Château Latour (qui s’est retiré de la vente en primeur il y a trois ans) et le « gourou » Robert Parker. Alors ça c’est du scoop ! Mais concrètement, quels en sont les acteurs ? Comment ça se passe ? Quel en est le timing ? Retour sur un précédent billet : Les primeurs à Bordeaux, quèsaco ? Vins primeurs et vente de vin en primeur ? Tout d’abord, il est important de différencier les vins primeurs de la vente de vin en primeur.
Un vin primeur ou vin nouveau est un vin mis en bouteille juste après la récolte, dès la fin des fermentations (alcoolique et parfois malolactique) et vendu dans la foulée (3ème jeudi d’octobre ou 3ème jeudi de novembre selon les vignobles). C’est un vin, majoritairement rouge, léger, aromatique, à consommer rapidement, tel le célèbre Beaujolais nouveau et ses arômes fermentaires de banane ou de bonbon anglais.
Un vin vendu en primeur dans le bordelais est un système de commercialisation anticipé. Les achats se réalisent alors que l’élevage du vin n’est pas terminé. Le produit ne sera livré qu’1 à 1,5 ans après, dès sa mise en bouteille. Un peu d’histoire ? Mise en place dans les années 70, la vente de vin en primeur est une tradition typique de la région bordelaise. Elle concerne principalement les vins à forte notoriété pour lesquels les spéculations vont bon train (en gros les vins chérots). Quels vins ? Les vins issus de la récolte 2014 qui sont en cours d’élevage barrique et ne seront mis en bouteille (et donc livrés) qu’entre mai et novembre 2016. Qui déguste ? Les journalistes, les leaders d’opinion (œnologues), les acheteurs de la Place de Bordeaux (courtiers, négociants) et du monde entier (distributeurs, importateurs). Où ? Les dégustations sont organisées dans des lieux prestigieux (Grand Théâtre, Palais de la Bourse) par les différentes appellations (Vins de Graves, Lalande de Pomerol,…), l’Union des Grands Crus de Bordeaux, le Grand Cercle des Vins de Bordeaux ou directement dans les Châteaux.
Le timing ? Suite à cette semaine de dégustation, la « renommée » du millésime 2014 est lancée ; un océan d’articles divers et variés se déverse et les notations des vins sont attendues comme le messie (Revue du Vin de France, Wine Advocate, Wine Spectator, Decanter,…).
Commence alors, courant mai/juin, l’étape décisive de fixation des prix par les Châteaux. Et c’est là qu’il ne faut pas se louper ! Les prix doivent être cohérents avec la qualité et la quantité du millésime considéré, les stocks et les prix des millésimes précédents, la conjoncture économique mondiale, mais aussi avec des critères moins (comment dire) « objectifs » tels le prix des voisins ! Petits à petits, les Châteaux annoncent leur prix de vente et, tadam ! Les transactions peuvent alors commencer. Qui achète/vend ? La 1ère étape se fait au sein des protagonistes de la Place de Bordeaux selon un schéma spécifique. Les Châteaux vendent aux négociants (selon un système d’allocations) via l’intermédiaire de courtiers. Le rôle de ces derniers étant d’assurer les négociations entre la production et les acheteurs.
La 2ème étape dépasse rapidement nos frontières. Les négociants vendent à des distributeurs (grossistes, importateurs,…) ou plus rarement, directement aux consommateurs. Les allocations ? Il s’agit de la quantité de vin qu’un Grand Cru alloue à un négociant donné. Ce système sécurise les Châteaux. Il récompense un historique, une relation de confiance, une fiabilité (la solvabilité des acheteurs).
Mais attention, les allocations ne sont pas gravées dans le marbre ! C’est-à-dire que, en cas de millésime peu qualitatif, le négociant doit quand même acheter les quantités qui lui sont allouées. Sinon, il est quasiment assuré de perdre ses allocations pour les millésimes futurs. C’est le revers de la médaille ! Pourquoi vendre/acheter en primeur ? Pour les Châteaux : une entrée de trésorerie, la sécurisation de leur commercialisation.
Pour les courtiers : à savoir qu’environ 50% des Grands Crus sont vendus en primeur et que les courtiers prennent un % par bouteille vendue. Ai-je besoin d’en dire plus ?
Pour les négociants : le respect des allocations, des prix plus intéressants.
Pour les particuliers : l’accès à des vins rares à des prix plus abordables (de 10 à 30% moins chers). Peut-on juger de la qualité d’un vin aussi prématurément ? Oui, on peut estimer le potentiel qualitatif d’un vin encore en cours d’élevage. Mais encore faut-il en avoir l’habitude. C’est pour cela que ces dégustations ne peuvent s’adresser qu’aux professionnels. Les vins notés en primeurs sont cependant ré évalués lorsqu’ils sont mis en bouteille. On se retrouve très vite pour le debrief !]]>
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Vendredis du Vin #74
ème édition des Vendredis du Vin, Frédéric Truchon, l’auteur du blog Vortex du Gosier, nous propose « de reprendre les fondamentaux et de rappeler que le vin est avant tout une boisson. Une boisson culturelle, charnelle, mais aussi une boisson qui désaltère bien quand il fait soif ». Un vin de soif … Cette expression ne correspond pas vraiment à mes habitudes de consommation. Pour me désaltérer, j’opte plutôt pour une eau gazeuse, un thé glacé ou une bière blanche. Je vais donc parler de vin plaisir. Un vin que l’on débouche facilement à toute heure (ou presque) de la journée, qui s’accorde facilement avec les valeurs sûres de mon réfrigérateur (jambon cru, pâté aux piments d’Espelette …) et qui provoque un sentiment de bien-être ! La porte de ma cave à vin à peine entrouverte, le voilà, ce vin facilement accessible et disponible en plusieurs exemplaires : la cuvée Les Petites Mains du domaine de l’Ancienne Mercerie, AOP Faugères. Une propriété installée dans l’ancienne mercerie de la grand-mère, située sur le beau terroir de schiste de Faugères. Couture, Les Petites Mains, Frou-Frou, Au Bonheur des Dames, une jolie gamme de vins qui nous plonge dans l’univers de la confection et des tissus colorés. La cuvée Les Petites Mains fait référence aux jeunes apprenties des maisons de couture. Un travail de précision et de minutie comme l’exigent la culture de la vigne et l’élaboration des vins. Un assemblage de Grenache Noir, Syrah, Carignan Noir, Mourvèdre et Cinsault, à la robe grenat étincelante qui se pare de dentelles ; un nez gansé d’épices, de petits fruits noirs, de notes mentholées ; une bouche cousue main, concentrée, croquante, à la finale gourmande sur des arômes de petits fruits rouges et noirs. Un vin (prix 9,30€) au plaisir accessible et à la complexité friande pour ce Vendredi du Vin qui fait du bien !]]>
Apéro Bordeaux
Apéro Bordeaux est pilotée par Planète Bordeaux, le Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Tous les mois, trois vins sont envoyés gratuitement à un panel d’amateurs de vins recrutés sur Internet qui ont pour mission de les déguster, le temps d’un apéro, puis de partager leurs impressions et leurs préférences. En piste, trois Bordeaux blanc, millésime 2014 : – Domaine du Claouset ; 60 % Sauvignon Blanc et Gris et 40 % Sémillon. – Château Lamothe Vincent ; 90 % Sauvignon Blanc et 10 % Sémillon. – Château Pierrail ; 70 % Sauvignon Blanc et 30 % Sauvignon Gris. Domaine du Claouset (prix 4,30€) ; un joli nez élégant sur des notes minérales, d’agrumes et d’ananas ; une bouche légère, pleine et équilibrée à la finale un brin fuyante. A privilégier à l’apéro avec des mets qui ne vont pas le dominer. Pourquoi pas des crevettes ou des langoustines ? Château Lamothe Vincent (prix 5€) ; un nez « de Sauvignon » qui a du peps sur des arômes de citron vert, de buis et de fruits de la passion ; une bouche en parfaite adéquation, à l’équilibre vif. Idéal avec un plateau de fruits de mer pour un coucher de soleil au bord du bassin. Château Pierrail (prix 7,30€) ; un nez expressif, fin et complexe sur des notes minérales, fruitées (pamplemousse rose, mangue), florales (fleur d’acacia) et d’une pointe fumée ; une bouche à l’attaque gourmande et à la finale tendue, une jolie persistance sur des notes florales. Un vin qui peut continuer sur un repas ; avec une brandade de morue c’était parfait ! Trois jolis Bordeaux blanc, témoignant d’un millésime clément, avec une préférence certaine pour le Château Pierrail. Une opération de communication interactive originale, ludique et instructive. Merci Apéro Bordeaux !]]>
Bienvenue dans Les Grappes
Les Grappes, je me suis dit que j’allais faire le grand saut !
Les Grappes c’est bien plus qu’un site de vente en ligne. C’est une communauté d’amoureux du vin qui souhaitent échanger de façon simple et décomplexée. Comment ?
En achetant directement les vins aux producteurs ; l’équipe entretient une vraie relation de proximité avec les vignerons partenaires.
En partageant ses coups de cœur ; des commentaires d’amateurs et de professionnels vous guident dans vos choix.
En évoluant dans un environnement convivial ; un site internet vivant et coloré, une navigation facile et intuitive, des choix selon vos envies (« vins de tous les jours », « pour épater », «pour faire la fête », « à conserver », …).
En ne faisant pas de favoritisme ; la volonté de représenter tout le vignoble français. La communauté de ceux qui préfèrent, en un clic et avec le sourire, acheter leur vin aux vignerons ! Alors, quand Baptiste Tignol (un des deux cofondateurs) m’a demandé de rejoindre l’équipe des Ambassadeurs Les Grappes, j’ai dit banco !
Retrouvez mon vin du weekend #21, la cuvée Valentine Par Valentine du Château Lamothe de Haux ; un vin blanc de gastronomie, élégant et parfumé ! Et si vous voulez tenter l’expérience, vous pouvez bénéficier de 7€ de réduction sur votre première commande avec le code promo : WINEISTA007. Je vous souhaite de belles découvertes humaines et gustatives !]]>
Mon vin du weekend #30
La WINEista sans faire péter un bouchon ! Non mais ! Ce weekend, on déguste un vin de champagne, Claude Cazals, cuvée Carte Or. J’ai découvert les champagnes Claude Cazals à l’occasion de l’événement « champagne de femmes » organisé par Dilettantes, la cave des amoureux du champagne, en l’honneur de la Journée des Droits des Femmes.
Claude Cazals, un nom qui chante au beau milieu de la côte des blancs témoin d’une histoire d’amour (séquence fleur bleue) entre un tonnelier catalan et une champenoise.
Aujourd’hui, cette exploitation de 9 ha est entre les mains de Delphine Cazals ; la petite fille du tonnelier. La cuvée Carte Or est issue d’une sélection de Grands Crus. Il s’agit d’un blanc de blanc (élaboré exclusivement à partir de Chardonnay), non millésimé (assemblage de minimum 3 ans), brut (d’une concentration en sucre inférieure à 15 g/l). Carte Or peut se résumer en un mot : l’élégance.
L’élégance de sa couleur délicate jaune or aux légers reflets verts ; de ses bulles fines à la belle tenue ; de son nez à l’expression subtile sur des arômes de petites fleurs blanches (aubépine), de notes beurrées (brioche tiède), fruitées (citrus, fruits exotiques) ; de sa bouche fraîche, à l’équilibre aérien, à la finale sur des parfums d’agrumes et de fleurs. Un champagne (prix 28€) tout en finesse, à la présence discrète, rassurante, séduisante, qui vous accompagnera à l’apéro puis le temps d’un repas à base de poissons fins (noix de Saint-Jacques, lotte, turbot) ou de crustacées (homard, langoustine). Une Carte Or pour une année en or passée à vos côtés !]]>
Mon vin du weekend #29
Découvertes en Vallée du Rhône : Equis, Domaine des Lises, AOP Crozes-Hermitage, 2013. Découvertes en Vallée du Rhône est bien plus qu’un salon professionnel de dégustation et de vente. C’est une balade à la rencontre des vins d’appellations rhodaniennes du Nord au Sud. D’Ampuis à Avignon, 9 salons intimistes (619 exposants au total) classés par appellations, ont permis aux professionnels de la filière d’échanger en toute simplicité. Bravo à l’équipe d’Inter Rhône pour cette organisation hors pair ! Ma découverte est signée Maxime Graillot (le fils du célèbre Alain Graillot) et Thomas Schmittel. Deux jeunes qui se sont retrouvés autour de leurs passions communes, la vigne et le vin, pour créer Equis, une structure qui produit (15 ha en production) et commercialise (une activité négoce) une gamme de vins fraîche et séduisante en Crozes-Hermitage, Saint-Joseph et Cornas. Le Domaine des Lises (prix autour de 22€), 2013, témoigne de l’expression de la Syrah dans toute la splendeur du terroir de Crozes-Hermitage. Une robe soutenue, rubis aux reflets prune ; un nez gourmand de petits fruits rouges et noirs confiturés, d’épices et d’une pointe beurrée ; une bouche à l’équilibre croquant, à la concentration envoûtante, à la finale longue et charmeuse sur des notes de gelée de groseilles aux fleurs de sureau. A déguster au cours d’un repas enjoué en compagnie d’un tajine d’agneau aux fruits secs et pignons de pin ou d’un filet mignon en croûte de noisettes aux 4 épices. Un vin friand et affirmé pour un weekend de félicité !]]>
Mexico DF, mon carnet de voyage #2
Mexico DF, mon carnet de voyage #1). Mes adresses d’ivresse :
Une mezcalería (ou bar à mezcal), La Botica.
La découverte du mezcal a été pour moi une belle surprise. Bien loin de la fameuse bouteille « attrape-touristes » avec un ver à l’intérieur, cette eau-de-vie résulte d’un vrai savoir-faire et exprime une diversité que l’on peut comparer aux vins. Il est produit à partir de différentes variétés d’agaves disséminées à travers le Mexique et notamment dans l’état de Oaxaca, le plus réputé. La tequila est un mezcal que l’on pourrait qualifier d’industriel, produit à partir d’une seule variété, l’agave bleu, cultivée de manière intensive.
Cette boisson à la mode se déguste avec des tranches d’orange et un sel pimenté de couleur orangé.
A La Botica, on a l’impression de pénétrer dans l’officine d’un apothicaire. La collection de fioles, exposées sur des étagères, nous invite à la découverte de ce breuvage mystérieux. Une petite terrasse accueillante, permet de s’imprégner de l’atmosphère enchanteresse de la rue Alfonso Reyes.
Prix : entre 4 et 6€ le verre.
Quartier Condesa.
Une pause déjeuner au cœur du typique marché couvert de Coyoacàn, La Cocina de mi Mamà.
Le charme incontestable de Coyoacàn, un village dans la ville, et son marché couvert tout en saveurs et en couleurs. S’attabler à La Cocina de mi Mamà pour savourer une cuisine du marché est une expérience inoubliable !
Prix : menu à 5€.
Un diner chargé d’histoire, Café de Tacuba.
Un établissement majestueux pour se replonger dans le DF de 1912, y déguster une cuisine mexicaine traditionnelle de qualité sous les couleurs chatoyantes des azulejos.
Prix : plat entre 9 et 15€.
Quartier Centro Histórico.
Un hôtel où il fait bon vivre, Casa Comtesse.
Idéalement situé dans le quartier de La Condesa, ce petit Bed & Breakfast a un charme fou ! Une belle maison de style colonial californien, décorée avec goût par Thomas (le propriétaire), où l’on se sent comme à la maison (en mieux). De plus, les petits déjeuners sont fabuleux !
Prix : 80 – 100 €/nuit. Vous l’aurez compris, j’ai adoré Mexico DF ! Une ville aux charmes différents selon les quartiers qui partagent cependant un point commun, le sourire chaleureux des mexicains.]]>
Mon vin du weekend #28
L.A. Cetto, Reserva Privada, Nebbiolo, 2011. J’avais vaguement aperçu le pavillon des vins mexicains lors de Vinexpo Bordeaux 2013 sans prendre le temps de m’y arrêter. Il faut dire que ce vignoble, qui représente à peine 0,4% de la superficie du vignoble mondial, ne fait pas la une des tabloïds ! Bien qu’il soit le plus vieux du Nouveau Monde (un héritage des colons espagnols), il ne s’est développé que dans les années 90, sous l’influence d’un homme, Hugo D’Acosta (diplômé de Sup Agro Montpellier) qui est considéré comme le pionnier des vins mexicains de qualité. Une grande majorité (90%) de la production se situe dans la région de la Baja California (au nord ouest du pays) et plus particulièrement dans la vallée du Guadalupé. Elle est axée majoritairement sur les vins rouges (65%) qui sont issus d’une palette hétéroclite de cépages : Cabernet Sauvignon, Petite Syrah (ou Durif), Zinfandel, Merlot, Nebbiolo, Barbera, Malbec, Tempranillo. Concernant les blancs, on retrouve les variétés internationales : Viognier, Chardonnay, Sauvignon Blanc, Chenin Blanc. Aujourd’hui, le Mexique compte plus de 150 maisons qui élaborent des vins de qualités hétérogènes. Avec une population de 123 millions d’habitants, le pays dispose d’un grand potentiel. La consommation demeure cependant très faible (0,5 litre/habitant/an). Seulement 3% des mexicains (les plus aisés) consomment du vin tous les mois (source : Consejo Mexicano Vitivinicola). Une consommation qui représente une part encore minime du marché des boissons alcoolisées (environ 2%). L.A. Cetto peut être considéré comme le fleuron de la viticulture mexicaine : une superficie de 1100 ha, des produits de qualité, une commercialisation dynamique à l’export. Ce domaine a été créé par un immigré italien, Don Angelo Cetto, qui s’est installé en 1928 dans la région de la Baja California en amenant avec lui son savoir-faire « œnologique ». Aujourd’hui, le domaine demeure une exploitation familiale répartie sur trois vignobles (vallée de Guadalupé, San Vicente, San Antonio de las Minas y Tecate) bénéficiant d’un climat type méditerranéen rafraîchi par la brise marine provenant du Pacifique. La cuvée Reserva Privada est issue du Nebbiolo, un cépage d’origine piémontaise, rappelant les origines italiennes de cette propriété. Une robe étincelante et profonde, de couleur rubis aux reflets grenat ; un nez typé et expressif sur des arômes fruités (cerise, prune, mûre), épicés (réglisse), complétés de notes boisées (chêne, sous-bois) ; une bouche concentrée, structurée par des tanins présents mais enrobés, une finale riche et séductrice sur des saveurs de tabac blond et de fruits noirs. Un vin de caractère (prix autour de 15€), que j’ai tout particulièrement apprécié avec LE plat mexicain par excellence : le mole poblano. Un ragoût de poulet dans une sauce épaisse de chocolat noir, fruits secs et épices. Un Nebbiolo pour une parenthèse gourmande sous le soleil de Mexico !]]>
Mexico DF, mon carnet de voyage #1
Museo Nacional de Antropología, admirer les fresques engagées de Diego Rivera au Secretaría de Educación Pública, flâner dans le charmant quartier colonial de Coyoacàn et s’arrêter le cœur battant d’émotion pour visiter la « maison bleue » de Frida Kahlo, découvrir les galeries d’art et l’architecture de style haussmannien de Roma, aller s’égosiller devant un match de lucha libre (le catch mexicain), faire une virée nocturne dans le quartier branché de Condesa et prendre un drink sur le roof top de l’hôtel Condesa df. Mes adresses d’ivresse :
A la découverte des vins mexicains, caviste Si Mon.
Si Mon veut dire maison en Kiliwa, la langue des tribus originaires de la vallée du Guadalupe qui représente la plus grande zone viticole du pays (environ 80%).
Un nom très bien choisi car cette petite boutique est la maison des vins mexicains de qualité ! Le propriétaire des lieux, qui parle très bien français, vous divulguera des conseils sympas et avisés sur le vignoble mexicain qui mérite d’être connu (détails croustillants à suivre dans un prochain billet…).
Quartier Roma Norte.
Des tacos jusqu’au bout de la nuit, El Califa.
Pour déguster les meilleurs tacos de Mexico DF dans une ambiance animée où se côtoient étudiants en goguette, cadres sup sortant d’un spectacle et quelques touristes chanceux, c’est par là ! Ici on ne parle pas d’horaires d’ouverture mais de fermeture. El Califa est fermé de 5h à 11h du matin.
Prix : tacos entre 3 et 6€.
Quartier Condesa. Une cuisine de la mer qui fait rêver, La Morena.
Un restaurant branché, à la décoration contemporaine, qui pourrait paraître « tape à l’œil » mais dont les succulentes préparations de poissons et fruits de mer vous ramènent fissa les pieds sur terre !
Je vous conseille tout particulièrement le « poulpo al tinta » ; poulpe dans son encre, poudre d’amandes et oignons confits.
Prix : plats entre 10 et 15€.
Quartier Condesa. On se retrouve très vite pour la suite de mes trouvailles gourmandes. J’en salive d’avance…]]>
Mon vin du weekend #27
Dominus Estate, cuvée Napanook 2006. Pour la petite histoire, le territoire actuel de la Californie appartenait au Mexique de 1821 à 1848 (ça c’est du fil conducteur !). Dominus Estate est la propriété de Christian Moueix, le fils (ainsi que le président) du célèbre négoce bordelais Jean-Pierre Moueix. C’est un domaine prestigieux de 103 ha, planté en Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Petit Verdot et Merlot ; le savoir-faire de la rive droite expatrié en Californie ! Napanook 2006 est le second vin de Dominus. Au vu de son niveau qualitatif, on a du mal à s’imaginer comment faire mieux. En voilà une très bonne motivation pour faire des économies et s’offrir la première cuvée ! Une robe d’une profondeur abyssale, pourpre aux reflets acajou ; un nez fascinant, intense, fin et complexe sur des arômes de cerise noire, de sous-bois, d’épices (vanille, genièvre), d’eucalyptus, de chocolat amer ; une bouche à l’équilibre renversant, une attaque veloutée, des tanins à la présence tout en douceur, une concentration prodigieuse, une longueur exceptionnelle sur des notes d’épices et de cacao. Un grand vin rouge (prix 38€), à déguster avec des mets qui sauront lui tenir tête ; un tournedos de magret de canard, écrasé de pomme de terre à la truffe ou un bœuf bourguignon aux cèpes. La classe internationale pour une parenthèse tropicale ! Ay Caramba !]]>
