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10 idées de cadeaux de Noël pour winelovers

Fidèle au poste depuis maintenant 5 ans (déjà !), des étoiles plein les yeux, pour vous donner mes idées de cadeaux de Noël pour winelovers…

De haut en bas et de gauche à droite :

* Lot de 6 verres à vin POLYMASTER par Royal Glass. Un très bon rapport qualité prix pour ce verre à vin aux proportions parfaites, joliment décoré par sa rosace discrète au bas du pied, qui sublimera vos nectars d’un jour ou de toujours.
– Prix : 53,40€ le lot de 6.

* Casier à vin 10 bouteilles Gwan par Made. Parce que ranger ses bouteilles de vin restera toujours un casse-tête, ce casier « so chic » (laiton et cuir noir végétal) est la solution pour magnifier votre salon.
– Prix : 59€

* Livre « Cheffes, 500 femmes qui font la différence dans les cuisines de France », par Vérane Frédiani et Estérelle Payany. « Pour la première fois dans l’histoire de la cuisine française, ce guide recense les femmes cheffes du pays par centaines, révélant ou confirmant leur talent, mais leur donnant surtout la visibilité qu’elles méritent ».
– Prix : 20€

* Dessin onirique sur la vigne par « Je bois la vie en Rose ». J’ai complètement craqué pour « Au pied de mon arbre, je buvais heureux » (il plairait à Georges Brassens). D’autres modèles disponibles sur le compte Instragram @jeboislavieenrose.
– Prix : 19€ (format A4, non encadré).

* Bon cadeau « Initiation à la dégustation » par mes soins. J’organise des initiations à la dégustation pour des petits groupes d’environ 10 personnes au Domaine la Vivarelle, à domicile, chez des cavistes ou des bars à vins. L’idée est d’éveiller vos sens à la découverte et à la compréhension de l’expression du vin. Pour plus d’infos, me contacter par mail.
– Prix : 45€/personne, durée 2h30, dégustation de 6 vins.

De haut en bas et de gauche à droite :

* Livre « Un Terroir, des Hommes – Saint-Chinian » par Florence Jaroniak et Sharon Nagel. Un ouvrage entièrement bilingue (français/anglais), au style précis et vivant, superbement illustré par 250 photos réalisées par Gaylord Burguière. Pour découvrir cette magnifique appellation du Languedoc et ses vigneronnes et vignerons. Pour en savoir plus, cliquez ici.
– Prix : 34€

* Abonnement à la box vin Chai les filles. Une sélection aux petits oignons 100% vigneronnes françaises !
– Prix : 29,90€ pour la box de 2 bouteilles/mois ou 39,90€ pour 3 bouteilles/mois.

* Livre « WINE EXPLORERS, LE 1ER TOUR DU MONDE DU VIN » par Jean-Baptiste Ancelot. Un ouvrage illustré par de superbes photos de vignobles, d’hommes et de femmes qui font du vin, à la fois carnet de voyage et recueil unique de données présentant la filière vin de tous les pays producteurs. Retrouvez mon interview de l’auteur en cliquant ici.
– Prix : 35€

* Thermomètre à vin par l’Atelier du vin. Parce que la température de service d’un vin joue un rôle très important sur les sensations perçues lors de sa dégustation, ce thermomètre au design épuré se glisse à l’intérieur du goulot de la bouteille afin de vérifier si elle est prête à être dégustée.
– Prix : 55,50€

* Coffret « Les vins rouges 12 arômes » par Le Nez du Vin de Jean Lenoir. Savoir identifier les arômes qui composent le bouquet d’un vin est un exercice demandant de l’entraînement. Il ne vous reste plus qu’à pratiquer.
– Prix : 75€, coffret avec les 12 arômes fondamentaux des vins rouges, un livre expliquant l’origine des arômes du vin et un autre livre spécifique aux cépages rouges. 

Voilà de quoi garnir le pied du sapin des winelovers !

« Les femmes sont-elles tendances dans la filière vigne et vin ? », retour sur une table ronde riche en émotions

En ce mardi midi du SITEVI, la salle était comble pour assister à une première au sein d’un salon dédié aux équipements de la vigne et du vin. Une table ronde riche en émotions autour de la place des femmes dans la filière…

J’ai eu l’immense plaisir (et aussi un peu le trac) d’animer cette rencontre sur un sujet que je vis au quotidien dans mon activité de vigneronne-œnologue au Domaine la Vivarelle et au travers des riches échanges que j’ai avec le blog. 
C’est un sentiment très fort de se rendre compte que l’on n’est pas toute seule face à certaines situations qui nous ont dérangées, à penser que, oui les choses s’améliorent, mais avec encore trop d’inertie, à essayer de faire tomber les clichés.

Un grand merci à Emilie, Ghislaine, Agnès et Marion pour la richesse de vos témoignages, tout en sincérité. Vous avez illustré avec brio la filière vigne et vin dans sa diversité au sein des trois thèmes que nous avons abordé.

Les femmes sont-elles plus représentées dans les métiers de la vigne et du vin ?

La parité entre les hommes et les femmes est-elle d’actualité dans tous les métiers de la vigne et du vin ? 
Dans les caves coopératives, la distribution agricole, les différents métiers qu’exercent les œnologues, à des postes de direction, au sein de la presse spécialisée, des critiques vin…

Le travail des femmes de la filière vigne et vin a-t-il plus de visibilité ?
Rencontrent-elles encore des difficultés à faire reconnaître leurs compétences ?  

La visibilité des femmes de l’ensemble de la filière dans les médias. 
Des anecdotes à la fois rigolotes et révoltantes, vécues par les intervenantes au cours de leur vie professionnelle.

La féminisation de la filière change-t-elle le monde du vin ?

En termes d’innovations concernant le matériel vitivinicole, d’incidence sur le profil sensoriel des vins, d’approche marketing, packaging, communication… ? 

Pour en savoir plus et vivre avec nous toutes cette table ronde riche en émotions, la vidéo est en ligne en cliquant ici.

Merci super Emilie de l’agence Wonderland Agency pour cette réalisation !

Sur la photo, de gauche à droite :
Marion Ivaldi,rédactrice en chef de Vitisphère.
Ghislaine Royet, œnologue conseil, intervenante à la formation du DNOE.
Votre WINEista préférée.
Emilie Faucheron, viticultrice au Domaine de la Grande Canague, communicante Youtube, La VitiBio d’Emilie et Benjamin.
Agnès Bœuf,consultante en marketing et communication, société AOC Conseils.

Crédit photo : Wonderland Agency.

Table ronde SITEVI, « Les femmes sont-elles tendances dans la filière vigne et vin ? »

Je suis très excitée de vous annoncer que je vais animer une table ronde pendant le SITEVI à Montpellier sur un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur : « Les femmes sont-elles tendances dans la filière vigne et vin ? ».

Le SITEVI est le salon international des équipements et savoir-faire pour la vigne et le vin. A chaque édition, les innovations, les tendances et les perspectives de la filière sont sous les projecteurs.
Je me suis tout naturellement demandée si, à l’aube de l’année 2020, les femmes sont tendances dans la filière vigne et vin ?

Cette table ronde va réunir des intervenantes exerçant différents métiers afin d’appréhender la filière dans sa diversité :
Marion Ivaldi, rédactrice en chef de Vitisphère.
Faucheron Emilie, viticultrice au Domaine de la grande Canague, communicante web La VitiBio.
Ghislaine Royet, œnologue conseil, intervenante à la formation du Diplôme National d’Œnologue.
Agnès Bœuf, consultante AOC Conseils en marketing et communication.

Cette rencontre va permettre de partager nos expériences, d’identifier les changements de ces dernières années (les points positifs, les axes d’amélioration), et bien évidemment de mettre en lumière les femmes de la filière vigne et vin !

Rendez-vous le mardi 26 octobre de 12h15 à 13h15 au Parc des Expositions de Montpellier, salle B – Hall B5 !

Pour obtenir un accès gratuit au salon, cliquez sur « demande de badge » puis utilisez le code : WINEISTA19

Mes accords mets et vins d’octobre

La grisaille pointe le bout de son nez. Heureusement que l’automne signe aussi l’arrivée de jolis produits de saison, qu’il ne reste plus qu’à accompagner avec les vins et les amis qui vont bien ! Retrouver ma sélection de trois accords raccords avec le mois d’octobre…

Pour renouer avec le terroir.

Les étals sont remplis de montagnes de cèpes bien dodus ne demandant qu’à être juste saisis avec un filet d’huile d’olive et un soupçon de persil.

Ce champignon qui embaume le sous-bois, au goût à la fois puissant et élégant, mérite un vin qui saura lui donner la main avec tact et authenticité.
Une mission remplie avec brio par le Blanc de Fourcas Hosten, AOP Bordeaux (pour en savoir plus, voir billet Le Château Fourcas Hosten, le réveil d’une belle endormie).

Blanc de Fourcas Hosten 2016

Un millésime 2016 à la fois complexe et tout en dentelle, au nez dingue de lilas blanc, mirabelle, pomme Granny, kumquat, pierre à fusil, enrobé d’un joli fumé, qui caresse les papilles avant de les stimuler de sa belle fraîcheur. 

Une symbiose parfaite entre le terroir argilo-calcaire de Listrac-Médoc, sur lequel le célèbre trio Sauvignon Blanc, Sauvignon Gris et Sémillon s’est épanoui, un élevage en fûts de chêne maîtrisé et le petit côté terreux des cèpes.

Quand la terre rencontre le terroir, on en reste pantois !

Pour colorer votre journée.

La grande famille des courges va rester à nos côtés pendant plusieurs mois, mais nous sommes tout de même heureux de la retrouver.

Butternut, potiron, potimarron, à la chair dense et onctueuse, gourmande de sucrosité, se marient très bien avec des vins rouges épicés, tout en rondeur, à la trame tendue afin de contraster avec la douceur de ces cucurbitacées.

Direction la Côte Chalonnaise en Bourgogne avec un Givry 1er Cru « Clos de Choué » 2017 du domaine Chofflet-Valdenaire. Un environnement privilégié pour ce Pinot Noir enlacé dans un petit cirque d’une dizaine d’hectares avec vue sur le Mont Blanc.

Les fruits rouges (cerise, griotte, framboise) arrivent en force avant de batifoler avec des arômes de tabac blond, clou de girofle, caramel au beurre salé. Ample et velouté au palais, il s’éternise sur des notes finement grillées.

Je tenterais bien une lotte au chorizo et son gratin de potimarron !

La Bota 54 de Fino « Macharnudo Alto »

Pour vivre un grand moment.

Que vous tombiez en pamoison ou en rébellion, voilà un accord mets et vins qui ne vous laissera pas indifférent.

Un mariage ton sur ton avec un Jerez de la Frontera et une mimolette extra vieille. Deux personnalités aux caractères bien affirmés avec le temps qui s’accordent à merveille. 

Une mimolette dure, un brin piquante, intensément fruitée, à la finale de noisette. Une cuvée La Bota 54 de Fino « Macharnudo Alto », Equipo Navazos, issue d’une solera à l’âge moyen de 10 ans.

Un nez intense à la complexité affolante de noix, écorce d’oranges, miel, anis, angélique. Une bouche à l’oxydation beurrée, tranchante, d’une longueur dingue sur des effluves de tabac.

Un grand moment de gastronomie !

Voilà de quoi vous donner du baume au cœur…

Pour les épicuriens curieux, voir ma sélection de 3 vins du Languedoc pour le mois de septembre.

Le 1er tour du monde du vin, l’interview de Jean-Baptiste Ancelot

Le livre de Jean-Baptiste Ancelot, « WINE EXPLORERS, LE 1ER TOUR DU MONDE DU VIN » vient de sortir, voici l’interview d’un auteur, baroudeur, fervent winelover…

Les premiers émois passés, me revoilà à vous parler de ce bel ouvrage qui m’a tenue en haleine pendant plusieurs heures et que je suis certaine de refeuilleter un jour (voir précédent billet)…

Il faut dire que ce livre, résultant de 11 ans de vie dédiés à sa création, est dense en informations. Mais rassurez-vous, même si Jean-Baptiste a été pointilleux sur les chiffres, sa mise en page conviviale permet plusieurs niveaux de lecture, selon votre humeur.

J’ai tout particulièrement aimé les anecdotes : à Madagascar, il est très difficile d’importer des bouteilles neuves. Elles sont donc réutilisées plusieurs fois, pour un âge moyen de 70 ans. Un bel exemple de recyclage !
L’émotion qui se dégage des vins « coups de cœur » : « difficile de mettre des mots devant autant de finesse ».
La qualité des photos : vignobles magnifiques avec vue imprenable, portraits des femmes et des hommes du vin aux regards éclairés par leur passion, clichés insolites.
J’ai eu la surprise de découvrir qu’il y a de la vigne sur les plateaux Batéké au Gabon, un de mes plus beaux voyages…

Jean-Baptiste n’est pas tombé dans le verre étant petit. Il fait partie de ces personnes non issues du milieu du vin qui trouvent leur propre chemin. C’est en potassant les nombreux livres disponibles sur le sujet, afin de préparer son admission au MBA en commerce des vins et spiritueux à l’Inseec de Bordeaux, qu’il a été frustré de ne pas trouver toutes les informations nécessaires à la compréhension de la filière au niveau mondial.

Qu’on se le dise, « si cela n’existe pas encore, je relève le défi ! ».

La WINEista. En quoi ce livre propose-t-il une vision nouvelle du vin ?
Jean-Baptiste Ancelot. Ce livre est une première mondiale ! Il recense tous les pays producteurs de vin du monde en prenant en compte tous les acteurs de la filière. Il synthétise des données les plus actualisées possibles. Il répond aux questions que je me suis posées quand j’étais étudiant. Il rend enfin l’information accessible à tous. C’est mon combat de tous les jours !

La WINEista. Votre tour du monde du vin fait rêver, n’a-t-il pas été difficile de le financer ?
J-B.A. Cela n’a pas été la partie la plus facile… Il m’a fallu deux ans pour trouver les fonds. 
Curieusement, 70% des sponsors ne sont pas issus du vin. Le numéro 1 est Pilote, un constructeur de camping-cars. Il nous a même fourni un prototype avec lequel nous avons parcouru l’Europe. C’était bien pratique, nous avions à la fois une maison, un bureau et une voiture.

La WINEista. Comment avez-vous choisi les vigneronnes et vignerons que vous avez rencontrés ?
J-B.A. Avec près de 188 000 domaines dans le monde, il faudrait 13 vies pour tous les visiter. J’ai été obligé de faire des choix. 
Je me suis attaché à avoir un panel représentatif de chaque pays en choisissant plusieurs tailles d’exploitations. J’ai privilégié des domaines fidèles à mes valeurs, familiaux et respectueux de l’environnement.

La WINEista. Quel est le paysage viticole qui revient quand vous fermez les yeux avant de vous endormir ?
J-B.A. Le coucher de soleil sur les contreforts de la cordillère des Andes depuis les hauts plateaux de la vallée d’Ica au Pérou où se trouve le domaine Tacama. C’était magique…

La WINEista. Y a-t-il une vigneronne ou un vigneron qui vous a tout particulièrement touché ?
J-B.A. Chan Thay Chhoeung au Cambodge. Tout d’abord parce que je revois encore son sourire merveilleux à mon arrivée à la descente du bus, alors que j’étais très embarrassé d’avoir plus de quatre heures de retard.
Ensuite parce qu’il a réussi le pari fou d’aller au bout de ses rêves en plantant de la vigne à la place de ses orangers. C’est aujourd’hui le seul producteur du pays. Il éduque même les locaux à la culture de la vigne, c’est une véritable attraction touristique !
J’ai passé trois jours chez lui avec sa famille, je n’oublierai jamais ces moments…

La WINEista. Quel a été votre plus grand moment de solitude ?
J-B.A. C’était en Birmanie ! Le gros serpent que j’ai eu le malheur de croiser dans une vigne alors que j’étais en tongs m’a donné des sueurs froides !

La WINEista. Quelle cuvée avez-vous débouché afin de fêter la sortie du livre ?
J-B.A. Je me suis tout d’abord fait tatouer un tire-bouchon sur le bras ! Ensuite, j’ai ouvert un blanc, Clos Stegasta Asyrtiko 2017, du domaine T-Oinos situé sur l’île de Tinos au nord des Cyclades. J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette cuvée, du terroir en bouteille ! 
Peut-être aussi parce que c’est à cet endroit que ma femme m’a rejoint et m’a annoncé que nous attendions un bébé…

La WINEista. Et avec quel plat ?
J-B.A. Un risotto au gorgonzola !

La WINEista. Quel est, selon vous, le pays le plus prometteur ?
J-B.A. Difficile de répondre… Il y en a beaucoup… La Bolivie fait partie de ces pays prometteurs. Un vignoble loin d’avoir développé tout son potentiel alors qu’il possède des terroirs très qualitatifs et une viticulture d’altitude qui confèrent aux vins une superbe fraîcheur.

La WINEista. Et la France dans tout ça ? Comment se situe-t-elle dans la planète vin ?
J-B.A. En terme d’image, la France reste sur la première marche des winelovers. Mais les gens ouvrent leur esprit, ils ont envie de découvertes. Il ne faudrait pas que l’on reste endormi sur nos lauriers…

La WINEista. Le monde du vin respecte-t-il la parité hommes-femmes ?
J-B.A. Non pas encore ! Dans mon livre, les femmes du vin représentent toutefois un tiers des portraits, c’est déjà une petite victoire. Elles sont souvent mieux acceptées dans les pays du nouveau monde, qui ont des mentalités plus ouvertes… 
Tout le monde a le droit d’exprimer son talent et mérite de parler du vin avec sa propre sensibilité, indépendamment de son sexe.

La WINEista. N’est-il pas difficile de poser ses valises après quatre ans de voyages dans 88 pays ?
J-B.A. Non, je vis ma sédentarité avec beaucoup de plaisir. D’autant plus que je viens d’être papa. Mais je vais continuer à voyager pour mon futur projet. Une nouvelle expérience autour des vins du monde… Cela va être amusant !

Merci Jean-Baptiste pour cet échange passionné et passionnant. Votre audace, votre modestie, votre fougue et votre courage font que vous méritez amplement votre surnom de « Robin des Bois du vin » !

Wine Explorers, Le 1er tour du monde du vin par Jean-Baptiste Ancelot

Si Bacchus et Jules Vernes avaient eu un enfant, il s’appellerait Jean-Baptiste Ancelot.
Ce jeune baroudeur, passionné « de l’extrême » des vignobles, a réussi le pari fou de faire le premier tour du monde du vin ! Voici un livre qui va faire fantasmer plus d’un winelover…

Vous pensez bien que je suivais assidûment ses pérégrinations viticoles sur les réseaux sociaux. J’enviais parfois ce gars au sourire fort sympathique qui avait la chance de rencontrer des vigneronnes et vignerons du bout du monde, dans des coins insolites où je ne pensais parfois pas qu’il y poussait de la vigne.

A la sortie de son livre en septembre, l’excitation était à son comble quand j’ai découvert ce petit joyau. Je me suis dit alors que mon ressenti n’était pas tout à fait juste. 
Cet ouvrage n’a rien à voir avec la chance, il résulte d’un énorme travail de plus de onze ans, d’une passion sans faille, d’un esprit aventurier hors du commun, d’une capacité d’analyse et d’écoute à la fois professionnelle et humaniste.

Après quatre ans de recherches, deux ans de préparation et de levées de fonds, quatre ans de voyages dans 88 pays, un an d’actualisation et de rédaction, Jean-Baptiste Ancelot (alias Wine Explorers) a immortalisé « Le 1er tour du monde du vin ». 

Un ouvrage de 333 pages, illustré par de superbes photos de vignobles, d’hommes et de femmes qui font du vin, à la fois carnet de voyage et recueil unique de données présentant la filière vin de tous les pays producteurs.

A suivre, l’interview de Jean-Baptiste et mes passages coups de cœur…

Mes accords mets et vins de septembre

Ravie de vous retrouver pour une rentrée gourmande ! J’ai décidé de lancer une nouvelle série d’articles consacrés aux accords mets et vins. Tous les mois, je vous proposerai des mariages épanouis entre des cuvées qui m’ont fait craquer et de bons petits plats de saison.
Pour ce mois de septembre, voici ma sélection de 3 vins du Languedoc accompagnés des spécialités culinaires qui vont bien…

Pour se retrouver au bord de l’eau.

Entre l’étang de Thau et la mer Méditerranée, la plus grande appellation en blanc du Languedoc, dédiée uniquement à cette couleur et à un cépage unique le Piquepoul Blanc, vous évoquera les belles soirées estivales du bord de l’eau.

A La Croix Gratiot, Anaïs Ricôme (pour mieux la connaître, voir son portrait) est une fervente défenseuse de ce cépage endémique dont l’énorme potentiel qualitatif mérite encore d’être reconnu.
Dans sa cuvée Bréchallune, elle a poussé le Piquepoul Blanc dans ses retranchements (sélections parcellaires, plus de maturité, élevage sur lies) pour lui faire toucher du doigt l’excellence…

Un nez gai comme un pinson, à la mélodie subtile sur des notes de fleurs blanches, fruits exotiques, agrumes, pêches de vigne. Une bouche bien enveloppée, ficelée par une belle fraîcheur, à la finale longue de bonheur…

Un accord local avec une seiche à la plancha, pour un mariage tout en onctuosité mais non pas routinier, grâce à la jolie vivacité de ce Bréchallune.

Pour rester fidèle au rosé.

Il a enchanté votre été, il ne serait vraiment pas gentil de le laisser tomber à la rentrée ! Le rosé s’invite à votre table avec la cuvée Oros du Château Capitoul.

Un assemblage de Grenache Noir et Syrah qui ont grandi sur un des plus beaux terroirs du Languedoc. Une presqu’île avec vue sur la grande bleue dont le nom signifie « tas de cailloux » en occitan. L’AOP La Clape est un joyau, précieux de ses terroirs arides entourés de pinèdes, rafraîchis par l’air marin.

Un vin vinifié à la bourguignonne (élevage sur lies) qui fera taire les vilains détracteurs du rosé. Un nez merveilleux de fruits rouges, eau de rose, fleurs jaunes, gingembre. Une bouche charnue, complexe, qui s’éternise avec tact…

Un accord coloré avec des petits farcis encore de saison (tomates, aubergines, courgettes), pour un festival de saveurs !

Pour un brin d’humanité.

Il y a des comportements, des styles, qui suscitent parfois des préjugés. Et si on faisait preuve d’un peu plus d’humanité en laissant à chacun la chance de s’exprimer ? 

Avec sa cuvée Les Mal Aimés, Pierre Cros, le Paysan libre du Minervois, a souhaité réhabiliter des cépages anciens démodés. Et quel beau retour en grâce !
Rivairenc, Alicante Bouschet, Aramon, Piquepoul Noir, Morrastel, Carignan Noir, les trop longtemps oubliés du Languedoc, domptés par « ce Terroir de feu » et vinifiés par une main de maître se révèlent ici avec brio.

Un nez enchanteur de cassis, groseille, cerise, tabac blond, baies roses. Une bouche juteuse, qui donne l’impression de croquer des raisins, à la finale de petits fruits rouges acidulés et de réglisse.

Un accord sucré avec une tarte aux figues juste cueillies, pour finir le repas le sourire aux lèvres !

Bonne rentrée 2019 winelovers de mon cœur !

L’Art en Cave à Saint-Chinian, édition 2019

Inauguration de l’Art en Cave 2019 à la Cave de Saint-Chinian. De gauche à droite, Laura Chaplin (artiste), Norbert Gaiola (directeur), Eric Fleury (artiste) et Yves Borel (président).
Crédit photo : karactere.fr®

La Cave des Vignerons de Saint-Chinian vient d’inaugurer ses nouvelles fresques et de lancer les 2 cuvées associées ! Retour sur l’édition 2019 de L’Art en Cave…

Je vous avais déjà parlé de L’Art en Cave à Saint-Chinian lors de ma première visite enthousiaste il y a maintenant 2 ans.
Une initiative unique, étonnante et branchée, lancée en 2013 par la Cave de Saint-Chinian et l’Agence de communication Karactère.

Laura Chaplin en train de réaliser sa fresque à la Cave de Saint-Chinian.
Crédit photo :  karactere.fr®

Des artistes sont sélectionnés afin de réaliser « en live » une fresque d’envergure sur la façade des cuves béton qui sont utilisées pour la vinification. Une reproduction de leurs œuvres se retrouve ensuite sur l’étiquette d’une collection de vins de garde en série limitée.

Il ne s’agit pas juste d’une idée marketing pour « faire le buzz » ! L’art est réellement au centre de cet exercice. Les artistes envoient, au préalable, un dessin de leur projet dont les caractéristiques influencent l’élaboration du vin correspondant.

La cuvée en série limitée de Laura Chaplin.

L’édition 2019 met à l’honneur Laura Chaplin (petite fille de Charlie Chaplin), artiste aux mille facettes, et Eric Fleury, peintre doté d’un art très singulier. 
Benoît Macia, maître de chai à la Cave de Saint-Chinian, s’est inspiré de leurs « ébauches » afin que l’art de faire du vin donne la main à l’art contemporain :

« L’œuvre de Laura Chaplin est gaie, colorée, presque enfantine. Le vin, à dominante de Grenache Noir, est fruité, avec des tanins bien enrobés, beaucoup d’élégance.
Le monsieur moustachu et costaud d’Eric Fleury impose une cuvée de caractère, plus structurée, épicée, à base de Syrah ».

Un millésime qui a encore une fois réussi à stimuler la création dans une belle mixité de savoir-faire !

Visites pendant les horaires d’ouverture du caveau de la Cave de Saint-Chinian et sur rendez-vous pour les groupes.

Pourquoi faut-il recracher lors d’une dégustation de vin ?

Vin & Société, au nom des 500 000 acteurs de la vigne et du vin, a lancé une campagne d’information inédite signée « Tous ceux qui recrachent mon vin l’adorent ». Pourquoi faut-il recracher lors d’une dégustation de vin ? Comment s’y prendre ?

Les consommateurs s’intéressent au vin, à ses origines, ses terroirs, ses cépages, son élaboration… Vous vous doutez bien que je m’en réjouis allègrement. C’était même ma motivation première quand je me suis lancée dans la création du blog en 2014 (déjà !).

Face à cet engouement, la dégustation de vin s’est démocratisée. Que ce soit entre amis à la maison, chez un caviste, dans un domaine, lors d’un salon, pendant un stage de découverte, les occasions se multiplient et pourtant…

Selon une enquête conduite par Vin & Société, une minorité de dégustateurs recrachent le vin alors que 60% d’entre eux se disent intéressés par une information ou formation sur le geste de recracher. Essayons d’y voir un peu plus clair sur le sujet…

Il faut recracher pour apprécier le vin.

Cette même étude relate que 50 % des personnes interrogées pensent que ne pas avaler serait synonyme de perte d’arôme et donnerait une impression d’inachevé. Que nenni ! L’action de recracher n’enlève rien au plaisir. Au contraire, elle permet d’apprécier pleinement le vin en ressentant toutes ses subtilités et ses saveurs.

La dégustation est un exercice passionnant qui stimule nos sens (voir billet Et si on dégustait ?), à condition de les ménager. Après 3 ou 4 vins dégustés et avalés, souvent à jeun, les effets de l’alcool se font ressentir et nous privent de toute objectivité sensorielle.

Pour honorer le travail des vigneronnes et vignerons.

Certains pensent que les vigneronnes et vignerons risquent de se vexer si on n’engloutit pas avec frénésie le fruit de leur travail passionné. Je peux vous assurer que ce n’est vraiment pas le cas !

Le fait de recracher un vin n’est pas du tout considéré comme un non-respect ou un gaspillage. C’est un geste louable parce qu’il est essentiel afin d’apprécier tout le potentiel de leurs cuvées, du début jusqu’à la fin de la dégustation.

Parce que c’est tout un art.

Recracher un vin n’est ni inélégant, ni peu hygiénique. Il suffit juste d’avoir un crachoir et une petite serviette pour rattraper « la dernière goutte ».

N’ayez crainte, ce n’est pas l’apanage des experts. En seulement quelques étapes (voir photo ci-dessous), vous réussirez cet exercice comme un chef !

Lors d’une dégustation, si on aime le vin, on le recrache !

Women do Wine, les femmes changent-elles le monde du vin ?#2

Maintenant que les clichés sont tombés et que nous partons sur des bases saines dénuées de sexisme (voir billet Women do Wine, les femmes changent-elles le monde du vin ?#1), retour sur la deuxième partie de la table ronde que j’ai eu le plaisir d’animer pendant la première rencontre Women do Wine…

Les femmes ont toujours été présentes dans la filière vin, mais certainement pas aux mêmes fonctions. Elles ont été à l’époque interdites dans les chais, puis reléguées à certains travaux de la vigne (les plus fastidieux), cantonnées à des postes de bureau ou de labo… 

Aujourd’hui, même si les femmes du vin manquent encore de visibilité et de reconnaissance, si la parité est loin d’être d’actualité dans tous les métiers, elles ont leur place dans la filière où elles insufflent un vent de diversité porteur d’innovation.

Les jeunes femmes qui reprennent le domaine familial, les néo-vigneronnes, n’hésitent pas à bousculer les habitudes : planter de nouveaux cépages, essayer des nouvelles techniques de vinification, proposer des accords mets et vins originaux… Elles ont envie de sortir d’un univers parfois trop codifié, de rendre le vin plus accessible. 

Par exemple, les femmes sont très présentes sur les réseaux sociaux, elles ont compris que la communication digitale est devenue un outil indispensable (voir billets Les réseaux sociaux, un bon tuyau pour la filière vin #1 et #2).

Ce vent de dynamisme et de nouveauté n’est bien entendu pas propre au sexe féminin. Il est avant tout générationnel et contextuel, mais, à mon plus grand bonheur, les femmes en sont des actrices à part entière !

Nous avons évoqué deux sujets où être une femme peut avoir une incidence.

Si l’aptitude à l’analyse sensorielle n’est bien sûr pas une question de genre, j’ai remarqué pendant mes cours d’initiation à la dégustation que les femmes identifient plus facilement les arômes floraux et les épices. Cette sensibilité olfactive est certainement liée à l’éducation parce que elles sont encore bien souvent derrière les fourneaux…

En terme de machinisme, le fait qu’il y ait de plus en plus de personnes de la gent féminine travaillant à la vigne et dans les chais pousse les constructeurs à développer des outils plus ergonomiques, facilitant ainsi le travail des femmes et des hommes.

Je me suis évidemment retourné la question, est-ce qu’à mon niveau j’ai fait changer le monde du vin ?
Au Domaine la Vivarelle, j’agis avec les compétences et les aspirations d’Audrey Martinez qui sont dépendantes de mon caractère et non pas de mon genre.
Au sein de mon activité de communicante sur le vin, je pense que le fait que je sois une femme militante de l’égalité m’incite à mettre en avant les femmes du vin.

Les femmes sont en train de changer le monde du vin parce qu’en s’unissant elles vont se donner de l’énergie, prendre confiance en elles afin de bouleverser les codes, modifier les rapports de force, faire évoluer la filière vin vers plus d’équité et de respect.

Un grand bravo à l’association Women do Wine pour l’organisation hors-pair de cette belle journée !