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Mon vin du weekend #55

Ce weekend, je ne suis pas très sympa. Je vais vous parler d’un vin que vous ne pourrez pas déguster avant quelques mois…

Vous connaissez déjà Pierre Cros, le Paysan libre du Minervois. Et bien figurez-vous que j’ai eu le grand plaisir de découvrir sa toute nouvelle cuvée, « Entre la vigne et la mer », et que j’ai trop envie de vous faire partager mes émotions (vous ne m’en voudrez pas, hein !).

C’était mercredi soir.
Depuis plusieurs années, Pierre Cros a pour habitude d’inviter quelques chanceux afin de clôturer Vinisud autour d’une bonne bouffe et de ses nouveaux millésimes. Un peu comme un « off » au grand cœur.

Les Costes, Partouse, Nebbiolo, Pinot Noir, Touriga Nacional, Mal aimés, Vieilles vignes, les Aspres, au milieu de ces belles bouteilles exprimant la personnalité franche et passionnée de l’homme qui les sublime, est venu se glisser le petit dernier.

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« Entre la vigne et la mer », son nom est apparu comme une évidence après avoir entendu la chanson de Toan, un rappeur du cru.

« Mon père c’est la mer, sa douceur sa force sa musique
Tu m’as appris à donner sans attendre en retour
Que tout ce qu’on jette nous revient en écume un jour
J’ai observé l’humilité, les yeux vers ton infini
J’ai compris que seule la passion me donnerait vie »

« Ma mère c’est la vigne, celle qui nourrit, qui apaise
Tu danses, sous le mistral des bals de vendange
Tu es libre, ta beauté n’a pas d’âge
Non pas les raisins de la colère, mais les raisins de l’amour »

Déguster cet assemblage de Mourvèdre et Syrah, au rythme de Toan, voir le visage rayonnant de Pierre Cros, heureux de nous faire partager ce moment, ne peut laisser indifférent !

Un vin encore en cours d’élevage, qui sera mis en bouteille « quand il sera prêt », qui va vous épater ! De l’élégance, du jus, un grain fin, une jolie concentration, un nouvel élixir de plaisir !

Merci Pierre !

Quel vin pour la Saint-Valentin ?

Le débat fait encore rage concernant l’histoire de la Saint-Valentin. D’origine romaine ou de Grande-Bretagne, chrétienne ou païenne, évoquant les Lupercales (fêtes faunesques de la Rome Antique) ou le jour choisi par les oiseaux pour s’apparier ? Mais peu importe les guerres de clochers, le 14 février est devenu le jour des amoureux à travers le monde !

Je vous l’accorde, la fête de la Saint-Valentin a comme un air de surfait. Mais il ne tient qu’à nous d’y remédier ?
Alors, évitons les restaurants aux tarifs exorbitants où la majorité des couples se regardent dans le blanc de l’œil. Profitons-en pour se retrouver avec une personne que l’on aime autour d’un bon repas aux chandelles. Débouchons la bouteille de circonstance…

Pour retrouver mes recommandations vin pour la Saint-Valentin, il suffit de cliquer ici !

 

La WINEista souffle sa deuxième bougie !

Deux ans déjà…
La WINEista souffle sa deuxième bougie. Alors, je ne vais pas vous épargner la vieille rengaine « ah, que le temps passe vite » !
En effet, les jours filent quand on est bien entouré. Un grand merci à vous, mes fidèles lecteurs, et à toutes les jolies bouteilles qui pimentent mes papilles !

Et comme un anniversaire ne se fête pas sans un paquet à déballer goulûment, je vous propose un petit jeu :

Trouvez la bouteille parmi mes 5 best of wine 2015 qui prend racine sur une terre explosive. Et vous pourrez la déguster à ma santé !

Pour participer, il vous suffit de répondre par mail via la rubrique contact du blog. Un tirage au sort désignera l’heureux élu.

Vous avez jusqu’au mardi 8 mars pour plancher. Une belle occasion afin de célébrer la journée de la femme !

Bonne chance !

Au Château Pédesclaux

Au Château Pédesclaux, on ne fait pas les choses à moitié !

Il faut dire que le nouveau propriétaire, l’entrepreneur sportif Jacky Lorenzetti (ancien détenteur de l’agence immobilière Foncia), a su s’entourer des meilleurs pour réveiller cette belle endormie.
Un directeur de haute volée, Vincent Bache-Gabrielsen, pour mener à bien une révolution qualitative et un architecte de renom, Jean-Michel Wilmotte, afin de construire un bâtiment qui marque les esprits.
Mission réussie Messieurs !

Quand on arrive au Château Pédesclaux, il s’offre à nous un panorama exceptionnel ; une vision futuriste bien ancrée dans son terroir de graves classé Grand Cru Pauillac en 1855. Laissez-vous guider sur le sentier qui traverse une toute jeune parcelle de vigne afin de vous imprégner des lieux…

Entre tradition et modernité, l’ancienne chartreuse a été revêtue de deux extensions en verre comme pour illustrer ce passage de relais vers une aire nouvelle.
Le chai quant à lui semble tout droit sorti de la quatrième dimension ! Un bâtiment imposant allégé par ses lignes épurées et sa transparence.

Le Château Pédesclaux, une approche cousue main de grand standing.

Aujourd’hui, le vignoble compte une cinquantaine d’hectares, principalement en Cabernet Sauvignon et Merlot. Du travail de la vigne à la mise en bouteille, rien n’est laissé au hasard afin de préserver l’intégrité des baies, puis la structure des mous et des vins.
Je ne vous ai pas encore dit que toutes les étapes se réalisent par gravité. Un chai qui ne voit pas la couleur d’une pompe, c’est plus qu’inhabituel !
J’étais déjà impressionnée par l’architecture et la prouesse technologique des lieux, alors quand je me suis retrouvée nez à nez face aux cuves ascenseurs, je suis restée scotchée !

Et dans le verre cela donne quoi ?
De 2009 (date de rachat) à 2015, la qualité va crescendo !
Le gap qualitatif est significatif à partir du millésime 2011, où l’on gagne en cohérence et en profondeur. Les vins du Château Pédesclaux n’excluent pas la notion de plaisir. Ce sont des vins de garde, accessibles, tant en terme organoleptique qu’au niveau du porte-monnaie (premier vin entre 25 et 35€). J’ai tout particulièrement aimé leur côté frais et salivant.

Notre ami Robert Parker qui avait habitude de dire « la vie est trop courte pour boire du Pédesclaux », va devoir revoir sa copie !

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Visites payantes sur rendez-vous toute l’année
Château Pédesclaux
Rue de l’Industrie
33250 Pauillac
05 57 73 64 64

Mon vin du weekend #54

Mon vin du weekend, je l’ai découvert la semaine dernière à Millésime Bio, le salon mondial des vins biologiques. C’est un vin blanc, la cuvée Seigneur de Leuze du Mas de Figuier, arrivé tout droit du terroir du Pic Saint Loup.

Je viens de m’apercevoir que je n’étais pas retournée dans le Pic Saint Loup depuis mon tout premier vin du weekend. A quelques jours à peine de l’anniversaire de La WINEista, quelle coïncidence (séquence émotion…) !

Allez, on se ressaisit…

Tout d‘abord une petite précision. Bien que située sur l’aire de l’AOP Languedoc Pic Saint Loup, la cuvée Seigneur de Leuze est revendiquée en AOP Languedoc. Tout simplement parce que l’AOP Languedoc Pic Saint Loup a été attribuée uniquement pour les rouges et rosés. Un vignoble qui a rapidement développé une forte notoriété. Sa proximité avec Montpellier a incontestablement joué dans cette ascension, mais c’est avant tout son terroir (frais et humide), et les vignerons qui le mettent en valeur, que l’on doit féliciter !

C’est plutôt facile de réussir un « one shot », d’assembler ses meilleures cuves pour élaborer le vin qui déchire ! Ce que j’aime au Mas de Figuier, c’est que l’ensemble de la gamme a quelque chose à nous raconter. On y retrouve une trame commune, des vins élégants, droits, de jolies finales, avec ce quelque chose en plus selon les cépages, les couleurs, l’élevage.

Aujourd’hui, je jette mon dévolu sur le Seigneur de Leuze (prix 8€). Du Grenache Blanc et de la Roussanne dorés à souhait. Un nez qui donne envie d’en parler, délicatement floral (chèvrefeuille), fruité (pêche blanche, zeste d’orange), complété de notes anisées et épicées (pain d’épice). Frais et aérien au palais, il s’étire sur des effluves de petites fleurs blanches.

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Un vin qui fait saliver, gai et accueillant, tout comme l’équipe du Mas de Figuier.

A déguster dès l’apéro avec une plancha de fromages ou une cassolette de poulpes, puis en compagnie de pâtes au thon, quiche au saumon ou Saint-Jacques rôties et purée de panais pour les grandes occasions…

Le Mas de Figuier pour un weekend tout en spontanéité !

Quel vin boire avec les crêpes à la Chandeleur ?

Selon les croyances populaires, la fête de la Chandeleur serait un hommage au printemps qui arrive. Beaucoup plus connue comme étant l’occasion de déguster des crêpes, la Chandeleur est aujourd’hui fêté durant plusieurs jours au début du mois de février.

Quel vin choisir pour accompagner nos crêpes favorites ? Qu’elles soient salées ou sucrées, le cidre et la bière règnent en maîtres. Pour les inconditionnels du vin ou ceux qui disent non à la routine, suivez mes conseils…

Pour lire la suite, il suffit de cliquer ici !

Vendredis du Vin #81

Un Vendredi du Vin Star World, c’est quoi ? C’est le vin que l’on emmène au bout du monde. La bouteille qui nous ressemble, que l’on aime par dessus tout et que l’on fait déguster avec fierté et enthousiasme. Véro, du Mas Coris, nous donne envie de partir en vacances loin, très loin, avec ce thème des Vendredis du Vin #81.

Alors, voyez-vous, je me suis creusée les méninges afin de trouver l’élu de mon verre…
Il faut qu’il représente ma région de cœur. Celle qui m’a vue grandir, qui m’a éveillée aux douces senteurs de garrigue ; le Languedoc.
Il doit être accessible, sans être facile, afin de pouvoir ravir des palais et sublimer des mets qui dépassent nos frontières.
Un vin à mon image…

Il m’apparaît alors comme une évidence, d’embarquer mon tout premier vin, le tout premier millésime du Domaine La Vivarelle, fruit du travail de plusieurs générations.

Madame Rêve rouge 2014 ; un cépage, trois terroirs, une micro cuvée élaborée entièrement à la main, qui invite à la détente.

La Syrah, un cépage qui me fait rêver car il a des expressions variées, que l’on a même parfois du mal à identifier, qui se cultive à travers le monde sans toutefois renier ses racines.
Le cépage rouge féminin le plus cultivé.
Un assemblage de grappes issues de terroirs argilo-calcaire, terrasses villafranchiennes et schiste, choyées par nos petites mains de la vendange à la mise en bouteilles.
Une cuvée élégante, à la complexité subtile.

Madame Rêve d’archipels, de vagues perpétuelles, sismiques et sensuelles,…

Les personnes qui ont trempé leurs papilles la décrivent comme de bonne compagnie, pour un apéro dînatoire ou un repas aux saveurs conviviales.
Son nez dévoile des parfums de fruits mûrs (airelle, mûre), d’épices (réglisse, genièvre), de fleur (pivoine). En bouche, sa texture onctueuse est ravivée par sa fraîcheur, laissant quelques notes de petits fruits noirs et de poivre sur la langue.

Il ne me reste plus qu’à trouver la destination !

Mampuku, Bordeaux

Le restaurant Mampuku, pour un voyage gustatif au cœur de Bordeaux…

Vous étiez déjà fans du Miles, vous allez adorer le Mampuku (bien manger en japonais) ! Les deux jeunes couples venus des quatre coins du monde ont ouvert une deuxième enseigne à côté de la place du Palais et sa majestueuse porte Cailhau.

On y retrouve l’âme de leur premier établissement, une ambiance décontractée, une décoration épurée, des saveurs exotiques, dans un esprit « street food » raffinée.

Dans l’assiette
Point de photo ! J’étais trop concentrée à décrypter mes sensations gustatives et je préfère vous laisser la surprise de ces mets à la présentation alléchante et irréprochable.
Mes coups de cœur, en « Miampuku » (les entrées) : la galette japonaise au chou, gingembre, œuf, bonite et la brioche vapeur au bœuf confit, citronnelle, cacahuète.
En « Miam Miam(puku) » (les plats) : l’épaule de cochon marinée et confite au soja. Des petits morceaux fondants à manger façon nems ; enroulés dans une feuille de chou chinois avec menthe et coriandre puis trempés dans une sauce style nuoc mam (bien meilleure).

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Dans le verre
Je vous conseille vivement de vous laisser tenter par le Saké. Oubliez les mauvais alcools servis dans les restaurants chinois bas de gamme ! Le « vrai » Saké peut être comparé à un vin blanc. Il titre entre 14 et 17°, s’exprime sur des arômes fins et complexes, de fleurs, d’épices, de fruits exotiques. Il envahit la bouche d’onctuosité pour finir sur des notes anisées.

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Une carte des vins à l’image du lieu. Une jolie sélection d’ici et d’ailleurs, commentée par quelqu’un qui sait de quoi il parle (ça fait du bien !).

Dans le porte-monnaie
Trois menus à partager pour l’ensemble de la table (de 25€ à 45€).
Le Saké, ce n’est pas donné, mais l’expérience en vaut la peine (entre 10 et 17€ le verre).
Des vins aux prix très corrects (5-7€ le verre, 20-35€ la bouteille).

Dans l’ambiance
Partage et convivialité sont les maîtres-mots du Mampuku. Un comptoir avec vue sur la cuisine permet de s’extasier sur la dextérité des chefs. A l’entrée, on s’installe sur une grande table haute en bois brut qui ondule afin de nous laisser le juste équilibre entre échange et intimité.
Une atmosphère reposante qui laisse toute sa place à une cuisine enchanteresse. Pour un repas décontracté en compagnie de gourmets ouverts aux saveurs d’ailleurs.

Les petits plus
Une machine à glaces en libre-service pour retomber dans l’enfance !

Contact
Restaurant Mampuku, 9 rue Ausone, 33000 Bordeaux.
Réservation au 05 56 81 18 75.

Au Mampuku, pour s’évader tout en restant près de chez soi !

 

Quel vin pour la journée internationale des câlins ?

En ce jeudi 21 janvier, je déclare ouverte la journée internationale des câlins ! Alors, on se papouille, on se cajole, on se serre fort, et, on boit un verre de vin…

Connue sous le nom de « National Hug Day » aux Etats-Unis, cette initiative est due au révérend Kevin Zaborney (en 1986). Une idée bien sympathique pour lutter contre la morosité du mois de janvier !

Envie de douceur, quel vin pour la journée internationale des câlins ?

Un Vin Doux Naturel sinon rien ! Le Serrat de chez Sarda-Malet, AOP Rivesaltes. Un bouquet gourmand de fruits confits, zestes d’oranges et épices douces. Pour un apéro réconfortant ou un repas savoureux ; tajine de poulet aux citrons confits, filet de porc au bleu et noisettes.

Une cuvée au nom évocateur. Les Mains sur les Hanches du domaine Sainte Marie des Crozes, AOP Corbières. Un Grenache Noir puissant et structuré pour se réchauffer avec un bon cassoulet.

Un rosé à la couleur délicate comme les traces laissées par un baiser. Rouge à lèvres du Mas Baux, IGP Côtes Catalanes. Pour un apéro dînatoire tout en finesse.

Alors, qui veut un câlin ?

Mon vin du weekend #53

Avez-vous déjà dégusté un Muscat sec élevé dans du bois ? On me chuchote que ça ne court pas les caves à vin …

Le Muscat à petits grains blancs est le cépage emblématique des appellations les plus renommées (Saint-Jean de Minervois, Cap Corse, Beaumes de Venise…). Face à la diminution de la consommation des Vins Doux Naturels (c’est bien dommage), les vignerons ont dû diversifier leur gamme en le vinifiant comme un vin blanc sec classique ; donnant des produits flatteurs, très aromatiques, manquant parfois de finesse et de complexité.

Le Domaine du Mas Rouge, a eu l’idée audacieuse d’élever son Muscat sec en demi-muid (un gros fût de 600l) afin d’y amener un grain de folie ! Un dosage parfaitement réussi.

« Les chuchotements de Jules » présente la juste touche de boisé qui relève des arômes « muscatés » élégants.
Une robe ensoleillée. Un nez explosif de parfums raffinés, fleur de vigne, citron confit, abricot sec, vanille. Une bouche ample et puissante, rafraîchie par sa vivacité, à la finale gourmande de noisette et zeste d’orange.

Un vin à découvrir (prix 8€), atypique et harmonieux, qui ouvre l’appétit ! Avec du saumon fumé, des huitres gratinées, une tarte aux poireaux, un couscous aux poissons, un ceviche de daurade.

Si vous passez entre Sète et Montpellier, je vous conseille vivement de faire une petite halte au Mas Rouge. Un domaine magnifique, situé sur le site exceptionnel des Aresquiers, où les flamands roses côtoient les vieux ceps de vigne.

On me chuchote maintenant que c’est bientôt le weekend, enjoy !