vie continue dans nos vignobles.

La longue période de la taille (voir billet La taille de la vigne) s’est achevée au pas de course suite à un hiver doux entrainant une sortie précoce de la végétation. C’est alors que le combat contre les gelées printanières a débuté, avec déjà de lourds dégâts dans la Vallée du Rhône, le Var et le Gard. 

L’enherbement des vignes, à l’accent bucolique tout au long de l’hiver, doit maintenant être maitrisé afin de ne pas accentuer le risque de gelée et de ne pas concurrencer la plante dans les vignobles soumis à une sécheresse estivale (voir article Viticulture, comment raisonne-t-on l’enherbement de la vigne ?). Les tracteurs sont de sortie, attelés de broyeurs et d’outils de travail du sol.

Le réveil de la vigne signe aussi le début de sa sensibilité aux champignons phytopathogènes et aux ravageurs. Afin de lutter contre les très préjudiciables vers de la grappe en évitant l’utilisation d’insecticides, la confusion sexuelle se met en place sur les ceps (voir article La confusion sexuelle à la Vivarelle). A raison de 500 diffuseurs/ha en moyenne, il y a de quoi prendre l’air !

Le vin continue.

Qu’il soit en cuve ou en fût de chêne, le vin est en cours d’élevage. Il se peaufine tranquillement avec la surveillance attentionnée des vinificateurs.

C’est aussi le moment de réfléchir aux assemblages des futures cuvées. De tester différentes combinaisons afin d’exprimer le meilleur de son terroir et de son savoir faire. 

Les rosés, certains blancs et rouges du millésimes 2019 sont fin prêts à être embouteillés et vont revêtir leurs jolis habillages pour les domaines équipés de chaîne de mise en bouteille.

La vigne et le vin continuent non sans quelques difficultés…

Même si les agriculteurs se sont organisés afin d’assurer toutes les précautions sanitaires requises face à l’épidémie de Covid-19, le besoin en main-d’œuvre, qui n’est déjà pas facile à assurer dans nos métiers, est encore plus problématique. Le droit de retrait n’a pas épargné la filière.

Les mises en bouteilles, fréquemment réalisées par des entreprises à façon, ont été reportées, engendrant de sérieux retards sur la mise en marché des vins.

Et qu’en est-il de la commercialisation ? 
Toutes les structures seront impactées quels que soient les modèles économiques.

On pourrait penser que les grands domaines, caves coopératives, négociants, qui vendent en GMS seront les gagnants de cette crise. Mais il faut savoir que les ventes de vin n’ont pas pour autant décollé dans les supermarchés (a contrario du papier toilette !). De plus, ces gros faiseurs commercialisant aussi beaucoup à l’export, subissent de fortes contraintes lors du transport du vin et devront faire face à un contexte global très difficile.

Les domaines orientés vers la vente aux particuliers (annulation des salons des Vins des Vignerons Indépendants), bars, restaurants, seront lourdement impactés.
Après la fermeture des caveaux de vente à la propriété, certains d’entre eux ont mis en place des livraisons à domicile, mais celles-ci ne compenseront pas les pertes. Bien que les cavistes puissent rester ouverts, la limitation des déplacements freine les ventes.

Je ne vais pas vous cacher que l’inquiétude est là. Même si les mesures d’accompagnement sont à la hauteur, qu’y a t-il de pire que de ne pas vendre le fruit de son labeur ?

Cependant, la filière vin n’en est pas à sa première crise. Elle a su à maintes reprises rebondir, se réinventer, certainement parce qu’elle est portée par la passion qui l’anime…

Salon des Vins de Loire, mes coups de cœur 100% vigneronnes

Tout juste rentrée du Salon des Vins de Loire, mes papilles frétillaient d’impatience de vous dévoiler mes coups de cœur. Une sélection 100% vigneronnes…

Cela n’a pas été facile de faire un choix parmi l’extraordinaire diversité des vins de Loire. J’ai décidé de rester fidèle à mes valeurs, vous dégoter des vins qui m’ont fait vibrer tout en mettant en lumière les femmes du vin.

Cécile Thomas, domaine Escher&Thomas.

Melon B, Extra-Brut, domaine Escher&Thomas.

Cécile Thomas s’est lancée dans l’aventure par passion pour le vin. Elle cultive ses fines bulles avec générosité et authenticité.
« Le Melon de Bourgogne est un cépage qui a plein de choses à dire. Il exalte sa typicité sur le terroir granitique du Pays Nantais et d’autant plus quand on l’élève sur lies. Le vinifier selon la méthode traditionnelle (la méthode champenoise) m’est apparu comme une évidence ».

Une cuvée à l’attaque séduisante sur des notes de fleurs blanches et d’agrumes, à la finale aérienne tout en fraîcheur et minéralité. 

Une bulle conviviale autour d’un plateau de fruits de mer !

Marielle Michot.

Cuvée M, Marielle Michot, AOP Pouilly-Fumé, 2019.

Marielle Michot bichonne ses 3 ha de vignes situées dans le canton de Pouilly-sur-Loire, terre de prédilection du Sauvignon Blanc.
M comme Marielle Michot mais avant tout comme marnes calcaires, qui signent le caractère fumé, minéral, des vins de l’appellation.

Un nez frais et gourmand, fruits exotiques, poire, agrumes, eucalyptus. Une bouche franche et vive qui fait saliver.

« Mon mariage idéal, c’est avec un crottin de Chavignol ! ».

Nathalie Leduc, domaine Leduc-Frouin.

Rosé d’Anjou, domaine Leduc-Frouin, 2019.

Nathalie Leduc est intarissable d’éloges sur son rosé issu du cépage Grolleau. « Le Grolleau est ici comme un poisson dans l’eau sur son sol argilo-limoneux sur falun (sédiments marins) ».

Un vin irrésistible de litchi, pamplemousse, pêche Melba. Une bouche qui m’évoque la douceur angevine, croquante de petits fruits rouges.

Un rosé de gastronomie sur des recettes sucrées salées ; poulet à l’ananas, canard aux airelles, purée de patates douces.

Laura David.

Côt, Laura David, AOP Touraine, 2018.

Laura David a toujours su qu’elle perpétuerait l’aventure familiale dans son fief de Montlouis sur Loire. 

« Ma cuvée est atypique pour un 100% Côt. J’ai voulu sortir le fruit, qu’elle soit sur la finesse, souple en bouche ».

Un vin rouge gouleyant, aux arômes enchanteurs de petits fruits noirs et d’épices, qui accompagnera avec gourmandise des plats aux saveurs d’ailleurs (paella, tajines, porc sauce aigre-douce…).

Isabelle Pangault, domaine L’Affût.

Nebula 1894, L’Affût, AOP Touraine Gamay, 2019.

« Même si tout n’est pas rose, je suis heureuse de m’être installée en Sologne, ma région natale, pour créer mon domaine de 14 ha il y a tout juste 2 ans ».
Le visage d’Isabelle Pangault s’illumine d’un grand sourire quand elle parle de sa vigne de Gamay centenaire, plantée en 1894.

Une vinification originale, moitié en cuve bois et moitié en jarre de terre cuite (de 16 hl), pour un Gamay qui sent bon la griotte, à la fois dense, soyeux et juteux au palais.

« Il va très bien avec un magret de canard à la sauce soja, une raclette ».

Amélie Neau, Domaine de Nerleux.

Les Loups Noirs, Domaine de Nerleux, AOP Saumur-Champigny, 2017.

Amélie Neau insuffle un vent de nouveauté au domaine familial (depuis 9 générations) qu’elle a repris en 2010. « Le vin, pour moi, c’est avant tout du plaisir ! ».

Un 100% Cabernet Franc au nez généreux (cassis, kirsch, tabac, une pointe de grillée), concentré et bien enrobé, à la finale réglissée.

« C’est une belle bouteille pour un repas où l’on se fait plaisir, avec une côte de bœuf, un tournedos Rossini ».

Retrouvez la vidéo que j’ai réalisé en direct du salon où les vigneronnes parlent de mes coups de cœur, en cliquant ici.

Bravo mesdames ! Vos créations reflètent le fabuleux terrain de jeu des vignobles de la Loire.
Vivement l’année prochaine pour retrouver ce salon fort sympathique, où il fait bon déguster !

Pourquoi le Salon des Vins de Loire est-il incontournable ?

Les 3 et 4 février prochains, la ville d’Angers va accueillir la 34ème édition du Salon des Vins de Loire. Pourquoi cet événement professionnel est-il incontournable ?

Parce qu’il est au cœur de l’action.

Le vignoble de Loire se déploie avec grâce autour des rives du fleuve éponyme, d’ouest en est, du Pays Nantais, vers les Régions Anjou-Saumur, la Touraine et le Centre-Loire.

Angers, la cité des Plantagenêts, est idéalement située, au cœur de l’action. La localisation parfaite afin de faciliter la vie des exposants, de permettre aux visiteurs de s’imprégner de la douceur angevine et pourquoi pas de prolonger leur expérience avec la visite de domaines.

« C’est un salon de proximité, connecté à son vignoble, qui m’a aidé à développer ma clientèle locale », Cécile Thomas, vigneronne au Domaine Escher&Thomas.

Parce qu’il illustre la diversité de son vignoble.

Le Salon des Vins de Loire est une occasion unique d’appréhender la diversité de son vignoble. En termes de modes de productions (bio, biodynamie, Terra Vitis, HVE, viticulture durable), de types de vins (blancs, rouges, rosés, moelleux, fines bulles), de terroirs, de cépages…

Ce ne sont pas moins de 350 vigneronnes et vignerons, négociants et caves coopératives qui vont venir présenter les multiples facettes de ce vignoble, la primeur du millésime 2019, leurs cuvées inédites. 

« Ce salon m’a aidé à me faire connaître, j’y suis resté fidèle depuis 1992. C’est l’occasion de rencontrer mes clients, de leur faire déguster mes nouveaux millésimes. Il fait rayonner la Loire dans toute sa splendeur », Thierry Germain, vigneron au Domaine Des Roches Neuves.

Parce qu’il est accessible.

Un pôle dédié aux Jeunes Vignerons va regrouper une trentaine de domaines acquis (ou repris) depuis moins de 5 ans. « J’ai créé mon domaine en 2018. Ce salon est incontournable afin de toucher une clientèle de cavistes et restaurants sur le grand ouest », Isabelle Pangault, vigneronne au Domaine L’Affût.

De même, une offre de stands « standard », au coût modéré, donne une belle visibilité aux petits producteurs. « C’est un salon à taille humaine, un salon de vignerons où l’on prend le temps d’échanger », Marielle Michot, vigneronne.

L’Espace Libre Dégustation, regroupant plus de 500 échantillons, permet à tout un chacun de découvrir de nouvelles pépites.

Parce qu’il dépasse nos frontières.

En 2019, près de 7500 acheteurs vin, dont 11 % d’internationaux (38 nationalités), ont foulé les allées du Salon des Vins de Loire.

« C’est un salon très efficace. L’année dernière, j’ai rencontré les acheteurs qui font 80% de mon chiffre d’affaires à l’export en une journée. Et je vends environ 100 000 bouteilles/an à l’export », Jacky Blot, vigneron.

« J’y participe afin de fidéliser ma clientèle mais aussi parce que je souhaite trouver de nouveaux clients à l’export. Ce salon est très intéressant et très important pour notre domaine », Patricia Teiller, vigneronne au Domaine Jean Teiller.

Pour conclure.

« Le Salon des Vins de Loire a su trouver sa place parce qu’il est ancré dans son territoire, authentique, avec une forte identité vigneronne, et qu’il permet de lancer le nouveau millésime », David Destoc, directeur des Vignerons Indépendants des Pays de la Loire.

« Les Vins de Loire offrent toute la palette de ce qui se fait aujourd’hui dans le monde viticole. Le Salon des Vins de Loire, couplé à la Levée de la Loire, au Salon Demeter, aux « off » (ndlr : La Dive Bouteille, Les Anonymes, Les Pénitentes, Saint-Jean), témoignent d’une forte dynamique collective. La Loire est un point de passage incontournable pour la diversité de ses vins, pour dénicher de nouvelles tendances », Eric Grelier, président du Salon des Vins de Loire.

Venez vivre une expérience Loire unique…

Ma sélection de champagnes pour les repas de fêtes

Parce qu’un repas de fêtes sans bulles serait comme un Père Noël sans sa barbe, voici ma sélection de champagnes qui vous feront virevolter de plaisir !

Cuvée Brut Zéro, Champagne Mandois.

Le plus vif, Brut Zéro, Champagne Mandois.

Un champagne non dosé (sans adjonction de liqueur de dosage, donc contenant très peu de sucre). Dominante de Chardonnay, assemblé avec du Pinot Noir et du Pinot Meunier. Elevage de 4 ans sur lies.

Amatrices et amateurs de champagnes tendus comme un arc, à la bouche cristalline, vibrante de minéralité, à la finale aérienne, cette cuvée est faite pour vous !
D’autant plus que son nez de fruits exotiques, fleurs blanches, abricot, pêche jaune, vous remplira de bonheur !

Un champagne mordant pour l’apéro, avec des mets à la chair onctueuse comme du saumon sauvage fumé ou une truite de Banka.

Prix : à partir de 26€

Cuvée Brut Grande Réserve, Champagne B. Féry-Bertin.

Le plus attentionné, Brut Grande Réserve, Champagne B. Féry-Bertin.

Dominante de Pinot Meunier, assemblé avec du Chardonnay et du Pinot Noir. Millésime 2016. Elevage de 2 ans sur lies.

Quand élégance et gourmandise se donnent la main dans un festival d’agrumes, litchi, mirabelle, poire William, nos papilles en salivent d’avance…
Et elles seront comblées par des bulles évanescentes, un équilibre cajoleur entre gras et fraîcheur, une belle finale minérale.

Une cuvée qui se mariera parfaitement avec des plats à la douceur raffinée relevée d’un brin d’acidité : un foie gras et chutney de mirabelles, un filet de turbot au coulis de mangue.

Prix : à partir de 14,20€

Cuvée Brut Blanc de Blancs Grand Cru, Champagne Billecart-Salmon.

Le plus chic, Brut Blanc de Blancs Grand Cru, Champagne Billecart-Salmon.

Un 100% Chardonnay. Assemblage de 4 grands crus de la Côte des Blancs (Avize, Chouilly, Cramant, Mesnil-sur-Oger). Elevage de 4 à 5 ans sur lies.

Un nez haute couture qui m’évoque une prairie fleurie au printemps, une tarte aux abricots à peine sortie du four, des amandes effilées. Une bouche tout en dentelle, à la fois puissante et légère, des bulles d’une incroyable finesse.

A réserver à des compagnons de table délicats, du caviar, des noix de Saint-Jacques aux agrumes, des langoustines juste saisies.

Prix : à partir de 55€

Cuvée Solarris, Champagne Constantine.

Le plus musclé, Solarris, Champagne Constantine.

Un 100% Pinot Meunier, Brut. Assemblage de vin de l’année et de cuvées à partir de 2009 (technique de la Soléra). Elevage sur lies de 3 ans minimum.

Un nez puissant d’écorces d’oranges, noisette, pâte de coing, curcuma, narcisse. Une bouche ample, concentrée, joliment stimulée par son acidité. Une finale ravissante !

Un Solarris qui appelle des mets de caractère, un Poulet de Bresse à la crème et aux morilles, du Gouda à la truffe.

Prix : à partir de 28,50€

Pour trinquer avec délice aux fêtes de fin d’année ! Santé !

10 idées de cadeaux de Noël pour winelovers

Fidèle au poste depuis maintenant 5 ans (déjà !), des étoiles plein les yeux, pour vous donner mes idées de cadeaux de Noël pour winelovers…

De haut en bas et de gauche à droite :

* Lot de 6 verres à vin POLYMASTER par Royal Glass. Un très bon rapport qualité prix pour ce verre à vin aux proportions parfaites, joliment décoré par sa rosace discrète au bas du pied, qui sublimera vos nectars d’un jour ou de toujours.
– Prix : 53,40€ le lot de 6.

* Casier à vin 10 bouteilles Gwan par Made. Parce que ranger ses bouteilles de vin restera toujours un casse-tête, ce casier « so chic » (laiton et cuir noir végétal) est la solution pour magnifier votre salon.
– Prix : 59€

* Livre « Cheffes, 500 femmes qui font la différence dans les cuisines de France », par Vérane Frédiani et Estérelle Payany. « Pour la première fois dans l’histoire de la cuisine française, ce guide recense les femmes cheffes du pays par centaines, révélant ou confirmant leur talent, mais leur donnant surtout la visibilité qu’elles méritent ».
– Prix : 20€

* Dessin onirique sur la vigne par « Je bois la vie en Rose ». J’ai complètement craqué pour « Au pied de mon arbre, je buvais heureux » (il plairait à Georges Brassens). D’autres modèles disponibles sur le compte Instragram @jeboislavieenrose.
– Prix : 19€ (format A4, non encadré).

* Bon cadeau « Initiation à la dégustation » par mes soins. J’organise des initiations à la dégustation pour des petits groupes d’environ 10 personnes au Domaine la Vivarelle, à domicile, chez des cavistes ou des bars à vins. L’idée est d’éveiller vos sens à la découverte et à la compréhension de l’expression du vin. Pour plus d’infos, me contacter par mail.
– Prix : 45€/personne, durée 2h30, dégustation de 6 vins.

De haut en bas et de gauche à droite :

* Livre « Un Terroir, des Hommes – Saint-Chinian » par Florence Jaroniak et Sharon Nagel. Un ouvrage entièrement bilingue (français/anglais), au style précis et vivant, superbement illustré par 250 photos réalisées par Gaylord Burguière. Pour découvrir cette magnifique appellation du Languedoc et ses vigneronnes et vignerons. Pour en savoir plus, cliquez ici.
– Prix : 34€

* Abonnement à la box vin Chai les filles. Une sélection aux petits oignons 100% vigneronnes françaises !
– Prix : 29,90€ pour la box de 2 bouteilles/mois ou 39,90€ pour 3 bouteilles/mois.

* Livre « WINE EXPLORERS, LE 1ER TOUR DU MONDE DU VIN » par Jean-Baptiste Ancelot. Un ouvrage illustré par de superbes photos de vignobles, d’hommes et de femmes qui font du vin, à la fois carnet de voyage et recueil unique de données présentant la filière vin de tous les pays producteurs. Retrouvez mon interview de l’auteur en cliquant ici.
– Prix : 35€

* Thermomètre à vin par l’Atelier du vin. Parce que la température de service d’un vin joue un rôle très important sur les sensations perçues lors de sa dégustation, ce thermomètre au design épuré se glisse à l’intérieur du goulot de la bouteille afin de vérifier si elle est prête à être dégustée.
– Prix : 55,50€

* Coffret « Les vins rouges 12 arômes » par Le Nez du Vin de Jean Lenoir. Savoir identifier les arômes qui composent le bouquet d’un vin est un exercice demandant de l’entraînement. Il ne vous reste plus qu’à pratiquer.
– Prix : 75€, coffret avec les 12 arômes fondamentaux des vins rouges, un livre expliquant l’origine des arômes du vin et un autre livre spécifique aux cépages rouges. 

Voilà de quoi garnir le pied du sapin des winelovers !

« Les femmes sont-elles tendances dans la filière vigne et vin ? », retour sur une table ronde riche en émotions

En ce mardi midi du SITEVI, la salle était comble pour assister à une première au sein d’un salon dédié aux équipements de la vigne et du vin. Une table ronde riche en émotions autour de la place des femmes dans la filière…

J’ai eu l’immense plaisir (et aussi un peu le trac) d’animer cette rencontre sur un sujet que je vis au quotidien dans mon activité de vigneronne-œnologue au Domaine la Vivarelle et au travers des riches échanges que j’ai avec le blog. 
C’est un sentiment très fort de se rendre compte que l’on n’est pas toute seule face à certaines situations qui nous ont dérangées, à penser que, oui les choses s’améliorent, mais avec encore trop d’inertie, à essayer de faire tomber les clichés.

Un grand merci à Emilie, Ghislaine, Agnès et Marion pour la richesse de vos témoignages, tout en sincérité. Vous avez illustré avec brio la filière vigne et vin dans sa diversité au sein des trois thèmes que nous avons abordé.

Les femmes sont-elles plus représentées dans les métiers de la vigne et du vin ?

La parité entre les hommes et les femmes est-elle d’actualité dans tous les métiers de la vigne et du vin ? 
Dans les caves coopératives, la distribution agricole, les différents métiers qu’exercent les œnologues, à des postes de direction, au sein de la presse spécialisée, des critiques vin…

Le travail des femmes de la filière vigne et vin a-t-il plus de visibilité ?
Rencontrent-elles encore des difficultés à faire reconnaître leurs compétences ?  

La visibilité des femmes de l’ensemble de la filière dans les médias. 
Des anecdotes à la fois rigolotes et révoltantes, vécues par les intervenantes au cours de leur vie professionnelle.

La féminisation de la filière change-t-elle le monde du vin ?

En termes d’innovations concernant le matériel vitivinicole, d’incidence sur le profil sensoriel des vins, d’approche marketing, packaging, communication… ? 

Pour en savoir plus et vivre avec nous toutes cette table ronde riche en émotions, la vidéo est en ligne en cliquant ici.

Merci super Emilie de l’agence Wonderland Agency pour cette réalisation !

Sur la photo, de gauche à droite :
Marion Ivaldi,rédactrice en chef de Vitisphère.
Ghislaine Royet, œnologue conseil, intervenante à la formation du DNOE.
Votre WINEista préférée.
Emilie Faucheron, viticultrice au Domaine de la Grande Canague, communicante Youtube, La VitiBio d’Emilie et Benjamin.
Agnès Bœuf,consultante en marketing et communication, société AOC Conseils.

Crédit photo : Wonderland Agency.

Table ronde SITEVI, « Les femmes sont-elles tendances dans la filière vigne et vin ? »

Je suis très excitée de vous annoncer que je vais animer une table ronde pendant le SITEVI à Montpellier sur un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur : « Les femmes sont-elles tendances dans la filière vigne et vin ? ».

Le SITEVI est le salon international des équipements et savoir-faire pour la vigne et le vin. A chaque édition, les innovations, les tendances et les perspectives de la filière sont sous les projecteurs.
Je me suis tout naturellement demandée si, à l’aube de l’année 2020, les femmes sont tendances dans la filière vigne et vin ?

Cette table ronde va réunir des intervenantes exerçant différents métiers afin d’appréhender la filière dans sa diversité :
Marion Ivaldi, rédactrice en chef de Vitisphère.
Faucheron Emilie, viticultrice au Domaine de la grande Canague, communicante web La VitiBio.
Ghislaine Royet, œnologue conseil, intervenante à la formation du Diplôme National d’Œnologue.
Agnès Bœuf, consultante AOC Conseils en marketing et communication.

Cette rencontre va permettre de partager nos expériences, d’identifier les changements de ces dernières années (les points positifs, les axes d’amélioration), et bien évidemment de mettre en lumière les femmes de la filière vigne et vin !

Rendez-vous le mardi 26 octobre de 12h15 à 13h15 au Parc des Expositions de Montpellier, salle B – Hall B5 !

Pour obtenir un accès gratuit au salon, cliquez sur « demande de badge » puis utilisez le code : WINEISTA19