ème édition du salon Millésime Bio à Montpellier vient de fermer ses portes, retour sur trois jours riches en retrouvailles et en découvertes. Millésime Bio est un salon professionnel annuel, consacré uniquement aux vins biologiques, créé et organisé depuis 1993 par Sudvinbio, l’interprofession régionale des vins biologiques du Languedoc-Roussillon. On est bien loin des premières années où cette manifestation était à dimension régionale et où les vignerons, des chevelus hirsutes, présentaient des vins au caractère « animal » prononcé. Aujourd’hui, avec plus de 800 exposants, issus de 14 pays des hémisphères nord et sud, Millésime Bio est la plus grande cave de vins biologiques au monde ! Ici tous les vignerons (et les vigneronnes) sont logés à la même enseigne, pas de stand « tape à l’œil », pas de regroupement par région ou appellation ; une configuration unique afin d’attiser la curiosité et de favoriser des échanges sans « a priori ». Mes retrouvailles avec :
Le Mas Champart, cuvée Clos de la Simonette, AOP Saint-Chinian.
Le Domaine Borie la Vitarèle, cuvées Les Schistes, Les Terres blanches, Le Grand Mayol, AOP Languedoc, AOP Saint-Chinian.
Le Domaine Salitis, avec deux nouvelles cuvées, un vin blanc de Vermentino et un vin rosé de Grenache Gris, IGP Pays d’Oc.
Le Château de Lascaux, cuvées Les Secrets, Les Pierres d’Argent, AOP Languedoc, AOP Languedoc Pic Saint Loup.
Le Château de la Liquière, cuvées Cistus rouge et blanc, cuvée Tucade, AOP Faugères.
Le Mas Bruguière, cuvées L’Arbouse, La Grenadière, AOP Languedoc Pic Saint Loup.
Le Domaine Bertrand-Bergé, cuvée La Boulière, AOP Fitou.
Mes découvertes avec :
Le Domaine de Roquemale, cuvées Roq Blanc et Mâle, AOP Languedoc, AOP Languedoc Grés de Montpellier.
Le Château de l’Ou, cuvée I Love l’Ou blanc, IGP des Côtes Catalanes.
Le Château Coupe-Roses, cuvée AOP Minervois blanc.
Le Domaine Giol, Italie, cuvée Pinot Gris, IGP Marca Trevigiana.
Le Mas Brès, cuvée Pinot Noir, IGP Pays des Cévennes.
Le Château La Baronne, cuvées Pièce de Roche et Las Vals rouge, IGP Aude Hauterive. Millésime Bio, un salon où professionnalisme et qualité riment avec simplicité !]]>
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Les Vinifilles dans les étoiles
Millésime Bio 2015, Les Vinifilles se sont entourées de Chefs (en chair et en os !) le temps d’une soirée qui m’a propulsée dans les étoiles ! Les Vinifilles se définissent comme des « adeptes du plaisir et de la richesse de leur métier, belles, rebelles, actives, gourmandes, sympas, sociables et dynamiques ! ». Une initiative féminine qui réunit vingt vigneronnes du Languedoc-Roussillon ayant pour objectif d’échanger leur savoir-faire, de s’entraider, de préserver leurs terroirs mais aussi d’entraîner tout un chacun dans leur vague épicurienne ! Au sein du grandiose Hôtel de Ville de Montpellier (signé Jean Nouvel et François Fontès), au son chaloupé de rythmes latinos, elles étaient là, toutes de noir et d’étoiles vêtues pour nous faire déguster le fruit de leur travail et de leur étroite collaboration avec des Chefs étoilés. Voici un échantillon des accords mets et vins dont les saveurs ont imprégné à jamais mes papilles :
Le Chef Franck Putelat du restaurant Le Parc Frank Putelat** et Françoise Antech Gazeau de la Maison Antech Limoux : une verrine Dubarry (chou-fleur, écrevisses pattes rouges, citron caviar Michel Bachès) et la cuvée Héritage, AOP Crémant de Limoux, 2012.
Le Chef Gérald Garcia de l’Hostellerie du Château de la Pomarède* et Isabelle Champart du Mas Champart : une verrine de Cassoulet glacé à l’huile de truffe et un vin blanc de Terret Blanc et Grenache Gris, IGP Pays d’Oc, 2012.
Le Chef Alexandre Klimenko du restaurant Klim & Ko* et Laetitia Piétri-Clara du Domaine Piétri-Géraud : un Crémeux de chocolat, gelée d’épices, compotée de clémentines et la cuvée Méditerranée, AOP Banyuls, 2009. Treize Chefs étoilés, vingt Vinifilles, pour une performance d’artistes !]]>
Au bar à vins Le Flacon, Bordeaux
Au Flacon, on a un peu l’impression d’être « comme à la maison ». Avec seulement une vingtaine de couverts, ce lieu intimiste invite à échanger entre voisins. Il y règne une atmosphère accueillante et reposante. Le résultat d’une lumière tamisée, d’une décoration de style industriel alliant bois et métal (des tabourets Tolix côtoient de jolies tables en bois et métal) et de la proximité avec Valérie et Gilles, les propriétaires attentionnés et souriants de cet établissement.
Bien loin des traditionnelles planches de charcuteries et de fromages qui sévissent dans la grande majorité des bars à vins, Valérie concocte des petits plats goûteux et variés (entre 6,50 et 11€) : croque-monsieur au jambon à la truffe, petit burger au jarret de bœuf, rillettes de thon au citron vert (j’adore !), macarons au boudin noir et piment d’Espelette, piquillos farcis au confit de canard, … Je vous laisse découvrir par vous-même le reste des réjouissances…
Gilles, quant à lui, s’occupe de vous dégoter le flacon qui va bien au sein d’une jolie gamme de vins qui sortent des sentiers battus : environ 150 références couvrant toutes les régions viticoles représentées pas uniquement par les « grands noms ». Ce passionné, toujours à la recherche de nouvelles pépites, vous délivrera des conseils discrets et avisés. A quelques pas de la place Pey Berland (rue de Cheverus), laissez-vous porter par les effluves du bar à vins Le Flacon pour une escale au pays des merveilles ! Bon à savoir : ils sont ouverts du lundi au samedi (à partir de 18h).
Enfin un bon plan du lundi soir !]]>
Mon vin du weekend #26
Champagne ! Attention, il s’agit de mon coup de cœur du moment (cela fait déjà plusieurs mois que ça dure). Celui que j’ai envie de faire péter à la moindre occasion, voire même, pour tout vous dire, celui pour lequel je m’invente des occasions… La cuvée Terroirs du domaine Agrapart … Le Champagne Agrapart est un Champagne de Récoltant Manipulant (R.M.). Il est produit par un vigneron, propriétaire de ses terres, qui s’occupe de tout ; de la récolte à la commercialisation. Pascal Agrapart (la troisième génération) est aujourd’hui aux commandes d’une exploitation prestigieuse de 10 ha située à Avize, au cœur de la Côte des Blancs. La cuvée Terroirs est issue d’une sélection rigoureuse des meilleures parcelles des Grands Crus du domaine (Avize, Oger, Cramant et Oiry). Il s’agit d’un blanc de blanc (élaboré exclusivement à partir de Chardonnay), non millésimé (composé pour moitié des récoltes 2007 et 2008), extra brut (d’une concentration en sucre inférieure à 6g/l). Son élaboration est réalisée selon la méthode traditionnelle champenoise complétée de quelques astuces lui procurant rondeur et complexité : une vinification en fût de chêne du vin de base issu de la récolte 2007, une fermentation malolactique* complète et un élevage sur lies (levures mortes) en bouteille pendant quatre ans. Fermentation malolactique* : il s’agit d’une deuxième fermentation (réalisée par des bactéries) responsable d’une modification organoleptique des vins (désacidification biologique, souplesse, synthèse d’arômes secondaires). Cette bouteille, à l’habillage sobre et chic, s’invite dans nos verres tel un ravissement. Une couleur dorée, ponctuée de fines bulles s’y répand ; des effluves d’arômes délicats, briochés, beurrés, de pain d’épices, rafraîchis par des notes de citron confit, de fleur d’acacia, de noisette et épicés d’une pointe de cannelle nous séduisent ; une bouche ample, structurée, à l’équilibre tendu et à la finale charnelle nous envoûte… Un vin de Champagne (prix 44€) pour un apéro en dehors du temps ou pour un dîner raffiné (carpaccio de daurade royale, curry vert de gambas, ravioles de homard). Une cuvée pour un weekend sous le signe de la fraternité.]]>
La taille de la vigne
*maladies cryptogamiques : maladies (Oïdium, Mildiou, Pourriture grise) causées par des champignons parasites. – régulariser la fructification et par conséquent la quantité et la qualité de la récolte à venir. Tout est une question d’équilibre : entre la capacité d’alimentation de la souche et le nombre de grappes. Combien ça coûte ?
Cette opération est l’une des dernières interventions non mécanisées au vignoble. La taille mécanique est à ce jour peu développée et destinée à un niveau qualitatif de vin industriel.
C’est l’étape qui prend le plus temps et qui est la plus onéreuse en termes de coût de main d’œuvre (hormis la vendange manuelle).
Il faut compter environ 8 journées pour tailler 1 ha de vigne pour un coût de 900 €/ha et une densité de plantation de 4000 pieds/ha. Dans le Bordelais, avec des densités pouvant aller jusqu’à 10000 pieds/ha, le coût de la taille s’envole ! Quelques définitions :
Sarment (ou long bois) : un rameau lignifié.
Courson : un sarment qui a été raccourci.
Yeux : des bourgeons latents (ou endormis). Les principaux types de taille :
Gobelet : taille courte, sur vignes non palissées.
La souche est constituée de quatre ou cinq bras (dont la forme rappelle un bol ou gobelet). Chaque bras porte un ou deux coursons, qui ont eux-mêmes deux yeux.
Gobelet étiré avant d’être taillé
Gobelet étiré taillé Gobelet étiré : taille courte, sur vignes palissées. Il s’agit d’une taille de type gobelet dont les bras ont été étirés afin de se rapprocher d’un mode plan. Les rameaux formés lors de la croissance de la plante pouvant ainsi être guidés par le palissage.
Cordon de Royat avant d’être taillé
Cordon de Royat taillé Cordon de Royat : taille longue, sur vignes palissées. Elle s’apparente à un gobelet aplati, avec seulement deux bras, mis sur un même plan. Chaque bras porte quatre à six coursons, qui ont eux-mêmes deux yeux.
Guyot simple avant d’être taillé
Guyot simple taillé Guyot : taille longue, sur vignes palissées. Le Guyot simple a un sarment ou long bois (avec six à huit yeux) et un ou deux coursons (à deux yeux). Le Guyot double a deux longs bois et deux coursons. Quel type de taille choisir ?
Ce choix prend en considération plusieurs facteurs : le cépage, le terroir, l’objectif qualitatif. Il est souvent imposé par les cahiers des charges des AOP. Pour les tailleurs dans l’âme, je vous conseille de vous plonger dans : Luis Hidalgo, Taille de la vigne, Paris, Dunod, 2005, 257 p., ISBN 2100082426. A vos ciseaux !]]>
Mon vin du weekend #25
Vignobles Baron d’Escalin, cette question m’aurait laissée coite ! Mais, depuis que j’ai dégusté la cuvée Domaine d’Escalin, 2012, mes mots virevoltent avec entrain ! L’AOP Grignan-les-Adhemar est une appellation de la Vallée du Rhône. Une toute jeune appellation puisqu’elle a été créée en 2010. Anciennement connue sous le nom AOC Coteaux de Tricastin (décret de 1973), elle a été récemment rebaptisée afin d’être plus représentative de son territoire. Elle est située au sud de Montélimar, dans la région de la « Drôme Provençale » ; une zone de transition entre les Côtes du Rhône septentrionales et méridionales. Les Vignobles Baron d’Escalin représentent la plus grande propriété indépendante de cette aire. Ils sont constitués de deux entités, le Domaine Vergobbi (120 hectares) et le Domaine d’Escalin (60 hectares), achetés entre 2008 et 2010 par Andrée Molitor et Michel Verspeelt avec l’aide d’investisseurs familiaux. Après d’importants travaux afin de remettre en état la propriété, relancer la production, améliorer la qualité, et une réflexion globale sur le positionnement de leur gamme, Les Vignobles Baron d’Escalin symbolisent le renouveau de l’AOP Grignan-les-Adhémar. La cuvée Domaine d’Escalin, 2012, est issue de parcelles de Syrah, vinifiée selon une méthode en rouge traditionnelle, élevée en petites cuves béton et en barriques pendant 12 mois (pour 37% de l’assemblage). Elle se présente avec un habillage classique, sobre et chic ; une robe profonde au pourpre étincelant ponctué de reflets violets ; un nez fin et élégant qui s’exprime délicatement sur des notes florales (œillet, fleur de sureau), de kirsch, d’épices (ciste, garrigues) et de cuir ; une bouche gourmande, voluptueuse, dotée d’une belle fraîcheur, de tanins soyeux, une finale de charme sur des arômes de laurier et de cacao. Une Syrah harmonieuse et racée (prix 17€) qui se dévoilera d’autant mieux après un carafage (2 heures) et accompagnée d’une souris d’agneau aux haricots tarbais, une canette aux olives ou une côte de veau aux girolles. Un vin pour une parenthèse de douceur…]]>
Barcelone, mon carnet de voyage #2
Barcelone, mon carnet de voyage #1).
Un restaurant bouillonnant, Kiosko Universal.
Descendez la mythique Rambla et retrouvez-vous au royaume des sens : la Boqueria. Un des plus grands marchés couverts d’Europe à l’atmosphère vivante et colorée où se côtoient les Barcelonais et les touristes gourmands.
L’estomac titillé par ce dédale de « jamón », épices, fruits et légumes, fromages, poissons, accoudez-vous au comptoir du Kiosko Universal pour y déguster une cuisine méditerranéenne savoureuse ; des couteaux en persillade, une parillade de champignons, une friture de petits poulpes, des palourdes à la galicienne, une solette à la plancha,… Moins touristique, je vous conseille aussi le marché Sant Antoni. Récemment rénové, il arbore une structure métallique impressionnante. Le dimanche matin, il s’entoure d’un marché du livre et des pièces de monnaie qui vaut le détour !
Un bar à vins branché, Monvínic.
Juste en périphérie du centre névralgique, se trouve Eixample. Un quartier certes moins pittoresque qu’El Born, juché de grandes avenues, mais qui ne manque pas de charme. Très peu touristique, c’est l’endroit idéal pour « vivre ma vie de Barcelonais » !
Siroter un verre de vin dans le chic Monvínic. Un lieu feutré, à la lumière tamisée, à la décoration qui s’apparente plus à celle d’un hôtel de luxe que d’un bar à vins.
« The place to be » pour découvrir les différents terroirs espagnols qui sont présentés d’une manière « high tech » et didactique sur tablettes tactiles.
Je n’ai pas testé le restaurant. Je me suis contentée de loucher discrètement sur les plats d’inspiration «nouvelle cuisine » qui m’ont parus bien appétissants ! Il dispose d’un agréable patio, un coin de verdure relaxant. Monvínic, j’y étais ! Des hôtels qui ont du chien.
Le Banys Orientals, un beau bâtiment rénové au cœur de la vieille ville, dans le quartier El Born. Un accueil chaleureux, des chambres confortables à la décoration contemporaine.
La boutique-hôtel Retrome, quartier Eixample. Un ancien appartement transformé en hôtel, une salle commune fort agréable, l’impression d’être comme à la maison. Un look vintage que j’adore ! Barcelone, une ville de caractère au brin de folie qui fait du bien !]]>
Mon vin du weekend #24
Jean-René Germanier, AOP Valais, 2009. Le vignoble du Valais, planté majoritairement sur la rive droite du Rhône est le plus important de Suisse. Il se distingue par sa richesse ampélographique rare avec une soixantaine de cépages représentés. Le Domaine Jean-René Germanier illustre une belle histoire de famille puisque c’est aujourd’hui la troisième et la quatrième génération qui perpétuent le savoir-faire familial. Une famille de vignerons mais pas que. L’exploitation produit aussi une eau-de-vie de poire Williams, réalisée un peu par hasard… Suite à la grêle de ses vergers, Françis Germanier (la deuxième génération) décida de distiller sa récolte qui était à terre et qui s’avéra un produit d’une saveur extraordinaire. La Syrah Cayas, est une cuvée « réserve » issue d’une sélection des meilleures parcelles situées sur des côteaux schisteux. Elle se pare d’une robe de bal à la couleur profonde et étincelante de cerise bigarreau, ponctuée de reflets légèrement tuilés ; un nez époustouflant de par son expression, sa finesse et sa complexité, dévoilant des notes de petits fruits noirs, de truffe, de sous-bois, d’épices et de violette ; une bouche de velours, à l’équilibre frais, d’une superbe concentration, à la rondeur exubérante et à la finale enchanteresse sur des arômes réglissés. Une Syrah digne d’une Grande Dame (prix 32€) dont l’élégance mérite des mets à sa hauteur ; un tournedos aux cèpes, un poulet de Bresse truffé, un carré d’agneau aux girolles. La Syrah du Valais, pour un hymne à la liberté !]]>
Barcelone, mon carnet de voyage #1
parc Güell, rester bouche bée devant les œuvres de Picasso ou de Miró, s’en mettre plein les papilles en savourant la gastronomie catalane… Bienvenue dans la trépidante Barcelone !
Un bar à vins authentique, La Vinya del Senyor.
Sur une petite place au calme, en plein cœur de Barcelone, la plaça Santa María, quatre petites tables éclairées à la bougie invitent à la détente. Un havre de paix où il fait bon découvrir les vins espagnols et se délecter de quelques « platillos » succulents.
A l’intérieur, un petit comptoir, un espace confiné et chaleureux, laisse présager de douces soirées enivrantes !
Une belle carte de vins espagnols dont un grand choix de vins au verre (qui change toutes les quinzaines) accompagne à merveille des « platillos » très fins et goûteux (entre 3 et 8€).
En image, des cannellonis à l’huile de cèpes, de la soubressade de Minorque au miel de Taronger et du dos de morue fumée qui fond sur la langue. Une régalade ! La Vinya del Senyor, le rendez-vous des barcelonais qui ont du goût !
Un caviste de choc, Vila Viniteca On se croirait dans une vieille bibliothèque comme je les aime. A la place des reliures, une impressionnante collection de bouteilles de vins espagnols et de belles références des vignobles mondiaux garnit les étagères. Le plus difficile est de rester raisonnable et de faire un choix ! Pour nous aider, le conseil est à la hauteur du lieu. Vila Viniteca, le passage obligé des amoureux du vin ! A suivre, d’autres adresses pour un séjour d’ivresse…]]>
23ème jour de l’Avin, une mise en bouche avant Noël ?
Oenos a eu la bonne idée d’éveiller nos papilles avec son calendrier de l’Avin. Voici ma contribution en ce 23ème jour ! Nous n’avons jamais été aussi proches des repas gargantuesques de Noël. Alors, pour se mettre en appétit tout en préservant notre système digestif, je vous propose de partir à la rencontre d’un Picpoul de Pinet ! L’AOP Picpoul de Pinet s’étend sur une surface de 1400 ha en bordure du charmant Etang de Thau. Ici, un seul cépage est autorisé, le Piquepoul Blanc, implanté sur les rives de Thau depuis l’Antiquité. Un nom rigolo qui évoquerait la manie qu’avaient les poules de « piquer » les grains éparpillés sur le sol. La cuvée Carte Noire (prix 4€), Cave de l’Ormarine, 2013, se pare d’une robe jaune pâle, brillante, aux reflets verts ; s’exprime sur des notes de fleurs blanches (aubépine), d’agrumes (citron jaune, pamplemousse) et d’une pointe mentholée ; se dévoile en bouche par un équilibre frais sur des arômes citronnés, une finale rafraîchissante un soupçon iodée. Pour un accompagnement tout en finesse et légèreté, nous allons faire le grand saut avec des huîtres Fine de Claire Marennes Oléron à la finale savoureuse de noisette. Quand l’Etang de Thau rencontre le Bassin de Marennes Oléron, je dis banco ! Joyeux Noël !]]>
