Derniers articles

La Belle Collection

Blanche, Colette, Jacques, Lucien, ce weekend nous allons jouer à la famille de La Belle Collection…

Un vin blanc de Cassis, un rosé des Côtes de Provence, deux vins rouges (Languedoc et Côtes du Rhône), la jolie gamme de La Belle Collection nous offre une balade sensorielle dans les vignobles du sud de la France.

Cette initiative originale est l’œuvre d’Erwann De Barry, propriétaire du Château de Saint Martin, Grand Cru Classé de Provence. Cet amoureux du vin s’est associé à deux amis partageant la même passion afin de créer des cuvées qui illustrent la douceur de vivre méditerranéenne.

J’adore leur habillage rétro, coquet, qui donne envie de flâner, de prendre le temps de les siroter, le sourire aux lèvres. Et dans le verre cela donne quoi ?

Blanche, 2015, AOP Cassis

Blanche, c’est la reine des calanques, certains se vantent même de l’avoir rencontrée.

Un blanc issu de vignes (Ugni Blanc, Marsanne, Sauvignon Blanc, Clairette, Bourboulenc) qui respirent l’air marin.

Un nez frais, élégant et complexe, sur des notes de fleurs jaunes, fruits exotiques (litchi, kumquat), mandarine, gingembre confit. Une bouche vivifiante, à la finale saline.

Pour un apéritif festif avec un bouquet de crevettes, une quiche au saumon, une polenta à l’encre de seiche.

Colette, 2016, AOP Côtes de Provence

Colette est la cuvée signature de La Belle Collection. Elle rend hommage à la joie de vivre d’une grande dame de la Provence. Gourmande, épicurienne, Colette est l’un des écrivains qui a le mieux parlé du vin.

L’auteur Bernard Lonjon lui a consacré un livre « Colette, la passion du vin ». L’exposition itinérante « Colette et le vin » a fait cette année un tour de France. Elle est basée sur 65 lettres inédites, pleines d’humour, qu’elle a adressées au négociant en vin Lucien Brocard.

Un rosé authentique, né d’un assemblage de cépages méridionaux (Syrah, Grenache Noir, Carignan Noir, Cinsault et Tibouren).

Une robe légère, rose chair aux reflets argentés. Au nez, la pivoine et la grenade batifolent avec la mangue et la groseille. Une bouche évanescente, à la finale fraîche sur des effluves de pamplemousse rose.

Pour un apéro dînatoire avec un tian de légumes, une cassolette d’encornets, une friture de rougets.

Jacques, 2015, AOP Languedoc

Jacques c’est l’as des as de cœur. Son courage a éveillé les passions et amorcé sa légende.

Un rouge gourmand de Syrah et Grenache Noir.

Un nez croquant de fruits (prune, cassis) et d’épices douces. Un vin à la texture soyeuse, qui cajole le palais, à la finale gourmande de confiture de cerises noires.

La cuvée parfaite pour l’été, à déguster un brin rafraîchie, avec des légumes grillés, des petits farcis provençaux, des brochettes de poulet aux herbes de la garrigue.

Lucien, 2014, AOP Côtes du Rhône

Lucien c’est le minot d’Avignon. Certains l’ont connu avant qu’il ne se tracasse plus que de ses vignes.

Un vin profond, où le Grenache Noir et la Syrah s’expriment avec puissance.

Un nez intense de fruits noirs, d’épices chaudes, d’une pointe fumée. Une bouche concentrée, charnue, enrobée de tanins murs, qui s’étire en longueur.

Un rouge de gastronomie, à marier avec des plats qui ont de la mâche (côte de bœuf, entrecôte, côtelettes d’agneau).

La Belle Collection, une gamme de vins qui porte bien son nom !

Où les trouver ?
TWIL, The Wine I Love, vente de vin en ligne.

Autriche, mes 2 vins chouchous de Styrie

De retour tout au sud de l’Autriche (voir billet mon carnet de voyage #2), pour la sélection des mes deux vins chouchous de Styrie…

Après avoir sillonné une des plus belles routes des vins du monde, l’œil extasié, vous serez dans les conditions parfaites pour plonger vos papilles dans ces vins blancs hors du commun.

Sattlerhof, Gamlitzer Sauvignon Blanc, 2016, Ortswein

Un Sauvignon Blanc façonné par son terroir exceptionnel : des coteaux abrupts, entre 350 et 550 m d’altitude, un sol de sable brun et gravier, riche en matière organique.

La cuvée phare du domaine, élégante et vivifiante.
Un nez intense de pêche blanche, bourgeon de cassis, pomme verte, ananas, silex. Une bouche charnue, juteuse, à la finale tendue.

Une belle acidité qui tranchera sur un poisson gras, comme un saumon gravlax.

Où le trouver ?
Sattlerhof 
Sernau 2a, 8462 Gamlitz
+ 43 (0) 3453 2556, weingut@sattlerhof.at
Prix : 15,90€

Tement, Sulztal Pinot T, 2011, Sulztal

Le cru « Sulz » est situé à 8 km de la cave, sur des pentes raides exposées sud/sud-ouest, aux sols calcaires.
Un vin qui témoigne de la richesse de l’encépagement de la Styrie du sud, issu d’un assemblage de Chardonnay (52%), Pinot Blanc (46%) et Pinot Gris (2%).

Un vin de garde, puissant et raffiné.
Un nez gourmand de noisettes, viennoiseries, cire d’abeille, fleur d’acacia, citron confît. Une bouche généreuse, ample et complexe, à la finale ciselée sur des notes minérales.

Pour un moment de gastronomie privilégié, avec un pot au feu de volaille, un homard sauce maltaise (aux agrumes).

Où le trouver ?
Weingut Tement
Zieregg 13, A-8461 Berghausen
+43 (0) 3453 4101, weingut@tement.at
Prix 22€

Voilà de quoi vous mettre l’eau à la bouche…

Vignoble d’Autriche, mon carnet de voyage #2

Pour cette deuxième partie de mon carnet de voyage consacré au vignoble autrichien, cap sur la Styrie !

C’est toujours pour moi un arrache cœur de faire des choix sur les régions viticoles que je vais visiter. Cette fois, j’ai opté pour les deux extrêmes : la Wachau au nord (voir billet Vignoble d’Autriche, mon carnet de voyage #1) et la Styrie au sud.

La fabuleuse route des vins de la Styrie du sud et ses coteaux vertigineux, à la frontière de la Slovénie, fait partie des plus beaux paysages que j’ai vus.
Cette région de 2300 ha produit un des meilleurs Sauvignon Blanc au monde, mais je vous recommande aussi de goûter ses Pinot Blanc, Pinot Gris et Chardonnay. Il faut dire que l’on est ici à la même latitude que la Bourgogne.
Elle est soumise à un climat très pluvieux, avec de fortes amplitudes thermiques, qui engendre des effets millésimes marqués.

Pour une immersion en Styrie du sud, le domaine Sattlerhof

Le domaine Sattlerhof est l’endroit parfait pour séjourner. Il possède quelques chambres à la décoration soignée, avec une vue magnifique sur les vignes, une brasserie, et un restaurant gastronomique (à tomber !).

Ici, tout est fait en famille. Les deux frères Sattler, l’un chef des fourneaux, l’autre du domaine, travaillent main dans la main avec leurs épouses et leurs enfants afin de perpétuer l’héritage des anciens.
La Styrie était une région très pauvre d’Autriche. Son essor économique des vingt dernières années est lié à la reconnaissance de ses vins et au développement de l’œnotourisme.
La réussite de Sattlerhof n’est pas tombée toute cuite. Elle est le résultat du courage et de la passion des femmes et des hommes qui l’ont façonnée.

En 1967, le grand-père d’Andreas a été le premier à vinifier du Sauvignon Blanc sur ces terres de sable brun. On peut dire qu’il a eu du nez !
Ce vignoble au climat capricieux, qui peut être soumis à de violents orages (la moitié des vignes est équipée de filets anti-grêle) et à la topographie impressionnante (des pentes jusqu’à 70%), demande une attention et un travail considérables.
Je peux vous assurer que le résultat est au rendez-vous. Les vins de Sattlerhof sont merveilleux !

Pour prendre de la hauteur, le domaine Tement

Avec ses 138 ha (dont 20 en Slovénie), Tement est un colosse autrichien. Quand on sait qu’ils ont démarré en 1952 avec seulement 3 ha, on ne peut qu’applaudir ce nouvel exemple de réussite familiale !
Quatre générations après, vous serez accueillis dans un chai flambant neuf, pour une dégustation mémorable, comme suspendue au-dessus du vignoble.

Welschriesling, Muskateller, Pinot Blanc, Sauvignon Blanc, Chardonnay, Zweigelt, Pinot Noir, Blaufränkisch, la gamme impressionnante de vins, joliment habillés, vous donnera un large tour d’horizon du potentiel extraordinaire de cette région.

Pour manger local, la bacchuskeller d’Eva Lambauer

Il est incontournable de s’attabler dans une bacchuskeller ! Ce terme, bien difficile à prononcer, désigne un lieu où l’on mange en toute simplicité les produits de la ferme.
Chez Eva Lambauer, vous dégusterez ses vins, accompagnés d’un assortiment de plats froids, dans un cadre bucolique.

La Styrie est une région viticole peu connue, qui, je peux vous l’assurer, va devenir grande !

Autriche, je t’aime ! Je reviendrai à coup sûr pour découvrir le Burgenland, le vignoble des vins rouges et moelleux…

Autriche, mes 2 vins chouchous de Kamptal

Je suis certaine que vous avez succombé aux charmes de la région de Kamptal à la lecture de mon carnet de voyage #1. Une mise en bouche appétissante avant de découvrir mes deux vins chouchous de ce vignoble…

Deux cuvées issues de Grüner Veltliner, le cépage roi d’Autriche et de cette appellation, aux multiples facettes.
Avec 13 000 ha (30% des surfaces plantées), cette variété autochtone est la plus cultivée.

Birgit Eichinger, Grüner Veltliner, Ried Hasel, 2016

Le nom de ce site « Hasel » provient du noisetier, un arbre faisant partie du paysage depuis plusieurs générations.
Ici les sols profonds de loess, qui piègent l’humidité et assurent une alimentation hydrique régulière, ainsi que l’exposition plein sud de cette colline, offrent les conditions idéales pour la maturation du fameux Grüner Veltliner.

Un vin qui cajole les sens.
Un nez explosif d’épices (gingembre, curry, safran, basilic) et de fruits (kumquat, pêche jaune). Une bouche incisive, évanescente, à la finale qui fait voyager.

A déguster avec une poêlée de carottes au basilic thaï et cumin.

Où le trouver ?
Weingut Eichinger GmbH
A-3491 Strass, Langenloiserstrasse 365
+43 (0) 2735 5648, office@weingut-eichinger.at
Prix : 8,50€

Schloss Gobelsburg, Grüner Veltliner, Ried Grub, 2015

Nous sommes ici sur l’exceptionnel cru « Grub ». Un bassin à l’abri du vent, situé à 300 m d’altitude, sur un sol de loess pur. C’est à cet endroit qu’à la dernière période glacière, les chasseurs de mammouths et de rennes venaient apaiser leurs différends. Un lieu empreint de quiétude…

Un vin enivrant de complexité, surprenant d’élégance.
Un nez intense de melon d’Espagne, papaye, mirabelle, relevé d’un festival d’épices racées (safran, estragon, curry, poivre vert). Une bouche riche, qui prend sa place avec délice. Une finale nerveuse, persistante, sur des arômes de pamplemousse rose.

A siroter avec un tajine de poulet aux citrons confits.

Où le trouver ?
Schloss Gobelsburg
Schlossstrasse 16, A-3550 Gobelsburg
+43 (0) 2734 2422, schloss@gobelsburg.at
Prix 25€

Autant vous dire que j’ai complètement craqué pour ce cépage authentique et mystérieux.
Rendez-vous très vite pour mes 2 chouchous de Styrie…

Vignoble d’Autriche, mon carnet de voyage #1

Mon escapade autrichienne ne vous a certainement pas échappé. En tant que méditerranéenne jusqu’au bout des ongles, je peux vous dire que j’ai été vraiment dépaysée, conquise par ces vignobles vertigineux et par l’accueil chaleureux des vigneronnes et vignerons.
Êtes-vous prêts pour une virée œnotourisme en Autriche ?

Pour la première étape de mon carnet de voyage, direction la région de Kamptal, au nord-est de Vienne.
Cette appellation de 3800 ha est réputée pour ses Grüner Veltliner, le cépage endémique du pays, aux multiples visages.
Une variété très sensible à la sécheresse qui s’épanouit ici sur des sols de loess. Ces derniers ont la particularité de retenir l’eau et d’assurer une alimentation hydrique régulière sous ce micro climat chaud et sec.

Pour une pause vinothérapie enchanteresse, le Loisium Wine&Spa Resorts

Le Loisium Wine&Spa Resorts est l’endroit rêvé pour débuter votre séjour en toute sérénité.
Amateurs d’architecture contemporaine, de bien-être, de visites insolites et de bonne bouffe, ce lieu est fait pour vous ! Il mérite d’y consacrer au moins une journée.

Après un doux réveil avec vue sur le clocher du petit village de Langenlois et sur les vignes verdoyantes, direction le spa pour un soin au Grüner Veltliner, qui se terminera en beauté par la dégustation d’un verre de votre bienfaiteur. Quelques brasses dans la piscine chauffée (à 30°C toute l’année), une séance de lecture sur les transats (au pied des ceps), un déjeuner raffiné au restaurant, et vous voilà prêts pour visiter le domaine.
Le caveau de dégustation, un cube majestueux qui se détache de l’horizon, est le point de départ d’un parcours sensoriel unique, à la scénographie parfaite, qui vous ramènera au 12ème siècle…

Pour rencontrer une « women do wine », le domaine Eichinger

Birgit Eichinger est une vigneronne passionnée de Grüner Veltliner. Sur ses 16 ha de vignes, elle ne produit que des vins blancs, dont 70% sont consacrés à son cépage fétiche (30% de Riesling, Roter Veltliner, Chardonnay).

« On ne se lasse jamais du Grüner Veltliner car il a une palette d’expressions hors du commun ». Après une belle dégustation de ses différentes cuvées, je suis totalement d’accord avec elle. Il est très rare qu’un cépage puisse présenter autant de diversité. Il peut être facile et accessible, à la complexité affolante, d’une garde redoutable, sec, moelleux, et même effervescent !

Pour vivre la vie de château, le domaine Schloss Gobelsburg

Qu’il est beau le Château de Schloss Gobelsburg ! C’est un des plus anciens domaines viticoles d’Autriche.
Il doit sa notoriété aux moines cisterciens qui développent le vignoble et commencent à faire du vin en 1137.
Aujourd’hui, ses 35 ha de vignes sont plantés sur des terrasses aux terroirs variés, surplombant le château, qui imprègnent avec exception la gamme de vins.

Comme il est de coutume dans cette région, on y retrouve principalement des blancs (75% de Grüner Veltliner et de Riesling) mais vous pourrez aussi y rencontrer des rouges fabuleux (Zweigelt, Saint Laurent, Pinot Noir, Merlot).
Robert Parker aurait même proclamé que le Pinot Noir de Schloss Gobelsburg valait un grand Bourgogne !
Après une visite des caves datant de la renaissance, dédiées à l’élevage des vins en foudres et en bouteilles (la plus vieille datant de 1947), vous aborderez une belle dégustation avec solennité…

Cap sur le sud, on se retrouve très vite pour la deuxième étape de mon carnet de voyage…

Mon vin du weekend #84

En cette période de réconciliation, ce weekend on fait l’unanimité avec un Viognier…

Je vous avais parlé du Château Salitis il y a déjà quelques années alors que je retrouvais mes premières amours (Mon vin du weekend #22).

C’est un domaine qui me tient tout particulièrement à cœur. Auquel je suis liée par une belle amitié, et dont les vins expriment l’exception du Cabardès, un vignoble de transition entre influence atlantique et douceur méditerranéenne.
Un terroir aux 2 visages, « entre Vent d’Est et Vent d’Ouest », qui a su composer, donnant naissance à un Viognier sincère et raffiné.

Son approche est délicate, sur des parfums de fleurs blanches. Il s’ouvre ensuite pour révéler toute sa splendeur. Gingembre, poire Louise Bonne, abricot frais, écorce de citron confit, silex, s’offrent alors à nous avec ravissement.
Sa bouche, fraîche et élégante, s’accorde parfaitement avec nos premières sensations. Une belle amplitude, équilibrée avec justesse d’une pointe d’amertume et d’une finale vibrante et saline.

Un Viognier qui n’est pas ostentatoire, dont on ne se lasse pas, le compagnon idéal de tout un repas.
En entrée avec une verrine avocat et truite fumée, suivie d’un couscous de la mer, un reblochon d’été et une tarte tatin aux pêches jaunes.

Un vin pour un moment de partage et de plaisir entre amis !

Où le trouver ?
Château Salitis, Anne Marandon et Frédéric Maurel, 11600 Conques-sur-Orbiel
04 68 77 16 10, salitis@orange.fr
Prix : 9,50€

Le vin vegan est-il bon ?

Légalement, « le vin est exclusivement la boisson résultant de la fermentation alcoolique complète ou partielle du raisin frais foulé ou non ou du moût de raisin ». Alors pourquoi parle-t-on de vin vegan ? Le vin vegan est-il bon ?

Le véganisme (ou végétalisme) est un « mode de vie alliant une alimentation exclusive par les végétaux et le refus de consommer tout produit (vêtements, chaussures, cosmétiques…) issu des animaux ou de leur exploitation ».
On est bien d’accord, mais quel est le rapport avec le vin ?

Même si notre nectar préféré est issu de belles grappes de raisin, choyées par des vigneronnes et vignerons attentionnés, il peut avoir un côté animal…

Attention, cela n’a rien à voir avec certains arômes d’évolution que l’on qualifie à dominante animale (cuir, musc) ou défauts du vin (sueur de cheval), tout est une question de collage.

Le collage est une pratique œnologique très ancienne, remontant au XVIIème siècle, ayant pour objectif de clarifier, stabiliser, améliorer les qualités organoleptiques (amertume, astringence), augmenter la filtrabilité du vin.
En fait, il s’agit d’incorporer des substances capables de floculer et de sédimenter en entraînant les particules qui troublent le vin. Et c’est là que le bât blesse…

Ces produits sont de nature protéique, végétale ou animale !
Vous connaissez tous l’origine des cannelés bordelais. Ils sont élaborés à partir de jaunes d’œufs parce que les blancs (à base d’albumine) étaient utilisés pour coller les vins.
Aujourd’hui, l’albumine d’œuf, la colle de poisson, la caséine du lait, peuvent être employées mais pas pour les « vegan ».

Vous l’aurez compris, un vin vegan n’utilisera pas de colles d’origine animale mais végétale, qui sont tout aussi efficaces. Il n’y a donc aucune raison technique pour qu’un vin « vegan » soit moins bon !

Preuve à l’appui avec le Domaine de Michelet des Vignerons de Buzet. Un vin rouge issu de Cabernet Franc et Merlot, labellisé biologique et vegan, et sans sulfites ajoutés.

Un nez appétant et élégant, avec de jolies notes confiturées (prune, cassis), épicées, fumées. Une bouche fluide, droite, au grain fin, à la finale qui fait saliver sur des arômes de cacao.

Une cuvée à déguster avec des plats végétaliens (et oui c’est possible !) : une salade de pois chiches et olives noires, des haricots tarbais aux oignons confits, une poêlée de pommes de terre grenaille et carottes des sables.

Ils sont branchés les Vignerons de Buzet !

Mon vin du weekend #83

Hier soir, je suis tombée amoureuse d’un Riesling…

En cette soirée bordelaise glaciale, l’âme en peine devant toutes ces images de bourgeons transis de froid et d’effroi, je suis sortie de mon nid douillet sans grande conviction.
C’est alors qu’au détour d’une conversation animée entre copines, le temps s’est arrêté.

J’aime ces moments où l’on ne s’y attend pas. Ces rencontres qui bouleversent les sens. Ces vins magnifiques, qui arrivent au moment propice.

Riesling Vieilles Vignes 2014, Domaine Jean-Louis & Fabienne Mann, AOP Alsace.

Au premier nez, ses notes pétrolées rappellent son cépage et son terroir. Arrivent ensuite, par vagues successives, ses arômes citronnés, de chèvrefeuille, de pierre à fusil. Sa bouche est intense, ravissante, complexe. Elle laisse une sensation de plénitude et de fraîcheur minérale.

Un grand vin qui se suffit à lui-même, qui a su donner la main aux pâtes à la crème citronnée et poutargue.

Merci Bruno pour ce beau cadeau, à fleur de peau.

Où le trouver ?
Echo, cave à manger, 18 rue de la Cour des Aides, 33000 Bordeaux
05 56 81 69 95, echo.caveamanger@gmail.com
Prix restaurant : 41€

Présidentielle 2017, quel vin pour quel candidat ?

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, je vous propose de détendre l’atmosphère avec des accords candidats et vins, à déguster avec le sourire…

Par ordre alphabétique :

Nathalie Arthaud
11 candidats dans les starting-blocks, avec seulement 2 femmes au compteur. Encore une fois, nous sommes loin de la parité.
Avec Nathalie Arthaud, contribuons à améliorer la visibilité des femmes dans le monde du vin, mettons les vigneronnes à l’honneur en débouchant une de leurs bouteilles !

François Asselineau
Avec François Asselineau, un vin de château !
Un vin souverain, à l’étiquette ornée d’un blason, issu de vignes protégées au sein d’un clos, qui ont bénéficié d’un microclimat privilégié.
Direction les vignobles prestigieux de Champagne ou de Bourgogne. Et pourquoi pas un Clos de Vougeot ?

Jacques Cheminade
A 75 ans, il est le doyen de cette élection présidentielle.
Avec Jacques Cheminade, on se fait péter un vin de garde !
On dépoussière la plus vieille quille de notre cave, un Médoc, à dominante de Cabernet Sauvignon, qui aura su passer l’épreuve du temps…

Nicolas Dupont-Aignan
Debout la France ! Avec Nicolas Dupont-Aignan, on sirote le vin français le plus connu au monde, un Saint-Emilion.
Ironie du sort, cette appellation, victime de sa notoriété, est la proie favorite des investisseurs étrangers (Belges, Chinois).

François Fillon
Avec François Fillon, on se fait offrir le vin le plus cher au monde !
Une bouteille du domaine de la Romanée-Conti, Grand Cru, produite à partir de Pinot noir. Au 1er mars 2016, elle se négociait en moyenne à 13 021 dollars, soit plus 11 959 euros.
Il suffit de savoir bien choisir ses amis…

Benoît Hamon
Alors, un vin qui a toute sa légitimité, mais qui se fait lâcher par les ténors de son parti…
Avec Benoît Hamon, on s’enivre au Beaujolais !
Un vignoble encore boudé par nos chers concitoyens, car souvent assimilé au Beaujolais Nouveau d’antan, de piètre qualité. Une bonne occasion de remettre les pendules à l’heure !
Primo, la qualité des vins primeurs s’est nettement améliorée. Deuxio, en Beaujolais il y a aussi des vins de garde, riches et complexes, au sein des 10 crus que compte l’appellation.

Jean Lassalle
Avec Jean Lassalle, il nous faut un cépage authentique, originaire du cru, qui roule les « r » !
Un rouge issu de Fer Servadou, que l’on retrouve dans tous les vignobles du Sud-Ouest, tout particulièrement à Gaillac. Il donne des vins rouges très colorés, tanniques, juste parfaits avec du gibier.

Marine Le Pen
Ici les choses se compliquent, je vais avoir du mal à vous conseiller un accord avec un vin déviant…

Emmanuel Macron
En marche avec une bouteille qui fait le consensus, que l’on a du mal à faire entrer dans une case.
Avec Emmanuel Macron, on pioche dans la catégorie Vin de France !
Anciennement appelée Vin de Table, il s’agit de Vins Sans Indication Géographique (VSIG), non rattachés à une région de production ou un terroir donné.
Les raisins doivent être récoltés et transformés en vin sur le territoire national. Depuis le 1er août 2009, leur étiquetage peut être complété par les mentions de cépage ou de millésime.
Cette catégorie à l’avantage de laisser une grande liberté aux vignerons.
Aimé Guibert, Mas de Daumas Gassac, a inventé le vin de table le plus cher du monde. Il a fait partie des fers de lance du Languedoc, en plantant du Cabernet Sauvignon sur le merveilleux terroir d’Aniane.

Jean-Luc Mélenchon
La France insoumise a su défendre le vin lors de la révolte des vignerons du Midi en 1907. Depuis le 12 avril 2014, il fait désormais « partie du patrimoine » français : « le vin, produit de la vigne, et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France ».
Avec Jean-Luc Mélenchon, on trinque en Minervois avec la cuvée Marcelin Albert des Vignerons d’Argeliers !
Un bel hommage à celui qui a mené cette bataille contre le vin de fraude.

Philippe Poutou
Avec Philippe Poutou, on se délecte avec un vin qui n’a pas la langue de bois !
Une cuvée franche, sans chichis, à l’expression corsée et épicée.
Les Vins de l’Ardèche (IGP Ardèche et Coteaux de l’Ardèche), à base de Syrah et Grenache Noir, de jolies pépites à petits prix.

Quelles que soient nos divergences d’opinion, retrouvons-nous autour d’un verre, notre péché mignon !

Quel vin pour la chasse aux œufs de Pâques ?

Il y a des grands classiques dont on ne se lasse jamais. Cette année, ma chasse aux œufs de Pâques sera accompagnée de la cuvée André Magnères du Domaine Vial-Magnères, AOP Banyuls Grand Cru.

Banyuls et chocolat, un accord mets et vins connu de tous les épicuriens, encore capable de m’étonner, après toutes ces années…

Il faut dire que l’élu de mon cœur n’est pas n’importe qui.
Il a de l’expérience, issu de très vieilles parcelles, de l’originalité, on y retrouve un triptyque du cépage roi du Roussillon (Grenache Blanc, Gris et Noir), du caractère, après un mutage sur grains, du savoir-vivre, grâce à un élevage de 10 ans en fût de chêne.

Sa robe ambrée garde une part de mystère. Il s’exprime avec puissance et délicatesse, sur des notes de dattes séchées au soleil, de figues confites, de torréfaction, de cacao, de sous-bois à l’automne. Sa bouche est suave, bien enveloppée, élégante. Elle laisse une finale gourmande de pâte de coing et de caramel au beurre salé.

André Magnères peut être fier de ses descendants. Ce Banyuls Grand Cru millésimé 2005, est un élixir de plaisir !

Si vous passez dans le coin, je vous invite à le siroter dans une des trois chambres d’hôtes de charme du domaine, au Clos Saint André, avec un carré de chocolat noir.

Bonne cueillette !

Où le trouver ?
Domaine Vial-Magnères, 14 rue Edouard Herriot, 66650 Banyuls-sur-Mer
04 68 88 31 04, info@vialmagneres.com
Prix 33€