Autour du vin
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Casse-tête asiatique

Fini les restaurants chinois à la déco rance et à la carte des vins qui donne envie de partir en courant ! Bienvenue à l’envolée des lieux au design soigné (et même en province !) qui n’ont pas que le mérite de nous dépayser le temps d’un repas mais aussi de nous faire découvrir des associations mets et vins fabuleuses !

Que boire avec la cuisine asiatique ?
Une vaste question … car cuisine asiatique veut tout et ne rien dire ! Il est difficile de regrouper en un seul mot l’extraordinaire diversité culinaire des différentes provinces chinoises, de la Thaïlande, du Vietnam, du Japon, pour ne citer que les plus connues.
Cependant, on peut noter certaines similarités dans ce vaste océan de saveurs : de l’aigre-doux, des épices (piment, citronnelle, gingembre, curry, coriandre), du lait de coco, le tout avec une pointe de sauce soja.

Même les plus grandes stars du nouveau monde si mettent !
Le géant australien Jacob’s Creek a lancé récemment deux nouvelles gammes dédiées aux marchés asiatiques, issues de la collaboration avec des chefs prestigieux. Jacob’s Creek Lamoon, un vin rouge spécifiquement élaboré pour la cuisine Thai. Jacob’s Creek WAH à la conquête du marché japonais ; décliné en WAH White pour accompagner les sushis et en WAH Red à déguster avec des yakitori ou le fameux bœuf Wagyu.

L’association de producteurs de la Napa Valley (Napa Valley Vintners) a aussi planché sur le sujet et a réussi deux belles associations. Un Chardonnay élevé en fût, vif en bouche, à déguster avec des crevettes revenues dans l’huile de sésame, citronnées, accompagnées de pois mange-tout. Un Cabernet Sauvignon à associer aux fameuses boulettes de porc revenues dans l’huile de sésame et sauce soja.

La Chine est annoncée comme le premier pays consommateur de vin (en volume) à l’horizon 2024. Quoi de mieux que la diversité des vins français pour répondre à la richesse des plats asiatiques ? Une piste qu’il est grand temps de creuser (à coup de fourchette !) afin de consolider leur position sur un marché de plus en plus concurrentiel.
Pourquoi ne pas proposer des associations mets et vins sur nos contres étiquettes (traduites en chinois of course) ?

Mon conseil pour le choix d’un vin rouge : qu’il soit gouleyant, tout en harmonie, avec une certaine sucrosité et des tanins soyeux. A piocher en Côtes du Rhône nord (Crozes-Hermitage, Saint-Joseph), cru du Beaujolais, Val de Loire (Chinon, Bourgueil).

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Mon chou chou en blanc : le Gewurztraminer du Domaine Zinck, à déguster avec un poulet au curry vert thaï. Un vin tout en séduction.
Un packaging classe, créatif, aux couleurs (lie de vin et doré) et aux typos bien choisies. Illustré d’un lien subtil au terroir ; le pied du verre se transforme en racines.
Une robe ensoleillée. Un nez intense et complexe, des senteurs florales, des fruits exotiques (mangue verte), des agrumes. Une bouche veloutée, ou la fraîcheur compense juste comme il faut les sucres résiduels, avec de jolies notes minérales.

Je vais de ce pas me réapprovisionner chez mon caviste et le traiteur d’en face !

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