Domaine Serre Romani et le Clos Canos. Pourquoi comparer ces deux vins rosés ? Pour aiguiser nos palais à les distinguer, illustrer la diversité qui peut émaner de deux produits apparemment proches en termes de typicité et de niveau de gamme identique. Sur votre gauche, la cuvée Providence du Domaine Serre Romani, AOP Côtes Catalane, 2013 ; 100% Grenache Noir. A droite, Le Clos Canos, AOP Corbières, 2013 ; issu d’un assemblage intéressant des trois Grenaches à parts égales (30% chacun); Grenache Blanc, Grenache Gris, Grenache Noir et d’une touche de Syrah (10%). La robe d’un vin rosé a une influence très importante pour le dégustateur, elle participe à l’éveil ou, a contrario, au raidissement de ses papilles. Ces deux vins ont une robe délicate, brillante, lumineuse d’une intensité rose pâle équivalente. On peut cependant les distinguer au niveau des reflets, la cuvée Providence présentant des notes saumonées un peu plus évoluées. En nez, bienvenue à la diversité ! Nos deux amis développent une belle intensité sur des palettes aromatiques cependant différentes. La cuvée Providence dévoile des notes fraîches et fruitées de fraise Tagada, de fruits exotiques (papaye) et d’une pointe de noix de cajou. Le Clos Canos un brin plus intense et complexe, s’exprime quant à lui sur des arômes de pamplemousse rose, de groseille, d’abricot sec et d’un soupçon de fleurs blanches. En bouche, l’homogénéité est de mise mais la pluralité continue … Un équilibre plus vif, une longueur en bouche soutenue sur des notes de petits fruits rouges et de noix de cajou pour la cuvée Providence. Une bouche magnifique, charnue, veloutée, une finale voluptueuse comme une caresse pour Le Clos Canos. Et si on s’attardait sur le packaging ? La cuvée Providence se présente avec un habillage recherché, sobre et élégant. Face à elle, Le Clos Canos apparaît comme un peu désuet par rapport à sa qualité et sa grande finesse. L’habit ne fait pas le moine mais bon ! Deux très beaux compagnons d’apéro qu’il ne faut surtout pas hésiter à déguster le temps d’un repas. La cuvée Providence, un rosé de caractère, à l’apéro avec des anchois marinés, des poulpes ou des croquetas au jambon. A table, en accompagnement de seiche à la plancha, de paella ou de gambas. Le Clos Canos, un rosé élégant et sensible, à l’apéro avec une chiffonnade de jambon de Parme, des sépions (bébés seiche) ou des encornets. A table, à associer avec des brochettes de filet mignon, de l’agneau Cathare ou du homard. Des petits prix pour du plaisir garanti : 7,50€ pour La Providence et 7€ pour Le Clos Canos. Une expérience intéressante qui a un goût de revenez-y ! Weekend, c’est parti !]]>
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Mon vin du weekend #14
Domaine Gerovassiliou ! Dans l’antiquité, les Grecs étaient considérés comme les meilleurs vinificateurs de la Terre entière. Par la suite, domination turque aidant, l’activité vinicole périclita avant de connaitre un nouvel essor il y a une trentaine d’années seulement. C’est John Carras qui fut à l’initiative de cette révolution qualitative. Il sut s’entourer des conseils avisés du fameux Professeur Peynaud (de Bordeaux) qui introduisit des cépages internationaux (Cabernet Sauvignon, Merlot, Chardonnay, …), réhabilita les variétés autochtones et optimisa leur adéquation aux différents terroirs. Vangelis Gerovassiliou, propriétaire du Domaine du même nom, fit partie de ces pionniers œuvrant à la réhabilitation des vins grecs. Diplômé de l’école de viticulture et œnologie de Bordeaux, il entreprit, en 1981, la restructuration du vignoble familial. Située sur l’appellation « Epanomi Regional Wines », cette propriété de 50 ha, est une des plus réputées de Grèce pour la qualité des ses vins et son dynamisme en matière d’œnotourisme. La cuvée « White », millésime 2013, est issue d’un assemblage de deux cépages traditionnels, l’Assyrtiko et le Malagousia. Une robe lumineuse aux reflets verts ; un nez fin et expressif sur des notes de fruits (pêche blanche, citrus, mangue), fleuri d’un soupçon de jasmin ; une bouche au bel équilibre enchanteur, suave, avec une finale persistante sur des arômes citronnés. Un vin qui m’a séduite lors d’une douce soirée, attablée à la terrasse romantique du restaurant Enalion sur le charmant petit port de Pollonia (île de Milos). Un grand merci à Ilias Moraitis, le sommelier des lieux, pour cette découverte qui m’a replongée dans la magie de la mythologie grecque ! A big thank you to Ilias Moraitis, the « sommelier » of the Enalion restaurant, for his expertise and for sharing his knowledge and his passion regarding wines. This tasting dipped me back into the magic of the Greek mythology ! Une escapade complexe et fruitée pour un apéro authentique agrémenté de poulpes séchés au soleil, juste poêlés, et de feta. Et, puisqu’un air de vacances souffle sur nos papilles, quelques photos de Milos la légendaire. Ames sensibles s’abstenir ; c’est trop beau !
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Bordeaux fête le vin, mes temps forts !
Bordeaux fête le vin.
Revenons sur les temps forts de cet événement incontournable ! Bordeaux fête le vin c’est avant tout l’opportunité de pénétrer un univers qui n’est pas toujours accessible ; l’univers des vins de Bordeaux ! Tous les 2 ans, la ville rend ainsi hommage à ses vins, qui contribuent au rayonnement de la France dans le monde, ainsi qu’aux acteurs de la filière.
Armé du PASS Dégustation, nous voilà partis sur une route des vins à ciel ouvert, à l’assaut des différents pavillons représentant les 80 appellations de Bordeaux et d’Aquitaine ; un parcours initiatique à la rencontre des viticulteurs et négociants.
Une dédicace toute particulière au pavillon Sweet Bordeaux, dédié à la découverte des vins blancs doux (Sauternes, Barsac, Loupiac, …), qui a proposé des animations sympas et originales comme le « Homemade hamburger » ; le hamburger fait maison revisité par deux chefs (John Sedlar et Christophe Girardot) avec, en prime, des accords burgers/vins commentés. L’Ecole du Vin du CIVB, a également mis en place des activités ludiques et pédagogiques afin de découvrir autrement les vins de Bordeaux : des ateliers autour des arômes des vins, de l’art d’assembler différents cépages, d’associations mets et vins. Mais la fête s’est exportée aussi au-delà des quais en proposant des escapades dans les vignobles sur des thématiques variées : une journée gourmande à Margaux, la « route des châteaux du Médoc » ou encore Les Crus Classés de Graves autour d’accords mets et vins.
Au cœur de l’évènement, dans les salons prestigieux du palais de la Bourse, des dégustations de prestige ont été proposées sur inscription (limitée !). J’ai ainsi participé à un moment privilégié nommé « Passeport 1855 » ; la dégustation des Grands Crus classés lors du tout premier classement rédigé en 1855.
Une belle dégustation, commentée par les propriétaires des châteaux (en personne), illustrant la diversité des terroirs (Haut-Médoc, Margaux, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe, Sauternes) et des millésimes (de 1996 à 2011).
Cette année, afin de célébrer le 50ème anniversaire du jumelage entre la capitale girondine et la cité des Anges, la fameuse Los Angeles était à l’honneur. Une ville comme je les aime ; d’avenir, cosmopolite, qui dépasse les clichés. A cette occasion, une saison culturelle commune est proposée pour découvrir les richesses des scènes artistiques de ces deux villes (jusqu’en décembre 2014). Sur Bordeaux, je vous conseille d’aller faire un tour au CAPC à la découverte des sculptures monumentales d’Aaron Curry ainsi qu’au Musée d’Aquitaine pour l’expo « Chicano Dream ».
Et, pour conclure sur une note artistique, je tire mon chapeau à Elvira Gazizova et Sergeï Sidorov qui ont réalisé une barrique géante lien (9m de haut sur 7m de base) constituée de 285 000 bouchons de liège de coloration naturelle différente ! Il se murmure qu’elle sera inscrite au prochain livre Guinness des records (ça c’est une chute qui en jette !) …]]>
Mon vin du weekend #13
Bordeaux fête le vin.
Le suspens a maintenant assez duré ! Il est grand temps de vous faire découvrir l’élu de mes papilles pour ma séance de dégustation en live. Connu principalement pour ses grands crus classés, Bordeaux est incontestablement le vignoble le plus prestigieux au monde. Mais, c’est aussi des petits producteurs, des vignerons qui œuvrent avec moins de moyens mais avec tout autant de talent.
Ce weekend, j’ai voulu leur rendre hommage en sélectionnant un vin rouge du Château Côtes de Cassagne, millésime 2012, AOP Bordeaux Supérieur. Myriam et Cyril Chancelier se sont lancés en 98 en acquérant 2 ha de vignes sur la commune de Ruch. Des parcelles admirablement situées sur un des plus hauts et des plus beaux plateaux de la zone viticole AOP de l’Entre-deux-Mers.
Ces deux passionnés bichonnent leurs vignes qui entourent leur habitation ; tout est fait manuellement. Je me suis baladée dans leurs parcelles et je peux vous dire qu’il n’y pas une feuille qui dépasse !
Ils produisent des vins que l’on qualifie de « vins de garage ». Bien loin des cuviers conçus par des architectes de renom, ils ont aménagé un petit chai simple mais efficace dans leur ancien garage. La cuvée Château Côtes de Cassagne est issue d’un assemblage de Merlot (50%), Cabernet Sauvignon (30%) et Cabernet Franc (20%).
Les parcelles à petits rendements (35 hl/ha) sont vendangées manuellement à maturité optimale. Après une vinification en rouge classique, le vin est élevé en barriques (de 2 à 3 vins) pendant 18 mois. Une belle robe d’un rouge profond avec des reflets rubis ; un nez expressif sur des notes de petits fruits noirs mûrs (cassis, mûre), de griotte, d’épices, d’eucalyptus et de grillée ; une bouche ample, pleine, à l’équilibre gourmand, une belle concentration, des tanins présents mais soyeux, une finale agréable sur des arômes de griotte. Un vin à déguster sans attendre ou à redécouvrir dans les 5 à 6 ans ; à déboucher avec une entrecôte à la Bordelaise ou une côte de bœuf grillée aux sarments de vigne (of course !). Des bouteilles que l’on retrouve exclusivement chez les cavistes (prix 8€) : l’Envers du Décor, La Caisse de 12. Avec, en prime, une cuvée choc, « No wood is good » ; point de bois mais un élevage de 18 mois dans une cuve béton en forme d’œuf. Comme pour bousculer les codes traditionnels de la vinification Bordelaise… Le Château Côtes de Cassagne, un vin charmant pour un weekend renversant !]]>
Et si on dégustait ?
Bordeaux en live pour une séance de dégustation de mon vin du weekend.
Une superbe occasion de participer à Bordeaux fête le vin, de connaître les joies du direct et de se replonger dans le béaba de la dégustation d’un vin. La dégustation d’un vin n’est pas uniquement utile pour briller en société ! C’est une méthodologie permettant de réaliser une analyse sensorielle du vin afin de pouvoir le décrypter, en parler avec un vocabulaire commun et évaluer ses qualités organoleptiques.
Elle se déroule en trois étapes utilisant des sens différents : la vue, l’odorat et le goût.
L’analyse visuelle permet d’appréhender la limpidité, la brillance, la robe et les larmes du vin.
La robe nous donne des indices sur les cépages utilisés et l’âge du vin. Un Pinot Noir par exemple présentera une robe peu intense avec une légère transparence. Un vin blanc jeune aura des reflets verts alors qu’il évoluera ensuite vers des reflets dorés puis ambrés. Un vin rouge jeune aura une nuance violette puis orangée ou tuilée.
Les larmes indiquent, quant à elles, la teneur en alcool et la présence de sucres résiduels.
L’examen olfactif détermine les arômes du vin. Il nous renseigne sur les cépages, les méthodes de vinification et d’élevage, l’âge ou encore le terroir.
Il s’effectue en deux temps. Tout d’abord, sans remuer le verre ; c’est le « premier nez » qui permet de déterminer l’intensité aromatique et les arômes dominants.
Ensuite, en agitant le vin ; c’est le « deuxième nez » qui nous révèle toute la complexité aromatique d’un vin. Les arômes du vin sont classés en différentes familles que le dégustateur s’efforce de reconnaître : les fruits (fruits rouges, fruits exotiques, …), les fleurs (rose, violette, …), les végétaux (poivron vert, tabac, …), les épices (poivre, réglisse, …), les notes boisées (vanille, cèdre, …), grillées (café, caramel, …), minérales (pierre à fusil, craie, …), animales (cuir, musc, …), lactiques (beurre, lait,…) ou encore les défauts (bouchon, vinaigre, écurie, …). C’est un exercice qui n’est pas toujours évident, qui demande de l’entraînement et qui fait référence à notre passé olfactif. Par exemple, une personne qui a passé son enfance chez ses grands parents dans le sud de la France aura plus de facilité à reconnaître des arômes de garrigue alors qu’il lui sera plus difficile d’identifier des notes de myrtille sauvage !
Au cours de l’examen gustatif, il s’agit de déterminer : l’homogénéité en bouche, l’équilibre du vin, sa concentration et sa longueur en bouche.
Il diffère selon le type de vin ; rouge, blanc ou rosé. L’homogénéité en bouche est la cohérence entre :
– les premières sensations ressenties en bouche (dans les premières secondes) ou « l’attaque en bouche » : une attaque fuyante, à dominante acide ou au contraire une attaque ample et équilibrée.
– le « milieu de bouche », c’est-à-dire les sensations gustatives qui arrivent au niveau de la langue et du palais : l’harmonie et le volume du vin.
– « la finale » : la dernière sensation gustative perçue en bouche. L’équilibre du vin est l’équilibre entre le moelleux, l’acidité et les tanins (pour les vins rouges).
Le moelleux ou gras est lié à la teneur en alcool et en sucres.
Les tanins sont très importants dans les vins rouges car ils vont constituer la charpente du vin. Il faut essayer de distinguer leur qualité. Ils peuvent être rugueux, grossiers (ils assèchent ou râpent la langue) ou au contraire fins, veloutés. La concentration du vin désigne le corps, la matière. La longueur en bouche fait référence à la persistance des arômes après avoir avalé (ou recraché) le vin. Une grande longueur en bouche est signe d’un grand vin. La dégustation d’un vin stimule nos sens. Elle peut nous faire voyager, réveiller des souvenirs, nous surprendre, parfois nous décevoir.
Prendre le temps de s’attarder sur un vin, d’échanger, est une aventure passionnante qui, pour être réussie, demande une certaine dose d’humilité.
Au-delà de sa méthodologie, il ne faut jamais perdre de vue que, le plus important, est d’avoir du plaisir !]]>
Les Amants de la Vigneronne
Vendredi Du Vin, Patrick Bottcher, notre président du mois, nous propose de partir à la découverte de ces vignerons du 3ème type. Ces vignerons qui nous ont captivés en nous parlant avec passion de leur métier et en nous faisant déguster leurs vins racés.
Pour ma part, j’ai en tête une belle rencontre, au cœur du charmant petit village de Faugères, une rencontre avec Les Amants de la Vigneronne. Les Amants de la Vigneronne, c’est l’histoire d’une belle vigneronne toute de pierres de taille vêtue, laissée à l’abandon, qui a repris vie quand un couple belge (qui vit dans le péché) a succombé aux charmes sauvages de l’arrière-pays héraultais.
Au tout début, Régine et Christian ont acheté, en 2004, cette belle bâtisse afin d’y accueillir des chambres d’hôte de charme. Puis, de fil en aiguille, ils ont eu l’opportunité d’acquérir une parcelle de vigne, de vinifier leur vin de garage, d’y prendre goût, d’avoir de la notoriété, pour arriver aujourd’hui à un vignoble de 8 ha et à une séduisante gamme de vins élaborés dans un chai flambant neuf. Leurs parcelles sont situées sur l’aire d’appellation Faugères, le seul vignoble AOP du Languedoc situé sur un terroir homogène de schiste.
On y retrouve des vieilles vignes de Syrah, Grenache Noir, Mourvèdre, Roussanne et Grenache Blanc. Avec une dominante de Mourvèdre, un cépage qui les a d’emblée séduits. C’est avec les yeux qui pétillent que Régine nous détaille le soin porté à ses vignes ainsi qu’aux vins qui en émanent ; des vendanges manuelles, un tri minutieux des raisins, l’attente de la maturité optimale, de longues macérations, un élevage en fûts de chêne.
C’est avec générosité qu’elle nous entraîne à la découverte de ses vins. Une belle gamme de 2 vins blancs, 1 vin rosé et 3 vins rouges aux noms évocateurs, tout en sensualité : A Corps Perdus, Le Rouge aux Lèvres, De Chair et de Sang, Dans la Peau, Les Vignes Enlacées, Soif de Toi. Une belle gamme habillée avec soin et originalité. L’étiquette représente une enveloppe comme à l’époque ; le timbre spécifie le millésime, le tampon du recommandé le nom de la cuvée.
Au dos de la bouteille, la contre-étiquette fait office de carte postale. Comme une lettre à destination des personnes qui vont déguster les vins.
Dans les entrailles de la vigneronne, on découvre une salle de dégustation nichée sous des voutes en pierre ainsi qu’un caveau de vente, Le Cellier de la Vigneronne, à la déco simple et chaleureuse.
Régine et Christian ont eu la bonne initiative de représenter quasiment tous les vins indépendants de l’appellation. Une belle initiative d’intégration et de solidarité vigneronne !
Les différents vins sont classés par villages, dont le nom est inscrit sur des anciennes douelles de barrique. Quel vin des Amants de la Vigneronne vous recommander dans ce dédale de plaisirs. Il vous suffit peut-être d’avoir l’audace de vous y laisser transporter !]]>
On fête le vin à Bordeaux !
Bordeaux fête le vin ; une route des vins à ciel ouvert, des balades dans les vignobles, des concerts, des expositions autour de l’art et du vin. Un rendez-vous incontournable pour les amoureux du vin, de gastronomie et de culture. Et, tadam ! La WINEista en guest star ! Deux fois par jour, un plateau télé au cœur de la fête du vin met à l’honneur des acteurs de la vie bordelaise. Vous me retrouverez sur le plateau de Bordeaux live pour une séance de dégustation en live de mon vin du weekend ! Vous pouvez venir m’encourager par des youpi le jeudi 26 juin à 19h sur le pavillon de la ville de Bordeaux (en face de l’esplanade des Quinconces quai Louis XVIII) ou me suivre en direct sur écran géant place des Quinconces (là, j’ai un peu l’impression d’être Madonna !) mais encore, pour les non Bordelais, sur le site de la ville de Bordeaux. Allez, j’ai dégoté mon vin de Bordeaux, il ne me reste plus qu’à peaufiner ma tenue !]]>
Mon vin du weekend #12
Vendredis du Vin nous ont amenés sur la route 66 à la découverte du vignoble du Roussillon ; une terre de contrastes et de diversités.
Sur la route 66, le choix fut difficile. Après un premier arrêt au Domaine de la Toupie, retrouvons-nous à Tautavel sur les terres du Mas Janeil. Le Mas Janeil appartient au célèbre Bordelais François Lurton, propriétaire de plusieurs vignobles en France et à travers le monde (Argentine, Chili, Portugal, Espagne).
C’est un domaine de 40 ha, niché sur le fameux terroir de la vallée de l’Agly, où les vieux gobelets s’épanouissent à souhait sous ce climat sec et venteux.
Au détour d’un virage escarpé, se dessine le Mas Janiel. Un bâtiment contemporain, ouvert sur le vignoble, qui s’intègre parfaitement dans ce paysage du bout du monde. J’y ai été accueillie par Laurent Dal Zovo, le responsable technique, qui m’a présenté un chai tout d’inox et de béton vêtu, réchauffé d’une touche de bois dans la partie dédiée à l’élevage des vins (en barriques ou demi-muids).
Laurent, œnologue de son état, met en œuvre son expérience, son inventivité et sa passion du vin à l’élaboration d’une belle gamme de produits au design moderne et original.
Après une dégustation acharnée et bien sympathique, j’ai jeté mon dévolu sur la cuvée « Le Traou de l’Ouille », 2011, AOP Côtes du Roussillon blanc. Pas besoin de vous plonger illico dans vos dicos, « Le Traou de l’Ouille » se traduit « Le Trou de l’Eau ». Il fait référence au nom de la parcelle, située sur un creux proche du ruisseau du même nom. Cette cuvée est issue d’un assemblage de vieux ceps de Macabeu et Grenache Gris, vendangés à la main, puis élevés 10 mois en demi-muids (barriques de 600l) et bâttonnés régulièrement afin de lui apporter complexité et richesse. Une robe séduisante, brillante aux reflets dorés ; un nez flatteur, fin et complexe, sur des notes de pêche blanche, d’abricot sec, de fleur blanche et d’un soupçon de grillé ; une bouche charnue, ronde, équilibrée par une bonne fraîcheur, une finale longue sur des arômes d’abricot sec et de noisette grillée. Un grand vin blanc de gastronomie (prix 22€), qui magnifiera vos poissons et crustacés sortis tout droit de la méditerranée ; petits rougets grillés, poêlés de piste (ou petits encornets), bourride de lotte. « Le Traou de l’Ouille », un vin blanc raffiné pour un weekend tout en affinité !]]>
Tous au Congrès des Œnologues !
ème Congrès des Œnologues de France. Cette année, cap sur Ribeauvillé à la découverte des pépites alsaciennes.
Mais, le Congrès des Œnologues, c’est quoi ? Je vous propose de partager les temps forts de cet événement inoubliable ! Le Congrès des Œnologues s’adresse aux œnologues (ok, c’est pas un scoop !) adhérents de l’Union des Œnologues de France.
Le titre d’Œnologue, né en 1955, est réglementé et protégé par la loi 55-308 et par décret 82-681. C’est un diplôme d’Etat, de formation scientifique (« celui qui possède la science du vin »), attribué aux titulaires du Diplôme National d’Œnologue. L’Union des Œnologues de France est, depuis 1959, le syndicat professionnel chargé d’assurer la reconnaissance et la défense de la profession d’œnologue ainsi que celle du vin. Il regroupe 1600 adhérents. Il est structuré en 8 antennes régionales, représentées par un Comité de direction. Le Congrès des Œnologues tourne dans les différents vignobles de France. Il est organisé tous les ans par l’antenne régionale concernée.
Cette année, nous avons eu le plaisir d’être accueillis par la région Alsace pour partager…
Des moments sérieux (faut pas croire, on bosse parfois).
La dégustation des vins dans le cadre des Vinalies nationales ; un concours qui présente les fleurons des vignobles de France.
Une matinée technique abordant un des enjeux majeurs de notre futur : « le réchauffement climatique, quelle œnologie pour demain ? ».
L’organisation de commissions de travail sur des thèmes variés ; communication, dégustation, laboratoire, technique, vin nutrition et santé, salariés et placement, Vinalies, réflexion et avenir.
Des découvertes uniques au travers de belles échappées dans les coteaux pentus alsaciens et de dégustations à n’en plus finir (de nombreux coups de cœur à venir !).
Des discours ; événements officiels et sponsors obligent …
Des réceptions de l’ambassadeur, dans des lieux prestigieux du patrimoine alsacien (l’abbaye des Dominicains à Guebwiller, le Château de Kientzheim), où il fait bon se délecter des spécialités locales. Mais aussi, l’occasion d’échanger avec les collègues de la France entière et de fêter « dignement » ces retrouvailles … Un grand bravo à l’équipe organisatrice, composée de bénévoles, qui a œuvré d’arrache-pied à l’organisation de cet événement du tonnerre ! Rendez-vous l’année prochaine, en Languedoc-Roussillon, pour le 55ème Congrès des Œnologues. Cap sur le Cap d ‘Agde !]]>
Mon vin du weekend #11
Jenna nous propose de dégoter un vin pour accompagner une de ses fameuses recettes du bout du monde ; un « Magret de canard au teriyaki et sésame ».
Je vous ai trouvé la perle rare, la Syrah du Frigoullas ! Tout a démarré en 1994 quand Michel Aussel, viticulteur de son état (Nizas, dans l’Hérault), a décidé de suivre les pas de son arrière-grand-père pour devenir vigneron.
Viticulteur en cave coopérative, il a décidé de tester ses talents en vinifiant une première barrique. Le succès fut immédiatement au rendez-vous ! Aujourd’hui, il dorlote ses 4 ha de vignes qu’il vinifie dans la cave familiale en plein cœur du village.
Cinq belles cuvées de vins de cépage émanent de sa passion ; nommées du nom de leurs parcelles respectives.
En rouge : Frigoullas (Syrah), Fontenilles (Grenache Noir), La Faïsses (Pinot Noir).
En blanc : Fontenilles (Grenache Blanc) et « Sous la grange du Pissé » (Chardonnay). Point de chai high tech, de site internet, de circuits de distribution arachnéens, Michel commerciale ses vins directement aux particuliers par la méthode ancestrale du bouche-à-oreille. Et c’est là qu’il faut être réactif, sa production est vendue en 2 mois ! J’ai donc eu l’honneur et le grand plaisir de tremper mes papilles dans la cuvée Frigoullas 2012. Une Syrah vendangée à maturité optimale, fermentée et macérée en cuve, puis soutirée dans des barriques afin d’y effectuer sa fermentation malolactique et son élevage (18 mois). Une belle robe lumineuse, aux reflets violets foncés, qui donne envie d’y plonger les papilles ; des notes généreuses de fruits rouges murs, de cacao, de réglisse, d’épices, évoluant délicatement vers une pointe florale (violette fanée) ; une bouche fruitée et gourmande, une bonne fraîcheur, des tanins soyeux, une finale réglissée persistante. Le Frigoullas, comme une friandise qui se débouche facilement et se déguste goulument (au petit prix de 5€) !
Quand Jenna m’a présenté sa recette, le fameux « Magret de canard au teriyaki et sésame », je n’ai pas hésité longtemps. Ce vin aromatique, rond, velouté, avec de la fraîcheur, s’accorde parfaitement avec son magret de canard relevé de parfums d’ailleurs ! Le Frigoullas, un vin friand, pour un weekend enivrant !]]>
