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L’Art en Cave à Saint-Chinian

Quand l’art et le vin se donnent la main, je suis heureuse. Quand cette initiative naît de la volonté de vigneronnes et vignerons coopérateurs du Languedoc de faire connaître leurs vins et leurs terroirs au travers d’un concept unique, je suis comblée. C’est tout cela, l’Art en Cave…

Il n’y a aujourd’hui rien d’étonnant, si ce n’est la performance artistique et la beauté de l’œuvre, à ce que les grands châteaux aux moyens colossaux fassent appel à des artistes de renom afin de relooker leurs chais ou de customiser leurs étiquettes. Mais quand ce mélange d’univers s’effectue dans les travées modestes d’une cave coopérative, cela casse les codes.

Le concept de L’Art en Cave a été créé par Laurent et Nelly de l’agence de communication Karactère avec les dirigeants Yves et Norbert de la cave de Saint-Chinian. Ils ont imaginé une coopération originale afin de promouvoir les vins : amener l’art dans un lieu industriel qui fonctionne et créer une alchimie entre l’art et le vin.

Tous les ans, ils font appel à des artistes ayant pour mission de réaliser une fresque sur les cuves en béton de la cave. Celle-ci sera reproduite sur l’étiquette d’une bouteille en édition limitée. Cerise sur le gâteau, le vin en question s’accordera avec les caractéristiques des réalisations.

« Une fois que nous avons le projet de chaque œuvre en main, nous élaborons un assemblage qui ressemble à celle-ci. Nous essayons de traduire le style de la création artistique dans la bouteille sur des critères qualitatifs et sensoriels de type puissance, structure, élégance, longueur, fruité… Toutes les cuvées sont élevées en fûts de chêne pour leur donner un long potentiel de garde car les bouteilles sont collectors », Norbert Gaiola (directeur de la cave).

Cette année, j’ai eu l’immense plaisir de découvrir en avant-première les fresques de deux artistes, Kashink et Yz. Une édition 100% féminine afin de mettre en lumière les femmes qui sont encore sous-représentées dans le monde de l’art.

Kashink, street artiste, a adhéré d’emblée au projet car elle est originaire du sud de la France et qu’elle aime le vin. Son visuel, coloré et poétique, s’intitule in vino veritas afin d’évoquer l’authenticité du vin. A côté de sa signature, 4 verres pour 4 vins différents, sont un clin d’œil original à la date anniversaire de la cave qui fête ses 80 ans cette année.

Sa cuvée est un vin blanc. Un assemblage élégant de Grenache Blanc, Roussanne et Vermentino, pour un moment de gastronomie intimiste.

Yz, artiste technicienne, a été séduite par l’idée d’associer un vin et une œuvre. Elle illustre de façon grandiose et émouvante la part des anges d’un rouge élevé en barriques.

Son vin, issu de cépages phares de l’appellation (Syrah, Grenache Noir et Carignan Noir), exprime la typicité du terroir de Saint-Chinian, alliant force et délicatesse.

Pour découvrir les autres fresques, dont celles de la fameuse Miss Tic (en photo à la une) et du dessinateur Aurel, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site de l’Art en Cave ou bien mieux encore, de vous rendre à la cave de Saint-Chinian. Vous pourrez au passage déguster et acheter les bouteilles assorties à votre œuvre préférée (prix unique de 10€).

Quand une cave coopérative devient un atelier d’artistes contemporains et associe une œuvre à une cuvée d’exception, je suis gaga !

Contact
Cave de Saint-Chinian, route de Sorteilho, 34360 Saint-Chinian
04 67 38 28 40, caveau@vin-saintchinian.com
Pour consulter les horaires, cliquez ici.

Les femmes du vin au fil de la cité

J’ai l’immense joie de commencer ma série d’interviews intitulée « Les femmes du vin au fil du raisin » par Laurence Chesneau-Dupin, Conservateur en chef du Patrimoine, Directrice de la culture de La Cité du Vin à Bordeaux.

La Cité du Vin a fêté son premier anniversaire en juin dernier. Ce lieu unique, dédié aux vignobles du monde entier, est l’antidote idéal pour éviter le blues de la rentrée. Vous y découvrirez le premier pays invité, la Géorgie, pour une immersion dans le berceau de la viticulture.

A la tête de la programmation des multiples rendez-vous culturels qui font vivre la cité, il y a Laurence Chesneau-Dupin, une femme de culture.

Laurence a fait ses études d’histoire de l’art à Bordeaux. Quelques années après, elle retrouve une ville qu’elle adore pour participer à la construction de ce projet d’envergure.
Le monde des musées, elle l’a choisi afin de faire découvrir le patrimoine au public, de le rendre accessible à tous. Au fil de son parcours, elle s’est intéressée aux dimensions économiques et industrielles du patrimoine, qui l’ont amenée à imaginer et diriger le Musée des arts du cognac (MACO) qui a ouvert en 2004.
Cette expérience, dans un secteur d’excellence et de passion, a attisé sa curiosité pour le vin. Un milieu dont elle n’est pas issue, avec lequel elle s’est familiarisée par amour, lors de sa rencontre avec son mari épicurien…

Confortablement installés dans les canapés design du joli salon de réception, Laurence Chesneau-Dupin, souriante et élégante, répond à mes questions de sa douce voix au timbre posé.

La WINEista. Quel est le lien entre le monde du vin et celui du patrimoine ?
Laurence Chesneau-Dupin. Ces deux univers se recoupent, le vin est un patrimoine universel, on doit éveiller la curiosité afin de le rendre accessible à tous.

La WINEista. Quelles ont été vos motivations pour vous lancer dans l’aventure de la Cité du Vin ?
L.C-D. La création d’un nouveau lieu est une aventure unique, très excitante. Elle est le reflet de notre personnalité, on y met beaucoup de soi-même. Ce projet était très alléchant car il y avait une grande liberté en terme de créativité. La commande était assez ouverte, il s’agissait d’imaginer un grand équipement culturel autour du vin.
C’est un travail collectif, qui permet de confronter les points de vue pour arriver de quelque chose purement virtuel à un lieu physique. Une concrétisation extrêmement émouvante.

La WINEista. Quel est le rendez-vous culturel dont vous êtes la plus fière ?
L.C-D. Ce qui me rend vraiment fière c’est la diversité des rendez-vous culturels que l’on propose. Il me tient à cœur de proposer de multiples approches pour parler au plus grand nombre de personnes.
Chacun selon les moments n’a pas envie des mêmes choses. Il est primordial d’avoir une offre diverse, de pouvoir proposer des moments d’érudition comme nos rendez-vous universitaires « les vendanges du savoir » ou des moments plus ludiques comme « les cinés gourmands », ou le théâtre d’improvisation que nous programmons de temps en temps.

La WINEista. Quelle bouteille avez-vous ouvert après l’ouverture de l’exposition Géorgie ?
L.C-D. La Géorgie est un pays tellement mystérieux, fascinant, avec des vins que l’on n’a pas l’habitude de boire ici et qui méritent d’être découverts.
Je suis restée dans le ton avec un vin Géorgien. Pas un vin orange, vinifié dans les amphores traditionnelles, les qvevri, car je n’apprécie pas beaucoup les vins oxydatifs, bien qu’ils ravissent les connaisseurs. J’ai opté pour un vin rouge fabuleux, issu de cépages autochtones, que j’ai fait partager autour de moi.

La WINEista. Et avec quel plat ?
L.C-D. Un plat sucré salé, un tajine d’agneau.

La WINEista. Que diriez-vous aux personnes qui ne souhaitent pas visiter la Cité du Vin ?
L.C-D. Venez pour voir, soyez curieux ! Participez dans un premier temps aux évènements culturels gratuits, installez-vous dans le salon de lecture, et cela vous donnera peut-être envie de découvrir le parcours permanent ou d’assister à un atelier.
Vous vous rendrez compte qu’à la Cité du Vin on partage des moments conviviaux et surtout pas intimidants.

La WINEista. Après la Géorgie, quel sera le prochain vignoble invité de la Cité du Vin ?
L.C-D. C’est un scoop ! Porto et le magnifique vignoble du Douro. Une région viticole qui a une dimension patrimoniale très forte à différents niveaux. D’abord, des paysages remarquables, qui sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais aussi l’élaboration du Porto, qui est tout à fait spécifique et relève d’un véritable héritage culturel, ou encore, au niveau des arts visuels, avec une production d’affiches publicitaires particulièrement créative.

La WINEista. Quel est le plus beau compliment qu’Alain Juppé pourrait vous faire ?
L.C-D. Aïe ! Aïe ! Aïe ! Que l’on a réalisé l’équipement dont il rêvait ! Mais il ne me l’a pas encore dit…

La WINEista. Quel est votre Château chouchou du bordelais ?
L.C-D. Ah ! Cela va faire un peu snob…, le Château Haut-Brion.
J’ai eu la chance de pouvoir accéder à ce château mythique car son propriétaire, le prince Robert de Luxembourg, est un mécène très investi. Il est président de notre comité d’orientation culturelle. J’ai pu apprécier ce lieu qui a une histoire extraordinaire, très ancienne, fondatrice dans l’histoire du commerce du vin. C’est un endroit hors du commun, qui est à la fois très fort symboliquement mais aussi très actif, ancré dans la ville.
Quand je déguste un vin, je ne me focalise pas uniquement sur le goût, j’y associe la rencontre avec les Hommes qui l’ont fait, l’histoire et la géographie du vignoble. Cela compte beaucoup dans la perception qu’on peut en avoir.

La WINEista. Avec du fromage, êtes-vous plutôt vin blanc ou vin rouge ?
L.C-D. J’étais très vin rouge mais je suis devenue très vin blanc depuis 5 ou 6 ans, depuis que j’ai appris à apprécier le Bourgogne.

La WINEista. Trouvez-vous que le monde du vin est macho ?
L.C-D. Alors… Pas plus que certains autres univers, comme le bâtiment par exemple, d’après l’expérience que j’en ai eu avec le chantier de la Cité du Vin ! Non, je trouve que les femmes y ont leur place. Elles n’y sont pas trop mal accueillies et plutôt reconnues.

La WINEista. Quelle est la femme du vin que vous admirez le plus ?
L.C-D. J’ai beaucoup d’admiration pour Sylvie Cazes, notre présidente (ndlr : Présidente de la Cité du Vin), dont j’ai pu découvrir l’énergie incroyable et la ténacité. Elle nous a tiré en avant pour que ce projet se fasse tout en continuant à avoir ses activités professionnelles. Elle va toujours de l’avant et je trouve cela assez remarquable.

La WINEista. Quelle est la femme que vous admirez le plus ?
L.C-D. Il y a beaucoup de femmes que j’admire. Je suis sensible aux femmes qui vont au bout de leurs passions. Je suis très impressionnée par le parcours de Claudie Haigneré, tour à tour médecin, chercheur, spationaute, femme politique, Présidente d’Universcience, un des plus prestigieux équipements culturels de France. Elle met son intelligence et son énergie au service de la société, en restant toujours féminine. Plusieurs vies en une ! Cela fait rêver !

La WINEista. Si vous étiez un tableau, vous seriez lequel ?
L.C-D. Hum ! Si j’étais une œuvre d’art, je ne serai pas un tableau mais … un mobile de Calder. Une œuvre aérienne, joyeuse, à la recherche de l’équilibre et qui ne se prend pas trop au sérieux.

La WINEista. Quel est l’endroit de Bordeaux qui vous fait rêver ?
L.C-D. Les quais rive droite me portent à la rêverie. C’est un endroit très végétal, qui ouvre des fenêtres sur les merveilleuses façades de l’autre rive. On s’y sent à la campagne alors qu’on est en pleine ville.

La WINEista. A Bordeaux, où allez-vous dîner après une journée shopping ?
L.C-D. Au Café du Port, pour profiter de la vue, manger de bons produits de la mer, dans une ambiance décontractée.

Merci Laurence pour cet échange spontané, qui a ouvert des passerelles entre le monde du vin et de la culture.
Ce premier interview m’a d’autant plus donné envie de me lancer dans cette nouvelle aventure !

On se retrouve le mois prochain pour découvrir une autre femme du vin…

 

Crédit photo : Atelier Goodday, Gabriel Guibert.

Les femmes du vin au fil du raisin

Vous connaissez toutes et tous mon « petit côté féministe » et ma passion pour le vin. Cela fait un moment que ces deux traits de caractère me titillent… Alors voilà, je vous présente en avant-première mon tout nouveau projet : « les femmes du vin au fil du raisin » !

Je souhaite mettre en lumière les femmes travaillant dans l’univers du vin, au fil des saisons de la vigne. Pour cela, je vais réaliser une série d’interviews qui suivent les temps forts de la filière vin : la viticulture, la vinification, l’environnement, la consommation du vin, les évènements, l’œnotourisme…

Au travers de questions parfois décalées, vous apprendrez à les connaître, à comprendre leurs motivations, à toucher du doigt leurs difficultés, à vous mettre dans leur peau…

Cette première étape est dédiée à la région bordelaise. J’ai choisi un vignoble prestigieux, historique, afin de montrer que les femmes ont leur place dans une région considérée comme traditionnelle. Même si la parité n’est pas toujours au rendez-vous dans tous les métiers !

Ce travail sera réalisé en collaboration avec Gabriel Guibert, graphiste et photographe (atelier Goodday), pour une mise en lumière à la hauteur des talents de ces femmes. Il m’accompagnera lors de ces rendez-vous saisonniers afin de saisir, dans son objectif perspicace, leur passion, à une période clé de leur activité.

On se retrouve donc tous les mois (à partir de septembre), dans la rubrique « Sous les spotlights », pour des moments forts en convictions !

Et, pourquoi pas, si cela vous plaît nous partirons à l’assaut d’autres vignobles…

Concours « l’Accord Parfait », la finale

Il est grand temps de départager les finalistes du concours « l’Accord Parfait » et de découvrir quel accord mets et vins m’a fait craquer…

Comme je vous l’avais dit dans mon précédent billet, les hôtels Mercure ont eu la bonne idée d’organiser un jeu alléchant mettant en compétition 8 blogueurs culinaires. Les participants avaient pour mission de nous faire saliver à l’aide d’une vidéo nous présentant leur accord mets et vins insolite.

En finale, nous retrouvons Audrey avec ses bouchées apéritives à l’avocat et au saumon, accompagnées d’un rosé de Bordeaux, et Olivier avec son burger de volaille, assorti d’un Beaujolais.

L’heureux vainqueur sera désigné grâce à vos votes (pour voter, il suffit de cliquer) et aux notes attribuées par un jury de 5 spécialistes du vin dont je suis très heureuse de faire partie !

Ne laissons pas le suspense durer plus longtemps, mon accord parfait est celui d’Olivier.
Il me reste maintenant à vous dévoiler comment il m’a fait chavirer !

Il a eu l’audace d’associer tradition et modernité.
Olivier n’a pas hésité à choisir un vin rouge issu d’un vignoble historique français, le Beaujolais. Il nous a même déniché un cru, que l’on appelle le « Seigneur des Beaujolais », l’AOP Moulin à Vent.
Face à cette pépite, il ose une spécialité outre-Atlantique, le roi de la « street food », l’incontournable burger.

Il redore le blason d’une appellation soumise aux préjugés.
Il le dit lui-même et je suis entièrement d’accord avec lui : le Beaujolais mérite d’être aimé. Certains font souvent l’amalgame entre le Beaujolais Nouveau, un vin léger, aromatique, à consommer rapidement, et les autres rouges de cette région. Le Beaujolais produit aussi des vins de garde, notamment dans ses 10 crus, qui magnifient le potentiel de son cépage phare, le Gamay.

Il sait bien manier le langage des accords mets et vins.
Il nous offre ici une description précise de son mariage réussi en nous expliquant avec justesse pourquoi les conjoints sont bien assortis : « Les notes d’épices donneront le change à la sauce moutarde », « la finesse des tanins permettra de tenir tête à notre burger ».

Il se met en scène dans une vidéo chic et sans chichi.
Oliver ne nous éblouit pas avec des montages sophistiqués, il joue la carte de la sobriété. Sa vidéo est soignée, son plat fait envie, son look dandy est en totale adéquation avec sa prestation.

Et vous, quel est l’élu de votre palais ?

Jeu concours « l’Accord Parfait »

Pour une rentrée en beauté, je vous propose de saliver en participant à un concours d’accords mets et vins parfaits…

Figurez-vous que les hôtels Mercure viennent de lancer un jeu, « l’Accord Parfait », afin de récompenser la meilleure vidéo présentant un accord détonnant. Et c’est là que vos palais avisés entrent dans la danse !

Du 1er au 14 septembre, 8 blogueurs vont s’affronter lors de duels nous présentant leurs accords mets et vins décalés.

Vidéo 1 : Direction Marseille avec Anaïs et Pedro (blog Anaïs et Pedro), qui subliment les saveurs méditerranéennes d’une influence japonaise (voir la vidéo).
Vidéo 2 : Un petit tour en Belgique avec Emmanuelle (blog Au goût d’Emma), qui fait tomber les a priori (voir la vidéo).
Vidéo 3 : On rentre dans la petite cuisine d’Audrey (blog Audrey Cuisine), pour un accord coloré (voir la vidéo).
Vidéo 4 : Sandra, l’Alsacienne (blog Cuisine Addict), va nous rendre « addict » aux accords sucrés-salés (voir la vidéo).
Vidéo 5 : Pauline (blog Happy Food), nous donne le sourire avec un mariage tout en fraîcheur (voir la vidéo).
Vidéo 6 : Elodie et Thibaud (blog Le Gourmand Voyageur), nous emballent sur un air de mariachis (voir la vidéo).
Vidéo 7 : Olivier (blog Sharing Cuisine), nous séduit de son look dandy (voir la vidéo).
Vidéo 8 : Jennifer (blog Moi, mes souliers), nous met en appétit avec son bel accent québécois (voir la vidéo).

Pour jouer c’est facile, il vous suffit de voter ici pour votre vidéo préférée et permettre ainsi au blogueur qui a fait chavirer vos papilles de participer à la finale.

Cerise sur le gâteau, un tirage au sort parmi tous les votants permettra de gagner un bon d’achat de 150€ (utilisables dans tous les hôtels et restaurants Mercure en France).

Les 2 finalistes seront départagés du 12 au 14 septembre par un jury de 5 spécialistes du vin dont j’ai l’honneur de faire partie !

On se retrouve le 15 septembre afin de vous dévoiler l’élu de mon cœur….

Un concours gourmand pour mordre le mois de septembre à pleines dents !

La roulotte du Bartas

Vous avez envie d’un hébergement insolite pour découvrir le vignoble de l’appellation Saint-Chinian ? La roulotte du Bartas est faite pour vous…

En occitan, le mot bartas désigne un buisson. On utilise l’expression bartasser quand les chiens de chasse s’enfoncent entre les touffes d’herbes et de ronces sauvages afin d’y débusquer le gibier.

Un nom bien trouvé car il illustre à merveille la beauté et l’authenticité de la nature environnante. Située à Réals, aux portes du parc du Haut Languedoc, la roulotte du Bartas est perchée sur les hauteurs d’une forêt de pins et de buis.

Un endroit unique, où il fait bon se retrouver en amoureux pour se ressourcer et déguster les vins dégotés dans les domaines environnants, au son des cigales.

Je vous conseille tout particulièrement de feuilleter le Carnet de Vignes (en entrant dans la roulotte sur votre gauche) édité par les vignerons de Saint-Chinian. Un guide très bien fait, répertoriant les domaines de l’appellation ainsi que les activités culturelles et touristiques du coin.

Si vous avez besoin d’autres bonnes adresses, Cathy et Jo se feront un plaisir de partager leur amour pour leur belle région. Ils ont construit ici un lieu à leur image, accueillant et vrai. Mais comme ils le disent eux-mêmes, « quand nos hôtes découvrent la roulotte, il ne leur tarde qu’une chose, d’y retourner ! ».

Un petit paradis, qui incite à la rêverie…

Contact
La roulotte du Bartas, 40 Maison Bartas, 34460 Réals Cessenon
06 98 23 16 77 ou 06 07 10 55 49
Tarifs, cliquez ici 

Mon vin du weekend #86

Fier de ses origines gersoises, il symbolise le caractère, la richesse et la générosité de ses Hommes et de ses vins. Ce weekend, on déguste la cuvée Béret Blanc 2015 des vignerons de Plaimont…

La cave coopérative de Plaimont a de nouveau fait preuve d’humour et d’inventivité pour défendre ses valeurs.

Béret Blanc reflète parfaitement l’identité de l’appellation Saint Mont. Un assemblage de terroirs (argiles calcaires, argiles bigarrées, sables fauves) et de cépages autochtones (Gros Manseng, Petit Courbu, Arrufiac) lui conférant une expression unique !

Un nez à la fois délicat et intense, accessible et complexe, frais et chaleureux, sur des arômes de fruits du verger (pêche, poire, abricot), exotiques (ananas, kumquat), d’épices (curcuma). Une bouche tranchante, dotée d’une belle longueur, à la finale de pamplemousse rose.

Une petite bombe de plaisir, qui se livre facilement, mais qui mérite que l’on prenne le temps de la savourer.

Sa belle fraîcheur tranchera avec des mets onctueux : des arancini à la Sicilienne, un cake au fromage de chèvre, menthe et pignons, un dos de cabillaud à l’aïoli…

Pour un weekend qui roule les « r » !

Où le trouver ?
Plaimont Producteurs, Route d’Orthez, 32400 Saint-Mont
05 62 69 62 85, n.cassou-lalanne@plaimont.fr
Prix : 6€

5 vins rouges qui font bronzer

Les vins rouges ne doivent pas être les laissés-pour-compte de l’été ! Retrouvez ici ma sélection de bouteilles qui font bronzer…

Quand il fait beau et chaud, on privilégiera les cuvées que l’on peut rafraîchir (16-18°C), aux tanins tendres, gouleyantes, qui sauront accompagner nos petits plats estivaux. On évitera les vins charpentés, puissants, élevés en fûts de chêne.

Cuvée des Vignals, Cinsault 2016, Domaine de Familongue, IGP Mont Baudile Pays d’Hérault

Un Cinsault tout en friandise, comme on les aime !

Un bouquet de figue fraîche, framboise, laurier, au nez. Quand on le met en bouche, on a l’impression de croquer dans un raisin. Un vin juteux et fruité, aux tanins aériens.

La cuvée parfaite avec un steak de thon rouge grillé.

Prix : 5,85€

Grenache Noir 2016, Serre Romani, IGP Côtes Catalanes

Un Grenache Noir qui respire ses terroirs de schistes du Roussillon !

Un nez qui sent bon les épices, la garrigue, les mûres sauvages. Une bouche bien ficelée, toute en rondeur, à la finale fraîche sur des notes réglissées.

Un accord onctueux avec des aubergines confites de pays.

Prix : 7,50€

Les Griottes 2016, Pierre-Marie Chermette, AOP Beaujolais

Un Gamay qui porte bien son nom !

Un nez fruité à souhait de griottes, avec une pointe fumée et un soupçon de clou de girofle. Une bouche à l’attaque évanescente, puis qui monte en puissance, à la finale incisive sur des arômes de petits fruits rouges acidulés.

Un festival de saveurs avec une tarte aux légumes grillés sur lit de tapenade.

Prix : 7,50€

Saumur rouge 2016, Domaine de la Paleine, AOP Saumur

Un Cabernet Franc typique du Saumurois, « comme quoi un gourmand peut rester fin » !

Un nez tonique de poivrons rouges et verts, groseille, fenouil sauvage. Une bouche vive, aux tanins bien enrobés.

On reste dans le ton avec des poivrons farcis.

Prix : 6,60€

Esprit rouge 2014, Domaine de la Navicelle, AOP Côtes de Provence

Un assemblage généreux de Grenache Noir, Syrah et Mourvèdre !

Un nez enivrant, à la fois puissant et élégant. Sur des parfums de violette, cannelle, thym, cerise blanche. Une bouche enrobée de tanins soyeux, souple et croquante, à la jolie finale kirschée.

A déguster avec des côtelettes d’agneau grillées au thym.

Prix : 15€

5 vins rouges pour passer un bel été !

Mon vin du weekend #85

Vous commencez à connaître mes crises d’agacement chroniques face aux préjugés concernant les vins rosés. Ce weekend, la cuvée Frou-Frou de L’Ancienne Mercerie est l’exemple parfait d’un vin ne devant pas être uniquement cantonné aux apéros estivaux !

Ce rosé a l’étoffe de ses cépages languedociens (Cinsault, Mourvèdre, Grenache Noir) et de ses terroirs de schistes de Faugères.

Une robe colorée, qui se teinte d’orange sanguine. Un nez aguichant de fruits exotiques (papaye, mangue) et de fruits rouges (fraise Mara des bois, framboise). Une bouche ample, enveloppante, à la jolie finale qui fait saliver.

Une cuvée à porter toute l’année, point trop fraîche (10-12°C), lors d’un moment de gastronomie épanoui.

En été avec, des moules au chorizo, une soupe de poissons, des petits farcis provençaux, des merguez grillées, des pêches de vignes pochées.

Pour un weekend cousu-main !

Où le trouver ?
L’Ancienne Mercerie, 6 rue de l’Égalité, 34480 Autignac
04 67 90 27 02 ou 06 31 32 96 20, ancienne.mercerie@free.fr
Prix : 9€

Le Château Chasse-Spleen

En plein cœur du Médoc, les bottes géantes de Lilian Bourgeat sont posées là, dans la cours du château, afin de rendre hommage au travail des vigneronnes et vignerons. Le ton est donné, nous sommes au Château Chasse-Spleen, un paradis pour les amateurs d’art…

L’histoire et la renommée internationale du Château Chasse-Spleen sont intimement liées au talent de ses femmes et au monde de la culture.
Déjà, en 1863, la propriétaire des lieux, Rosa Ferrière, lui aurait donné ce nom en concertation avec Odilon Redon qui a illustré le recueil de poèmes Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Ce dernier, âgé alors de 23 ans, venait souvent rendre visite à ses parents au château voisin de Peyrelebade. C’est ainsi qu’est né ce grand vin qui chasse les idées noires.

Propriété de la famille Merlaut depuis 1976, la direction des lieux est depuis trente ans l’affaire de femmes avec à sa tête dès 1976, Bernadette Villars, fille de Jacques Merlaut, puis Claire sa fille, à partir de 1992 et depuis 2000 Céline Villars-Foubet, sa seconde fille.

Céline n’a pu choisir entre ses deux passions : le vin et l’architecture.
Avec son mari Jean-Pierre, ils souhaitent partager « l’émotion, le plaisir que procurent les œuvres d’art, comme on partage un bon vin. Si le vin est un projet esthétique et gourmand, l’art est un projet esthétique et intellectuel ».
Ils ont fait appel à des artistes de renom pour enrichir le lieu d’une superbe collection : Les Bottes de Lilian Bourgeat dans le jardin, une pièce de Felice Varini dans les chais, une sculpture de Pierre Labat au bord du lac…

Cerise sur le gâteau, ils viennent à peine d’inaugurer un centre d’art contemporain pour des expositions temporaires. Plus de 300 m2 de plain-pied entièrement dévolus à leur passion, dans la chartreuse du 19ème attenante au château.

Et pour les plus chanceux, vous pourrez siroter un verre de Château Chasse-Spleen au tout nouveau bar à vins (ouvert la journée) et passer une douce nuit dans les trois chambres d’hôte.

Voilà de quoi vous inciter à la rêverie…

Contact
Château Chasse-Spleen, 32 chemin de la Raze, 33480 Moulis en Médoc
05 56 58 02 37, info@chasse-splee.com
Tarifs et informations, cliquez ici !