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Mon vin du weekend #6

AOP Alsace, de la Maison Boeckel. Bon d’accord, je vous dois quelques explications ! Alors, pourquoi ce choix ? Tout d’abord, car j’aime le mélange des styles et les ambiances décalées. L’idée d’associer ce copieux plat avec la finesse des bulles et sa marmite traditionnelle avec l’élégance d’une bouteille champenoise à la dorure discrète me fait planer. Mais aussi, tout simplement, car c’est parfait ; le gras de la frite et la note iodée de la moule sont relevés juste comme il faut par la légèreté de la bulle, de la fraîcheur et des notes fruitées. Avant de passer à la dégustation, un petit rappel afin de décortiquer les informations inscrites sur l’étiquette : Crémant Brut Blanc de Blancs, méthode traditionnelle. La méthode traditionnelle ou méthode champenoise désigne le procédé de vinification appliqué pour l’élaboration des champagnes. C’est un gage de qualité comparé aux autres méthodes utilisées pour certains vins effervescents : fermentation en cuve close ou vins gazéifiés (des vins classiques additionnés de CO2). Un Blanc de Blancs indique que le vin est issu uniquement de cépages blancs ; le Pinot Blanc pour notre Crémant. Brut fait référence à la teneur en sucre (entre 6 et 12 g/l) ; inférieure à celle d’un extra-dry, sec ou demi-sec. On y est ! Une robe dorée pâle ; un nez tout en fruits (pomme, pêche blanche, abricot sec), des notes de fleurs blanches, un soupçon de beurré et une pointe minérale ; des bulles régulières ; une bouche ample et fraîche, une finale fruitée et minérale. Ai-je besoin de préciser qu’on peut aussi faire péter le bouchon à l’apéro (avec des rillettes de thon et du pain de campagne) ? Un prix sympa à 9,50€. Un Crémant fin au fruité délicat pour un weekend bruxellois, une fois (désolée, je n’ai pas pu me retenir) !]]>

Les primeurs à Bordeaux, en photos

semaine des primeurs et nous faire patienter pendant que les journalistes rédigent à souhait et que les Châteaux cogitent sur leurs prix, retrouvons-nous en images autour des temps forts de cette wine week ! Malartic Le Château Malartic-Lagravière, Graves, pour la dégustation des vins de Pessac-Léognan. Il en jette grave ! photocaleche Bienvenue au Château Pape Clément, Pessac-Léognan. Une dégustation « all over the world » de l’ensemble des vignobles Bernard Magrez. chai-pape Une petite incartade (ni vue, ni connue) dans le tout nouveau chai du Château Pape Clément, baigné de soleil. Un chai alliant foudres coniques et cuves bétons ; un mariage réussi de tradition et modernité. Angelus La découverte du nouveau Château Angélus après de longs mois de travaux (je ne tenais plus !), Saint-Emilion. Un style traditionnel, un carillon majestueux de fer forgé. Clinet Un accueil intimiste au Château Clinet, Pomerol. Une présentation novatrice et ludique de leur nouveau projet sur écran tactile. Un bâtiment ambitieux ! LePin Une tentative de dégustation (infructueuse) au Château Le Pin, Pomerol. Le vin le plus cher de Bordeaux et uniquement 1000 bouteilles en 2013. Ils sont pardonnés ! ChevalBlanc1 ChevalBlanc2 Le Château Cheval Blanc, Saint-Emilion, et son chai au total look contemporain. Un alignement de cuves bétons à tomber par terre. Au sous-sol, la sérénité d’un chai à barriques pourtant colossal.  Merci LVMH ! Thunevin La rencontre avec le charismatique Jean-Luc Thunevin qui n’a pas fini de nous étonner ! Le privilège de déguster sa toute nouvelle cuvée Bad Boy Gold issue de son domaine à Maury ; un assemblage de Grenache Noir, Syrah, Carignan, un élevage barrique, un millésime 2004, et, une part de mystère… Il n’a pas voulu en dire plus ! Un très bon vin, très bien marketé ! Ca y est, j’ai déjà envie de recommencer ! A l’année prochaine !]]>

Mon vin du weekend #5

Millésima ; un panorama qui valait bien un coucher de soleil ! L’occasion de retrouver, le temps d’une soirée, la chaleur, les épices, la garrigue, le fruité, la complexité de ces vins envoûtants. Difficile de faire un choix au royaume des sens. Une histoire, quelques goulées et me voilà séduite par la cuvée Hommage 2010 du Domaine Coudoulis, AOP Lirac. Lirac est le cru le plus méridional de la Vallée du Rhône. Il s’étend sur 715 hectares de vignoble sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Geniès-de-Comolas et Saint-Laurent-des-Arbres, dans le département du Gard. La signification du nom « coudoulis », provenant du provençal « gros galets », fait référence au terroir du Domaine. Un sol rouge et caillouteux de type argilo-calcaire, où abondent les fameux galets roulés. Cette cuvée rend hommage aux vieux gobelets de Grenache Noir et de Syrah qui la composent. Les vieux gobelets de mon enfance ; tortueux, noueux, sculpturaux, balayés par le mistral et inondés d’un soleil vigoureux. Une vraie prouesse architecturale ! Un packaging sobre et élégant ; tout en noir et blanc. Illustré d’une belle représentation de ces ceps soumis à l’épreuve du temps. Une robe d’un rubis profond ; un nez explosif de fruits mûrs (cerise noire, mûre), une note florale, le tout relevé d’une pointe d’épices ; en bouche, l’harmonie est le fil conducteur, de l’opulence, des tanins enrobés par une belle matière, une acidité bienvenue, une longue finale épicée. À déguster avec une tartine de mozzarella, jambon cru et tomate séchée, un magret de canard juste rosé ou le fameux Boeuf Stroganoff (au vin rouge) de mon ami Javi ! Un bel Hommage à 16€. Un vin charnu et aromatique pour un weekend authentique !]]>

Les primeurs à Bordeaux, le debrief

primeurs à Bordeaux, me voilà avec les yeux qui pétillent et les papilles engourdies. En quelques mots : un marathon de dégustations, de belles rencontres, des chais renversants, des réceptions « de l’ambassadeur », des négociations acharnées, un millésime atypique, de belles surprises ! 2013, un millésime atypique, qui restera gravé dans les livres de cave Des rendements très faibles : au minimum 30% de récolte en moins comparé à 2012. Il n’est pas rare de rencontrer des 10 hl/ha dus aux fortes pluies pendant la floraison et à un tri draconien de la vendange afin de faire face à une qualité sanitaire insuffisante. Un recours à la chaptalisation* afin d’augmenter le degré d’alcool et d’améliorer l’équilibre en bouche des vins. Une extraction limitée en vinification en rouge pour éviter l’extraction de tanins non matures. Des assemblages modifiés : une proportion très faible de Merlot dans le Médoc ; vendangés prématurément (avant maturité optimale) car soumis à des attaques sévères de pourriture grise (Botrytis cinerea). Des vins moins concentrés, un potentiel de garde limité (à consommer dans les 10 ans max) mais plus accessibles, sur le fruit. Un millésime qui met en valeur le savoir-faire, la technicité, la connaissance du terroir, mais aussi le millésime de l’argent ; la force de frappe et de réactivité de ceux qui ont les moyens d’avoir une main d’œuvre importante pour la récolte et le tri de la vendange. La chaptalisation* : au moment de la vinification, si la teneur naturelle en sucre dans le moût est insuffisante, du sucre peut être ajouté pour augmenter le taux d’alcool. Attention, la chaptalisation est très réglementée et n’est pas autorisée dans toutes les appellations. photo2 Les bonnes surprises de la semaine En rouge : La découverte, le Château Jaulien, Pessac-Léognan ; un vignoble de 5 ha (80% Cabernet Sauvignon, 20% Merlot). Château Larrivet Haut-Brion, Pessac-Léognan ; 56% Cabernet Sauvignon, 35% Merlot, 9% Cabernet Franc. Clos Marsalette, Pessac-Léognan ; 55% Merlot, 43% Cabernet Sauvignon, 2% Cabernet Franc. Château Mouton Rothschild, Pauillac ; 89% Cabernet Sauvignon, 7% Merlot, 4% Cabernet Franc. photo3 Château Canon-La-Gaffelière, Saint-Emilion ; 70% Merlot, 25% Cabernet Franc, 5% Cabernet Sauvignon. Château Péby Faugères, Saint-Emilion ; 100% Merlot. Château Cheval Blanc, Saint-Emilion ; 53% Cabernet Franc, 47% Merlot. Mon chouchou, le Château Clinet, Pomerol ; 90% Merlot, 9% Cabernet Sauvignon, 1% Cabernet Franc. photo4 En blanc : La valeur sûre, le Château Smith Haut Lafitte, Pessac-Léognan ; 90% Sauvignon Blanc, 5% Sauvignon Gris, 5% Sémillon. La découverte, le Château Bardins, Pessac-Léognan ; une parcelle de 0,5 ha (33% Sauvignon Blanc, 33% Sémillon, 33% Muscadelle). La rareté au prix cher, Aile d’Argent (du Château Mouton Rothschild), Bordeaux ; 67% Sauvignon Blanc, 33% Sémillon. L’excellence, le Château d’Yquem, Sauternes ; Sémillon, Sauvignon Blanc. photo5 Les primeurs au-delà du Bordelais Pour notre plus grand plaisir, la semaine des primeurs ne se cantonne pas au vignoble bordelais. Voici mes bonnes surprises « all over the world » ! Des vignobles Bernard Magrez : Domaine Herencia del Padri, Priorat, Espagne ; La cuvée de Mes Nuits Blanches, AOP Coteaux du Languedoc. Dégustation « La Grappe » des vins Derenoncourt Consultants : une Syrah indienne, Alpine Wineries. photo6 Une campagne des primeurs, tendue, haute en rebondissements Des prix annoncés bien plus tôt qu’à l’ordinaire : sans dégustation préalable (Château Pontet-Canet lien, Pauillac ; idem qu’en 2012), pendant la semaine des primeurs (Château Gazin lien, Pomerol ; moins 3%/2012) et avant les fameuses notations ! Des rumeurs de vins qui ne seront pas vendus en primeur mais après leur mise en bouteille ; le Château Le Pin, Pomerol, le vin le plus cher de Bordeaux et ses 1000 bouteilles en 2013 ! Une campagne rapide comme pour tourner la page de ce millésime épuisant. Les premières tendances prix ! Château Pichon-Longueville Baron, Pauillac ; -17%/2012, mais 26% plus cher qu’en 2008. Château Gloria, Saint-Julien ;  – 6%/2012, mais +25%/2008. Château Petit-Village, Pomerol ; – 3%/2012. Château Smith Haut Lafitte, Pessac-Léognan ; rouge – 6%/2012 et blanc – 4%/2012. Une tendance à la baisse, mais n’est-elle pas trop timide ? Il est cependant difficile de généraliser, les prix se raisonnent au cas par cas selon l’historique des années précédentes, des disponibilités et de la qualité des vins. Un millésime 2013 plus accessible pour les palais et les portefeuilles !]]>

Mon vin du weekend #4

Doctor Loosen. Le Doctor Loosen est l’ambassadeur privilégié des vins allemands. Son vignoble, composé de très vieilles vignes non greffées (60 ans en moyenne), se situe sur les terroirs les plus qualitatifs et prestigieux des rives de la Moselle. Je vous l’accorde, un nom comme ça ne fait a priori pas rêver ! Mais bon, surmontons ces différences culturelles et laissons-nous guider par notre palais. La cuvée Riesling Bernkasteler Lay 2011 (ne pas me demander la prononciation, merci !) est tout en séduction. Une robe d’un jaune pâle délicat ; un nez fin, élégant, avec des arômes de fleurs blanches, d’agrumes, d’abricot sec et une subtile minéralité; une bouche gourmande, fraîche, avec une belle finale, juteuse, sur des notes épicées. Un Riesling « Dry » (sans sucres résiduels) qui sera rapidement tombé à l’apéro ou qui accompagnera avec brio curry de poisson, huitres gratinées, sushi, volailles. L’originalité de déguster un vin allemand issu des plus vieilles parcelles de la Moselle, un produit excellent, tout en dentelle, à 14€, j’achète illico ! Un Riesling gracieux qui vous fera saliver pour un weekend audacieux !]]>

Les primeurs à Bordeaux, quèsaco ?

Vins primeurs et vente de vin en primeur ? Tout d’abord, il est important de différencier les vins primeurs de la vente de vin en primeur. Un vin primeur ou vin nouveau est un vin mis en bouteille juste après la récolte, dès la fin des fermentations (alcoolique et parfois malolactique) et vendu dans la foulée (3ème jeudi d’octobre ou 3ème jeudi de novembre selon les vignobles). C’est un vin, majoritairement rouge, léger, aromatique, à consommer rapidement, tel le célèbre Beaujolais nouveau et ses arômes fermentaires de banane ou de bonbon anglais. Un vin vendu en primeur dans le bordelais est un système de commercialisation anticipé. Les achats se réalisent alors que l’élevage du vin n’est pas terminé. Le produit ne sera livré qu’1 à 1,5 ans après, dès sa mise en bouteille. Un peu d’histoire ? Mise en place dans les années 70, la vente de vin en primeur est une tradition typique de la région bordelaise. Elle concerne principalement les vins à forte notoriété pour lesquels les spéculations vont bon train (en gros les vins chérots). Quels vins ?  Les vins issus de la récolte 2013 qui sont en cours d’élevage barrique et ne seront mis en bouteille (et donc livrés) qu’entre mai et novembre 2015. Qui déguste ?  Les journalistes, les leaders d’opinion (œnologues), les acheteurs de la Place de Bordeaux (courtiers, négociants) et du monde entier (distributeurs, importateurs). Où ? Les dégustations sont organisées dans des lieux prestigieux (Grand Théâtre, Palais de la Bourse) par les différentes appellations (Vins de Grave, Lalande Pomerol,…), l’Union des Grands Crus de Bordeaux, le Grand Cercle des Vins de Bordeaux ou directement dans les Châteaux. Schema Le timing ?  Suite à cette semaine de dégustation, la « renommée » du millésime 2013 est lancée ; un océan d’articles divers et variés se déverse et les notations des vins sont attendues comme le messie (Revue du Vin de France, Parker, Wine Spectator, Decanter,…). Commence alors, courant mai/juin, l’étape décisive de fixation des prix par les Châteaux. Et c’est là qu’il ne faut pas se louper ! Les prix doivent être cohérents avec la qualité et la quantité du millésime considéré, les stocks et les prix des millésimes précédents, la conjoncture économique mondiale, mais aussi avec des critères moins (comment dire) « objectifs » tels le prix des voisins ! Petits à petits, les Châteaux annoncent leur prix de vente et, tadam ! Les transactions peuvent alors commencer. Qui achète/vend ?  La 1ère étape se fait au sein des protagonistes de la Place de Bordeaux selon un schéma spécifique. Les Châteaux vendent aux négociants (selon un système d’allocations) via l’intermédiaire de courtiers. Le rôle de ces derniers étant d’assurer les négociations entre la production et les acheteurs. La 2ème étape dépasse rapidement nos frontières. Les négociants vendent à des distributeurs (grossistes, importateurs,…) ou plus rarement, directement aux consommateurs. Les allocations ? Il s’agit de la quantité de vin qu’un Grand Cru alloue à un négociant donné. Ce système sécurise les Châteaux. Il récompense un historique, une relation de confiance, une fiabilité (la solvabilité des acheteurs). Mais attention, les allocations ne sont pas gravées dans le marbre ! C’est-à-dire que, en cas de millésime peu qualitatif, le négociant doit quand même acheter les quantités qui lui sont allouées. Sinon, il est quasiment assuré de perdre ses allocations pour les millésimes futurs. C’est le revers de la médaille ! Pourquoi vendre/acheter en primeur ? Pour les Châteaux : une entrée de trésorerie, la sécurisation de leur commercialisation. Pour les courtiers : à savoir qu’environ 50% des Grands Crus sont vendus en primeur et que les courtiers prennent un % par bouteille vendue. Ai-je besoin d’en dire plus ? Pour les négociants : le respect des allocations, des prix plus intéressants. Pour les particuliers : l’accès à des vins rares à des prix plus abordables (de 10 à 30% moins chers). Peut-on juger de la qualité d’un vin aussi prématurément ? Oui, on peut estimer le potentiel qualitatif d’un vin encore en cours d’élevage. Mais encore faut-il en avoir l’habitude. C’est pour cela que ces dégustations ne peuvent s’adresser qu’aux professionnels. Parker, qui est encore le gourou en la matière, note les vins en primeurs puis les renote lorsqu’ils sont mis en bouteille. Les tendances du millésime 2013 ? Le millésime 2013 a déjà fait couler beaucoup d’encre ! Certains vignobles grêlés, beaucoup de pluies, des attaques fongiques, une maturité pas toujours optimale, des quantités riquiquis, des Merlot pas tops dans le Médoc, une qualité hétérogène, mais peut-être aussi de bonnes surprises ! Face à l’envolée des prix en 2009 et 2010, aux stocks des millésimes 2011 et 2012 et des volumes très faibles en 2013, la tendance devrait être à la baisse. L’enjeu de la Place de Bordeaux va être de trouver le juste prix afin d’équilibrer le marché pour repartir sur de bonnes bases en 2014 ! Merci à Alexandre Ohana, Directeur opérationnel du négoce Struk-Ohana, pour son avis éclairé sur les coulisses de la Place de Bordeaux ! Bon, j’espère que les chemins sinueux de la vente en primeur ne vous ont pas perdu en cours de route ! Let’s go ! Juste le temps de m’acheter quelques tenues de gala avant d’affronter cette wine week ! On se retrouve pour le debrief !]]>

Mon vin du weekend #2

WINE SHOP, la cave à vin qui me va bien et immergée pour un weekend dans la culture basque, j’ai eu envie de jouer tradi en repartant avec une bouteille d’Irouléguy. Et ça y est ! Je l’ai fait mon baptême à l’Irouléguy avec le Domaine Gutizia, rouge, 2012 ! L’Irouleguy, un nom chantant qui nous évoque les collines verdoyantes, les traditionnelles fermes aux façades colorées, les frontons dédiés à la pelote basque, les guirlandes de piment rouge vif, les fameuses tapas et bien sur le vignoble. Des vins qui n’ont pas toujours bonne presse et c’est bien regrettable ! Avec seulement 240 ha au compteur, l’AOP Irouléguy est une des plus petites et des plus spectaculaires appellations de France. Ses parcelles de vignes plantées en terrasse sur les flancs des Pyrénées occidentales illustrent parfaitement la diversité, le charme et la typicité du vignoble français. Animés par la passion commune de la vigne et du vin, Cécile et Sébastien se sont installés au cœur du vignoble basque et ont créé en 2011 le Domaine Gutizia. La cuvée rouge 2012 est issue de l’assemblage des 3 cépages rouges autorisés dans l’appellation ; Cabernet Franc (70%), Cabernet Sauvignon (15%) et Tannat (15%). Elle présente une belle robe d’un rubis profond. Un nez typé, aromatique, développant des notes fruitées (mûre, myrtille), épicées (noix de muscade), avec un soupçon de fumées. Une typicité que l’on retrouve en bouche. Une bouche structurée, à l’attaque tannique qui est équilibrée par une bonne concentration, une pointe de sucrosité et une finale agréable sur des arômes de noisette et d’épices. Un vin à carafer (une petite heure) si vous êtes un brin patient ou organisé ! A déguster avec la fameuse piperade basque, du jambon cru (Bayonne ou Serrano, ne faisons pas de jaloux) ou du chorizo de Belota. Une escapade racée à flanc de collines au prix de 9,90€. Un vin rouge de caractère pour une soirée tapas ou on déblatère (jusqu’au bout de la nuit) !]]>

WINE SHOP, une cave à vin qui me va bien !

WINE SHOP. Après des études de sommelier et diverses expériences dans la région toulousaine, Vincent a décidé de « poser ses caisses de vin » à Biarritz puis d’y faire le grand saut il y a moins d’un an avec l’ouverture de son WINE SHOP. Vincent est un passionné, toujours en quête de découvrir de nouveaux produits et de nous les faire partager avec le sourire. Il sélectionne lui-même ses trouvailles en allant à la rencontre de vignerons ou en échangeant avec d’autres amoureux du vin. Sa cave propose une belle offre ; 700 références mais point de préférences ! On y trouve une bonne représentation des vignobles français, mais aussi au-delà de nos frontières (Allemagne, Italie, Espagne, Autriche) et même dans les pays du Nouveau Monde (fallait oser !). Sa devise, dégoter des vins originaux, à l’habillage sympa et à un bon rapport qualité, prix et plaisir ! J’ai tout particulièrement apprécié son discours franc et son ouverture d’esprit. Il est tout de même assez rare de rencontrer un caviste qui n’a pas d’a priori sur un vignoble, un cépage, une méthode de culture ou de vinification. Vincent ne fait point de chichis (ça aussi ça me va bien !), il nous invite juste à partager son professionnalisme et ses découvertes (et c’est déjà beaucoup !). photo-mur Son établissement est à son image ; une décoration soignée, moderne mais qui reste chaleureuse. Les traditionnels casiers de bouteilles s’associent parfaitement à un mur design tout en courbe, le tout séparé par un bel îlot vitré réservé à ses cuvées les plus précieuses. photo-shop Son fil conducteur se retrouve dans ses animations à la carte ; des dégustations en petits groupes sur le thème de votre choix afin de partager les découvertes. Une fois n’est pas coutume, j’ai voulu faire dans le tradi. Son conseil ; le Domaine Gutizia rouge 2012. Allez, on se retrouve vendredi pour mon baptême à l’Irouléguy !]]>

Mon vin du weekend #1

Pic Saint Loup (AOP Coteaux du Languedoc). La cuvée Grains de Lune est issue d’un assemblage minutieux de Roussanne (50 %), Vermentino (30 %) et Grenache Blanc (20 %). Une étiquette discrète qui évoque le moment le plus important pour un vigneron, le fruit d’une année de travail attentif ; à savoir la période des vendanges. Une étiquette sobre mais originale, qui invite à la rêverie et qui attise notre curiosité. Une robe jaune clair, éclairée de reflets dorés ; un nez intense où se mêlent des notes fruitées (de poire William, de pamplemousse, de vanille), minérales et beurrées ; une bouche ronde et généreuse, relevée d’une pointe de vivacité rafraîchissante, à la finale longue et enrobante. Un vin parfait pour l’apéro ! Mais qui peut aussi vous accompagner le temps d’un repas (filets de sole aux amandes, noix de St Jacques juste revenues) ou vous permettre de finir en beauté associé à des fromages à pâte pressée (Comté, Beaufort) ou d’un bon chèvre demi-sec (assaisonné d’une larme d’huile d’olive). Un prix tout à fait raisonnable pour cette découverte (8,50€). Un vin blanc complexe et charnu pour un weekend détendu !]]>

VINIPRO, il a du cran le ptit nouveau !

le salon des Vins de Loire, VINISUD, PROWEIN et VINEXPO Hong-Kong, Bordeaux-VINIPRO a su jouer la carte de l’originalité afin de se démarquer ! Pas facile de lancer un nouveau salon dans un milieu du vin codifié et parfois conservateur. VINIPRO, je ne donnais pas cher de votre peau ! Mais voilà, un concept novateur, basé sur la convivialité, l’échange, une bonne comm’ sur les réseaux sociaux et le tour est joué ! VINIPRO, c’est quoi ? Un salon professionnel, bisannuel, exclusivement dédié aux vins de Bordeaux et du Sud-Ouest, répondant à un besoin de proximité avec les interlocuteurs locaux (cavistes, restaurateurs, grossistes, négociants). Un salon qui met à l’honneur le cœur de marché (vins entre 5 et 25€), loin des grands crus souvent inaccessibles ! Une nouvelle génération de salon qui fait du bien, alliant les traditionnels stands, les conférences, les espaces de dégustation, avec une bonne dose de décalé. J’adore ! Des animations bien funs : des performances d’artistes Street Art, l’expérience intéressante d’une dégustation dans le noir. Des aires de convivialité originales : des babyfoots, un mini (mini) golf, un salon tout en palettes, des aires de réunion hexagonales. Une restauration rapide, alléchante et trendy autour de trois Food Trucks. Une communication dynamique : des bornes Ipads à disposition, des vidéos didactiques sur le vignoble, les cépages, des portraits de vignerons. Un village dédié aux « wine startups ». Et soyons fous ! Un dépose cravate à l’entrée du salon ! Juste un bémol : un manque « d’entraînement » dans l’espace dégustation (là, j’ai voulu être sympa) notamment au niveau des verres mis à disposition (pas des verres ballon, mais pas loin !) et de la température non maitrisée des vins (prévoir des seaux à glace pour les blancs, rosés et liquoreux). Et bien moi dans tout ça, j’ai envie de surfer sur les nouveautés, de rester sur une vague décalée. Je vous ai dégoté des packaging originaux ! photo-BX La gamme BX du négociant Benoit Valérie Calvet : un Sauvignon Blanc, un rosé et un rouge (à venir) joliment parés d’une étiquette novatrice, digne d’une WINEista. J’aime tout particulièrement cette pointe de fluo (juste comme il faut), de féminité et d’histoire avec, en arrière-plan, un rappel discret au patrimoine bordelais. Un dosage parfait entre tradition et modernité ! bad-boy Jean-Luc Thunevin a su renverser les codes bordelais, en lançant, en 1991, le premier vin de garage, le maintenant célèbre Château Vallandraud. Surnommé, le Bad Boy ou le mouton noir du bordelais, il a voulu raconter son histoire au travers de la cuvée Bad Boy. Une belle réussite ! Une étiquette qui se remarque, alliant style et humour. Et, cerise sur le gâteau, une gamme qui va être élargie avec une Bad Girl (un Crémant de Bordeaux) et un Baby Bad Boy, toujours plus osé car issu d’un assemblage inter-région qui sera donc commercialisé en vin de France (a priori Roussillon et Bordelais !). drink La startup Drink in tube vous propose « le bonheur à plein tube » ! Du vin conditionné en flacon de verre de 10cl (l’équivalent d’un verre). Un packaging osé, qualitatif, chic et design. Décliné dans des coffrets originaux permettant de partir à la découverte de vignobles (Bourgogne, Saint-Emilion Grand Cru), de différents types de vins (les Grands Liquoreux, les Rosés du Sud) et (je vous ai gardé le meilleur pour la fin) du « Quatuor de Bordeaux » : l’association de 4 Grands Crus issus des terroirs les plus prestigieux (Margaux, Sauternes, Saint-Julien, Graves – Pessac-Léognan). Une occasion rêvée de déguster des grands vins à des prix plutôt raisonnables (coffrets entre 38 et 72€ pour 3 à 4 tubes). Et, pour finir sur une note épicée, des coffrets « Terre Exotique », qui vous permettront de vous lancer dans des associations mets et vins du bout du monde ! Avec 6 000 visiteurs, détendus et sans cravate, et 262 exposants, disponibles et souriants, on peut dire que c’est un bon début ! On se rencarde dans 2 ans !]]>